Transcript · French

French transcript

Il faut qu'on s'habitue tous, nous autres Européens, à considérer que le président des Etats-Unis traite beaucoup plus mal ses alliés que ses ennemis.

Mais en quoi est-il surpris de notre attitude ? Depuis le début, la position de la France a été claire sur ce sujet.

Bien sûr, mais je crois que la grande difficulté pour nous, c'est qu'on continue de jour en jour à essayer d'analyser les propos du président des Etats-Unis

de façon rationnelle. Lui ne s'exprime pas de façon rationnelle. Il s'exprime de façon approximative, en fonction de ses humeurs.

Et donc là, depuis plusieurs jours, il est de très mauvaise humeur, d'abord parce qu'on a beau lui faire des montages d'explosion en deux minutes

pour lui dire « tout va bien, regardez, c'est merveilleux, on est en train de tout bombarder », il y a un enlisement et Hormuz, il dit maintenant

« c'est votre problème », il dit aux Européens « allez le prendre votre prêt de pétrole ».

C'est ce qu'il dit aux Britanniques, notamment. Il le dit, il s'en prend à la Grande-Bretagne, pardonnez-moi, je vous coupe, mais juste pour citer Donald Trump,

il dit « j'ai une suggestion, achetez donc du pétrole aux Etats-Unis, nous en avons en abondance, et prenez votre courage à deux mains,

et allez dans le détroit et prenez-le ». Ce n'est pas que l'affaire des Etats-Unis, il n'a pas tort.

Si, il a tort, dans la mesure où il a, avec les Israéliens, déclenché une guerre qui permet au régime de Téhéran d'activer ce levier sur l'économie mondiale,

et pas seulement sur l'économie européenne. Mais encore une fois, quand il s'en prend à la France, et j'imagine que le général Palomero sera beaucoup plus précis

sur la façon dont la défense américaine utilise les différentes bases sur le continent européen, mais néanmoins, c'est une invective, c'est son humeur,

et il dit « et puis l'OTAN ne sert à rien ». Le président des Etats-Unis n'a toujours pas compris la nature de l'alliance atlantique,

qui est une alliance défensive, et qui n'a en rien averti et encore moins consulté pour déclencher tout ça.

Le problème, c'est que si ce n'était pas le patron de la première puissance commerciale et économique du monde, on pourrait se dire « on ne l'écoute pas ».

On est quand même obligé de tenter de l'écouter.

On l'écoute, mais je crois qu'il faut toujours situer ça plus sur le registre des humeurs que de la raison, et c'est bien ça qui est très préoccupant.

End of transcript · 418 words · machine translated

iPhone app Translate videos on your iPhone Paste a TikTok, Instagram or X link, add subtitles in your language and save the video to Photos.

Read any video in your language

Paste a link from X, TikTok, YouTube or Instagram. You get a page like this one.