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Alors j'ai rampé, en traînant ce flingue sous ces
arbres jusqu'à ce que je sois à environ vingt pieds de cet orbe,
vingt, peut-être trente pieds. Et l'électricité qui
en venait, le bourdonnement, l'électricité statique, tout mon corps donnait
l'impression d'être rempli d'aiguilles, mes poils se hérissaient, et
chaque bosse, chaque chair de poule sur moi fourmillait.
Et l'énergie était tellement forte que je ne pouvais pas
m'approcher davantage. Je me suis juste retourné et j'ai reculé
en arrière. Je suis reparti hors de cette forêt. J'ai rampé
dehors. Et je suis arrivé aux, aux pins où
la clôture était enfoncée, je me suis levé et je suis allé
pour enjamber cette clôture. Et au moment même où j'ai essayé
d'enjamber cette clôture, il y a eu deux de ces
êtres qui sont simplement apparus. Juste devant moi,
l'un sur… Je veux dire, ils se tenaient à environ trois
pieds de moi. Et avec juste assez d'espace pour que je puisse passer
entre eux. Et immédiatement, j'ai ressenti cette honte
se sont emparées de moi. Honte à moi d’avoir ce fusil. Pourquoi
j’ai apporté ça pour me battre contre quelque chose que... là
contre quoi on ne peut pas se battre, pas vrai ?
Alors j’ai pris le fusil et j’ai essayé de le cacher derrière
moi. Et ce qu’ils ont mis dans ma tête, c’est ce qui m’a
changé. À partir de ce moment-là, je n’ai plus jamais chassé. Plus jamais.
Je ne fais pas de mal aux insectes. J’ai, euh, un rapport particulier
avec les animaux que personne ne comprend maintenant. J’ai cinquante, cent
canards, des canards sauvages, qui viennent voler et voler juste
vers moi. Si vous venez là-bas, ils s’en vont.
Mais ils viendront voler tout près… je leur donne à manger. Des
colverts sauvages. Et si quelqu’un sait quelque chose sur les canards
colverts, ce sont des créatures parmi les plus peureuses du monde.
Ils volent, vous savez, à des milliers
de pieds de hauteur à 80 miles à l’heure, et il vous faut
des appeaux, des caches et des leurres dans l’eau
pour en faire atterrir un. Eh bien, moi, j’ai des vols entiers
Il y en a trente-cinq qui viennent directement manger, je peux les nourrir.
Mais ce n’était pas comme ça avant. Mais ces
êtres m’ont dit qu’ils m’avaient changé. Ils m’ont
dit que, euh… la façon dont ils l’ont mis dans ma tête…
quand je dis « ils m’ont dit », en fait, ils ne parlent pas vraiment.
Ils mettent des images que tu connais. C’est juste télépathique,
je suppose qu’on pourrait dire. Mais ça m’a fait comprendre
que le monde entier est, euh… est un être vivant…
est vivant. Tout. De l’herbe jusqu’à chaque
animal, oiseau, arbre, tous avaient une conscience.
Ils ont même mis en moi des images des cellules
du corps. Comme… à l’intérieur du corps humain, là…
si tu ne dis pas à ton corps quoi faire… quelque chose
en dehors de nous est en train de dire à notre corps comment fonctionner.
Les molécules, euh, chaque cellule qui se divise
d’une cellule à l’autre… a une conscience.
Donc, euh, je ne suis qu'une partie de ça… euh, je n'arrive pas
à dire les mots que je veux dire. Euh, mais ça
m'a tellement changé… que j'ai commencé
à pleurer pour tout. J'ai pleuré pendant les
sept, huit, dix dernières années, je crois. À
propos de tout. Quand je vois quelque chose se faire blesser, ça
me tue, tout simplement. Mais ça vient de cette expérience
avec ces êtres, de la façon dont ils m'ont dit que tout
est une conscience vivante… et que je n'ai pas le
droit de lui prendre la vie. Que, euh, nous vivons d'une
manière mutualiste. Comme, ton estomac, par
exemple. Tu as des bactéries dans ton estomac qui
digèrent la chlorophylle, la matière végétale. L' humain
ne peut pas le faire, mais cette bactérie le fait. Et elle
sécrète les nutriments que tu obtiens de cette
plante. Et elle survit parce que tu la nourris
avec cette matière végétale, tu vois ?
Donc c'est une façon mutualiste dont nous vivons. Et… c'est
comme un arbre qui te donne du bois pour une maison, qui te
donne de l'ombre contre le soleil, un nid pour un oiseau, de l'oxygène
pour respirer, et la liste est encore longue. Donc tout
a un rôle… dans la vie sur cette planète. Et ce
n'est pas à nous de la détruire… et d'en abuser.
Et c'est… je pourrais parler de ça pendant des jours.
Waouh. Ouais.
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Original transcript (English)
So I crawled, dragging that gun under these trees until I got about 20 feet from that orb, 20, maybe 30 feet. And the electricity from it, the buzz, the static, my whole body felt like needles, the hair was standing up, and
every bump, goosebump on me was just tingling. And the energy was so strong, I couldn't go any closer. I just turned around and I backed away. Walked back out of that forest. Crawled out. And I got to the, the pine trees where
the fence was crunched, I stood up and I went to step over that fence. And the minute I went to step over that fence, there were two of these beings just appeared. Right in front of me, one on... I mean, they were standing like three
feet from me. And just enough gap I could walk between 'em. And immediately, I felt this shame come over me. Shame that I had this rifle. Why I brought this to fight something that... there ain't no fighting, right?
So I took the gun and I tried to hide it behind me. And what they put in my head was what changed me. From that point on, I never hunted again. I don't harm bugs. I have, uh, a way with animals now nobody understands. I have 50, a hundred
ducks, wild ducks, will fly in and fly right up to me. If you come out there, they're gone. But they'll fly right up... me feed 'em. Wild Mallards. And if anybody knows about Mallard ducks, they're one of the most skittish creatures
in the world. They fly at, you know, thousands of feet high at 80 miles an hour, and you need duck calls and blinds and decoys in the water to get one to land. Well, I have whole flocks of 'em fly right in and eat, I can feed 'em.
But that wasn't like that before. But these beings told me that they changed me. They told me that, um... the way they put it in my head... when I say "told me," they don't really talk. They put images that you know. It's just telepathic,
I guess you could say. But it made me understand that the whole world is, um... is a living... is alive. Everything. From the grass to every single animal, bird, tree, all had a consciousness. They even put images into me of the cells in
the body. Like... within the human body, there... if you don't tell your body what to do... something outside of us is telling our body how to function. The molecules, the, uh, each cell that divides from one cell to the other... has a conscience.
So, um, I'm just a part of that... uh, I can't get the words out I want to say. Um, but it just changed me in such a way... that I began to cry about everything. I've cried for the last seven, eight, ten years, I guess. About
everything. When I see something get hurt, it just kills me. But it came from that experience with these beings on how they told me how everything's a living consciousness... and I don't have the right to take its life. That, um, we live in
a mutualistic way. Like the, your stomach, for example. You have bacteria in your stomach that digest chlorophyll, plant material. The human can't do it, but this bacteria does. And it secretes the nutrients that you get from that
plant. And it survives because you're feeding it the plant material, right? So it's a mutualistic way we live. And... it's like a tree gives you wood for a house, it gives you shade for the sun, a nest for a bird, oxygen
to breathe, and the list goes on. So everything has a part... of life on this planet. And it's not up to us to destroy it... and abuse it. And it's... I could talk about this for days. Wow. Yeah.