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En fait, tu sais,
nous avions quelque chose de proche du capitalisme pur. Je me souviens avoir
débattu avec un homme d’affaires à ce sujet et il n’arrêtait pas de parler du
libre marché, ceci, cela, qu’on n’avait pas de gouvernement, ça, ça.
J’ai dit:« Tu es en train de décrire quelque chose, et si seulement on pouvait…»
J’ai dit:« Pourquoi faut- il que tu en parles comme d’un futur hypothétique qui n’a
jamais eu sa chance?»
J’ai dit:« On
l’a déjà fait.
Ça s’appelle 1890.»
En 1890, tu avais une très bonne approximation d’un libre marché.
Et qu’est- ce qu’on avait?
On avait des aliments contaminés……
et des épidémies de typhoïde,
des épidémies de choléra.
L’eau potable à Philadelphie était tellement contaminée qu’ils avaient d’énormes
épidémies de typhoïde.
On avait des enfants de onze ans qui travaillaient quatorze heures par jour
dans des usines.
Libre marché.
Alors que des hommes adultes étaient au chômage.
De jeunes filles mineures exploitées dans les usines,
utilisées de toutes les façons,
abusées de toutes les façons sur le libre marché.
Aucune régulation gouvernementale,
aucune féministe gênante pour venir nous remplir la tête avec de
stupides problèmes imaginaires.
Nous avions un
environnement
systématiquement
pillé et violé.
Euh… Nous avions
des monopoles et des trusts sans aucune limite.
Nous avions une pauvreté de masse,
du chômage.
Nous n’avions aucun programme de retraite.
Des conditions de travail dangereuses,
un taux d’accidents et de blessures encore plus élevé qu’aujourd’hui.
Et nous avions des profits très,
très élevés.
Donc vous avez raison,
le capitalisme fonctionnait au mieux.
Et c’est là que le capitalisme fonctionne au mieux:
pas pour le peuple,
mais pour les capitalistes.
Vous voyez, toute l’essence de ce système…
c’est qu’il a une performance et un objectif qui sont pour les personnes qui
possèdent le système,
pas pour les gens qui habitent le pays.
Et en ce sens, c’était un meilleur système.
Et quand ce type est assis là et dit:« C’était mieux»,
« Ce serait mieux si on avait ceci»,
« Mieux si on avait cela»,
il parle de son point de vue de classe.
Il croit sincèrement que ce serait mieux.
Et si ce serait tellement mieux pour lui, il ne peut qu’en venir à croire que
ce serait mieux
pour tout le monde.
Vous… les gens demandent toujours:« Eh bien,
tu crois qu’ils pensent vraiment honnêtement que, comme idéologie,
ce serait mieux pour le pays ou que c’est leur intérêt de classe égoïste?»
Comme si c’était l’un ou l’autre.
On me pose toujours une question…
une variante d’une question comme ça.
Ce n’est pas l’un ou l’autre.
Ce sont exactement la même chose.
Le fait que cela serve si bien leurs intérêts de classe rend…
une croyance d’autant plus convaincante qu’elle est bonne pour tout le monde,
et que c’est la bonne chose à faire, et que c’est la meilleure chose.
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Original transcript (English)
In fact, you know, we had something close to pure capitalism. I remember debating a businessman on this and he kept talking about the free market, this, that, we didn't have government, that, that. I said, "You're describing something, and if only we could..."
I said, "Why must you talk about it as a hypothetical future that has never been given a chance?" I said, "We did that already. It's called 1890." In 1890, you And what did we have? We had contaminated foods... ...and typhoid epidemics,
cholera epidemics. The drinking water in Philadelphia was so contaminated, they had massive typhoid epidemics. We had 11-year-old kids working 14 hours a day in factories. Free market. While grown men were unemployed.
While grown men were unemployed. Young, underage girls exploited in factories, used in every way, misused in every way in the free market. No government regulations, no bothersome feminists to come along and fill our heads with silly imaginary problems.
We had an environment that was systematically pillaged and raped. Um... We had an environment that was systematically pillaged and raped. Um... We had unrestrained monopolies and trusts. We had mass poverty, unemployment. We had unrestrained monopolies and trusts. We had mass poverty, unemployment. We had no pension programs. Unsafe working conditions,
We had no pension programs. Unsafe working conditions, a rate of accident and injury that was even higher than it is today. And we had very, very high profits. So you're right, capitalism was working at its best.
So you're right, capitalism was working at its best. And that is when capitalism works at its best: not for the people, but for the capitalists. not for the people, but for the capitalists. See, the whole essence of that system...
is that it has a performance and a goal that is for the people who own the system, not for the people who inhabit the country. And in that sense, not for the people who inhabit the country. And in that sense, it was a better system. And when that guy sits there and says, "It was better,"
"It'd be better if we had this," "Better if we had that," he's talking from his class perspective. "Better if we had that," he's talking from his class perspective. He honestly believes that it would be better. And if it would be so much better for him,
You... people always pose that: "Well, You... people always pose that: "Well, do you think they really honestly think that" "as an ideology that it'd be for the country, As if this is either/or.
I always get a question... some variation of a question like that. That's not either/or. Those are both the same thing. That's not either/or. Those are both the same thing. The fact that it so well serves their class interest makes
it all the more compelling as a belief that it's good for everyone, and it's the right thing, and it's the best thing.