Impact of Foreign Investment in France
Our attention was drawn, regarding France, to Sophia's report
Chikirou's on, uh, foreign direct investment and
its, its involvement in speculation
in real estate, which transforms
the urban, uh, condition, as is the case in Paris.
But this is the case in all European capitals that are subject
everywhere
to a form of speculative investment that becomes detached from
its purpose, namely buying buildings,
to the point that in at least one
capital, uh,
the— this form of, of investment can apply to
square meters kept vacant in order
to be more liquid. Because money invested in
real estate with no tenant is considered an asset and a
capital more fluid than, uh, money invested in real estate where
there
are tenants, you see.
That was a first warning that changes our perception
of, of the wonderful level of foreign
direct
investment in France, as if it were nothing but benefits raining down on
us, given our wonderful productive capacities.
That isn't true. It serves an essentially
speculative function.
So that was the, the first warning.
Then came the warning about the mass of investment
funds that, uh, prey on one company
or another, they come in, and you know this, it's a bit like the
LBO system, it's often LBOs.
They come in, they empty the— they borrow money,
they repay themselves from it
borrow against the company they have just bought, first by emptying its coffers,
um, all its reserves, then, um, by stopping, um, operations
and leveraging, um, the real estate of the company in
question. And that's how, um, speculation continues until the
death by strangulation or whatever you want to call it, the vampirization of
these companies. And then we had, um, a very powerful report, um,
by Aurélie Trouvé. Um, after her time as chair
of the Economic Affairs Committee, um, she began working on this
report and, um, we, we, we— you may have seen it or
come across it in your intellectual pursuits.
Um, it's a National Assembly report
that was adopted and shows
how, um, these speculative funds got into
such-and-such-and-such
sector. And an additional discovery,
if I may say so, it isn't really quite a
discovery, there had already been
strong suspicions.
This,
how should I put it, this circulation of speculative capital
was helped,
even supported by public funding,
notably by, uh, BPI France, which ha— which has
supported speculative investment because it pays off.
And that's where we see the consequence of
the irresponsibility of the current public
financial hub that exists by law. It exists, but it has no
leadership,
uh, or rather, the leadership is that the market should thrive, and
the mandate given to the Caisse des dépôts et consignations, to BPI and
the others is to create value.
It therefore has no purpose other than creating
value.
The head of the, of BPI France, I don't know what his name is
called, that one, the, the, the fund.
Dufau.
Yeah, there you go. So that one, he does whatever he wants because
no one
controls anything, no one can give him orders and
when, by chance, he opens his
mouth, it's to say horrible things that
we fundamentally disagree
with. It is clear that his presence at the head of
this bank is
incompatible with ours at the head of the state.
It is certainly not out of personal dislike, I don't know him,
but I know that this way of running, uh, the public bank does not
suit us at all because, uh, our goal is not to
do, as Ms. Le Pen says, who has just
recently discovered that it exists,
Uh, a pension fund or a, what does she call it,
a sovereign fund
like that. Because we put “sovereign,” all of a sudden, it’s wonderful, uh,
in
her mind. But no, we haven’t said anything when we said the
fund is sovereign.
We must first say what it is for and which direction we want to move in.
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Original transcript (French)
Notre attention a été attirée concernant la France par le rapport de Sophia Chikirou sur, euh, les investissements directs étrangers et leur, leur participation à la spéculation immobilière qui fait qu'ils transforment la condition, euh, urbaine comme c'est le cas à Paris.
Mais c'est le cas dans toutes les capitales d'Europe qui sont en proie partout à une forme d'investissement spéculatif qui se détache de son objet, c'est-à-dire l'achat d'immeubles, au point que dans au moins une
capitale, euh, le-- cette forme de, de placement peut porter sur des mètres carrés gardés vides pour pouvoir être plus fluide. Parce que de l'argent investi dans l'immobilier où il n'y a pas de locataire est considéré comme une propriété et un
capital plus fluide que, euh, de l'argent placé dans de l'immobilier où il y a des locataires, voilà. Ça a été une première alerte qui modifie la perception qu'on a de, du merveilleux niveau d'investissement
direct étranger en France, comme si c'était que bienfait pleuvant sur nous compte tenu de nos merveilleuses capacités productives. Ce n'est pas vrai. Il a une fonction essentiellement spéculative.
Alors ça, c'était la, la première alerte. Ensuite est arrivée l'alerte sur la masse des fonds d'investissement qui, euh, se portent de manière prédatrice sur telle ou telle entreprise, arrivent, et vous connaissez ça, c'est un peu le système des LBO, c'est souvent les LBO.
Ils arrivent, ils vident la-- ils empruntent de l'argent, ils se remboursent de cet emprunt sur l'entreprise qu'ils viennent d'acheter, d'abord en vidant les caisses, euh, toutes les réserves et puis ensuite, euh, en arrêtant, euh, l'activité et en faisant fructifier, euh, l'immobilier de l'entreprise en
question. Et voilà comment, euh, la spéculation se déroule jusqu'à la mort par étranglement ou par ce que vous voulez, vampirisation de ces entreprises. Et là, nous avons eu, euh, un rapport, euh, très puissant d'Aurélie Trouvé. Euh, après sa période de présidence de la Commission des affaires économiques, euh, elle s'est mise sur ce
rapport et, euh, on, on, on-- vous l'avez peut-être vu ou croisé dans vos aventures intellectuelles. Euh, c'est un rapport de l'Assemblée nationale qui a été adopté et qui montre comment, euh, ces fonds spéculatifs sont entrés dans
tel, tel, tel secteur. Et découverte annexe, si j'ose dire, c'est pas vraiment tout à fait une découverte, il y avait déjà de vigoureux soupçons.
Cette, comment dire, cette circulation du capital spéculatif était aidée, voire épaulée par du financement public, notamment par, euh, BPI France qui hau-- qui a
épaulé de l'investissement spéculatif parce qu'il rapporte. Et c'est là qu'on voit la conséquence de l'irresponsabilité de l'actuel pôle public financier qui existe par la loi. Il existe, mais il n'a aucun pilotage,
euh, ou plus exactement, le pilotage, c'est que le marché vive et le mandat qui est donné à la Caisse des dépôts et consignations, à BPI et les autres, c'est de faire de la valeur. Ça n'a donc aucune orientation autre que faire de la valeur.
Le résultat est que le directeur de la, de BPI France, je sais pas comment il s'appelle, celui-là, le, le, le fond. Dufau. Ouais, bon voilà. Alors celui-là, il n'en fait qu'à sa tête parce que personne ne
contrôle rien, personne ne peut lui donner d'ordre et quand par hasard, il ouvre la bouche, c'est pour dire des horreurs avec lesquelles nous sommes en désaccord fondamental. Il est clair que sa présence à la tête de
cette banque est incompatible avec la nôtre à la tête de l'État. Il est certain que non pas par désagrément personnel, moi, je ne le connais pas, mais je sais que cette manière de faire, euh, de la banque publique ne nous convient pas du tout parce que, euh, notre but n'est pas de
faire, comme le dit Madame Le Pen qui vient d'en découvrir l'existence récemment, euh, un fonds de pension ou un, comment elle appelle ça, un fonds souverain comme ça. Parce qu'on a mis souverain, tout d'un coup, c'est formidable, euh,
dans son esprit. Mais non, on n'a rien dit quand on a dit que le fonds est souverain. On doit d'abord dire à quoi il sert et dans quelle direction on veut avancer.