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Discussion on Individual Rights and Government Power
Votre question.
Je vois la société
tendre de plus en plus vers l’usurpation de mes
droits individuels et de mes libertés à mesure que le temps passe.
Euh, selon vous, quelle est la finalité ultime de
tout cela,
c’est-à-dire en démocratie ou en socialisme, et
pourquoi pensez-vous que les individus au sein de la société laissent cela se produire
à leur encontre ?
Eh bien, la dernière partie de votre question est la plus difficile à laquelle répondre.
Si nous continuons sur la voie que nous avons empruntée, en usurpant toujours plus
de pouvoir aux autorités gouvernementales pour contrôler nos vies, je ne vois
qu'une seule issue, et c'est la perte de tout ce qui
a le moindre sens en tant que
démocratie, une perte de liberté humaine, et un État-prison.
C'est la fin. Alors, pourquoi les gens les laissent-ils
leur faire ça ?
C'est une question bien plus difficile, une question bien plus difficile à
répondre.
Et je pense que c'est p- principalement
à cause de l'ignorance de la destination qu'ils prennent,
d'un manque de
prise de conscience.
Je ne crois pas qu'ils veulent prendre cette voie,
mais je crois qu'ils se laissent, sans le savoir, s'engager dans
cette
voie parce que, sur chaque question qui se présente, les gens considèrent leur
intérêt particulier plutôt que l'intérêt général dans l'action
gouvernementale. Tout le monde veut réduire l'État,
à condition que les choses auxquelles il tient soient maintenues.
Je me souviens très bien de la conférence au sommet à Washington sur l'inflation
que le président Ford a tenue il y a deux ou trois ans, où un
représentant après l'autre s'est levé et a dit :
« Pour arrêter l'inflation, nous devons réduire le budget de l'État.
Pour réduire le budget de l'État, il faut dépenser davantage pour ce qui m'intéresse. »
C'est ainsi que procède chaque groupe distinct.
Donc je pense que nous sommes fondamentalement engagés sur cette voie
à cause d'un défaut de notre structure politique,
un défaut qui permet à chacun de ces éléments séparés du
gouvernement d'être élu séparément et qui n'amène jamais le citoyen à considérer
l'ensemble et à voir ce à quoi tout cela aboutit.
La solution, c'est que des gens comme vous et moi
nous nous parlions et parlions à nos semblables, et tâchions de persuader
nos semblables à penser comme nous, à changer le climat de l'opinion sur
ces sujets, et à essayer de corriger la structure politique
pour imposer un…
J'ai récemment travaillé sur une proposition précise dans ce sens,
qui consiste à adopter des amendements constitutionnels fixant une limite maximale au montant que
le gouvernement peut dépenser.
Je n’entrerai pas dans les détails, mais je pense qu’au fond,
nous obtenons ce que le grand public réclame, et le grand public
le réclame, je crois, parce qu’il ne comprend pas où cela
va le mener,
car il est mal informé, et on l’oriente dans cette voie
par la communauté intellectuelle,
qui a emprunté une mauvaise voie, à mon avis.
Or, je ne crois pas que la situation soit désespérée.
Je crois qu’il y a de nombreux signes de changement.
Bien plus de gens reconnaissent les problèmes de cette voie aujourd’hui qu’il n’y en avait
il y a vingt ou trente ans. L’expérience est une merveilleuse enseignante.
Donc, je pense que nous, vous et moi, devons simplement continuer nos
petites
actions, en essayant de persuader nos semblables d’être du même avis. Merci.
Passons à la question suivante.
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Original transcript (English)
Your question. I see society as more and more tending toward the us-usurping of my individual rights and freedoms as time goes by. Um, what do you see as the ultimate end of
this, i.e., either in democracy or socialism, and why do you think the individuals within the society are letting this happen to them? Well, the last part of your question is the hardest one to answer.
If we continue along the road we've been going on, of usurping more and more power to governmental officials to control our lives, I see only one end, and that's a loss of anything that has any meaning as democracy, a loss of human freedom, and a prison state.
That's the end. Now, why are people letting them-- this happen to them? That's a much more difficult, that's a much more difficult question to answer. And I think it is m- largely
because of ignorance about where they are going, a lack of recognition. I don't believe they wanna go this route, but I believe they are unwittingly letting themselves go down
this road because on each issue that comes up, people look at their separate special interest instead of the broader interest in the, in governmental activity. Everybody wants to cut down government, provided that those things he has an interest in are maintained.
I remember very well the summit conference in Washington on inflation that President Ford had about two or three years ago, in which one representative after another got up and said, "In order to stop inflation, we have to cut the government budget. The way to cut the government budget is to spend more on my interest."
That's how each separate group does it. So I think we are being driven down this road fundamentally by a defect in our political structure, a defect which allows each of these separate elements of government to be voted on separately and never gets the citizen to look at
the totality of it and see what the whole thing adds up. The solution is for people like you and me to talk to ourselves and to our fellows and to try to persuade our fellow p- men to be of like mind, to change the climate of opinion in these respects, to try to correct the political structure
to impose a... I've been recently working on one particular proposal along those lines, which is to have constitutional amendments setting a maximum limit to the amount the government may spend. I won't go into the details of that, but I think fundamentally,
we are getting what the public at large is asking for, and the public is asking for it, I believe, because they do not understand where it's going to lead them, because they are misinformed, and they are being led that way by the intellectual community,
which has gone down a wrong road, in my opinion. Now, I don't believe the case is hopeless. I believe there are many signs of change. There are many more people who recognize the problems with this road now than did twenty or thirty years ago. Experience is a wonderful teacher.
So that I think we, you and I just have to keep on doing our little things, trying to persuade our fellows, men to be of like mind. Thank you. Let's take the next question.