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Dialogue on Work and Healthcare Issues
Oh pardon monsieur.
Rentrez chez vous. Vous êtes tellement nombreux ici,
on ne sait même plus où mettre
les pieds.
D'accord, on va rentrer.
Vous n'êtes là que pour profiter du système et nous voler du travail.
Les gars, ils veulent qu'on rentre chez nous.
C'est une blague ?
On enchaîne les nuits blanches et c'est comme ça qu'on nous remercie ?
Les gars, vous n'allez quand même pas nous laisser
comme ça ?
Eh les filles, venez, on rentre chez nous. Ils ont dit qu'on volait du travail.
On rentre chez nous.
S'il vous plaît.
Ne nous laissez pas.
Restez.
S'il vous plaît.
À l'aide ! À l'aide ! Ça fait des heures que j'attends.
Occupez-vous de ma femme.
Venez par ici, monsieur.
Je veux un docteur. Vous ne voyez pas qu'elle est inconsciente
?
Le docteur Diaru, il est où ?
Il est rentré au Mali.
Et Mohammed, Ing, Marajaj, Hassani ?
Tous partis. Chine, Indie, Maroc.
Il ne reste plus que Dupont et Lemanière dans tout l'hôpital.
Et presque plus d'infirmières non plus.
Merde. Donc, il n'y a personne pour s'occuper de ma
femme ?
L'équipe nationale va faire son entrée dans quelques secondes.
Allez les gars, on y va.
Mais on n'est que trois.
On fait acte de présence par honneur, puis on revient.
Mais où sont vos camarades ? Vous n'avez pas eu cours aujourd'hui ?
Ils sont tous rentrés chez eux, monsieur.
Depuis trois jours, on est avec littérature.
Et le professeur de math Katangana ?
Il est rentré au Cameroun,
monsieur.
Ça fait deux heures que j'attends. Elle est où ma bouffe ?
Nous sommes désolés, monsieur. Il n'y a aucun livreur disponible pour le
moment.
Et je mange quoi,
moi
? Tout est fermé ici.
Je veux une petite salade avec des tomates et un steak frites, s'il vous plaît.
Très bien, monsieur. Deux cinquante
euros, monsieur.
Quoi ? Deux cent cinquante euros pour trois
feuilles de tomates, un steak et des
frites ?
Oui, monsieur. Les tomates coûtent cher maintenant.
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