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à préparer cet enfant qui, à son premier souffle, à son premier cri, sera séparé de la mère qui l'a porté.

Je rappelle qu'on est des mammifères et que la survie de l'espèce dépend des liens d'attachement.

Donc quand on me raconte des belles histoires où l'enfant va bien sourire Colgate et la photo est jolie,

c'est très bien, mais l'enfer est pavé de bonnes intentions et les troubles de l'attachement ne se voient pas forcément sur grand écran.

Mais, Olivia Morel en parle, elle a erré pendant de nombreuses années avant de trouver son équilibre.

La GPA, si vous voulez, c'est intéressant puisque c'est vraiment comment on tord le coup de manière sémantique à des évidences.

Une évidence anthropologique. La filiation repose sur la différence des sexes, la différence des générations.

Le papa et la maman, ce n'est pas interchangeable. On est complémentaires, on n'est pas interchangeables.

Ensuite, juridiquement, on est en train d'essayer de demander à des avocats de confondre un bien à une personne.

Je rappelle qu'il n'y a pas de droit à l'enfant.

Ce n'est pas parce qu'on est triste de ne pas pouvoir avoir d'enfant que l'enfant devient un logement, une chose, une marchandise auquel on aurait droit.

Il y a des devoirs envers un enfant, il n'y a pas de droit à l'enfant.

Et puis, sur le plan médical, ce n'est pas un traitement de l'infertilité.

En revanche, c'est une pratique obscurantiste, régressive.

Parce que la GPA, c'est un combat progressiste. Oui, mais c'est complètement régressif.

Parce qu'aujourd'hui, c'est 30 à 40 % de complications obstétricales de plus pour les femmes qui sont mères porteuses

quand on leur a implanté les ovocytes d'une autre femme.

C'est-à-dire qu'il y a des risques d'éclampsie, des risques d'hypertension artérielle, des risques d'accouchement prématuré, des petits poids, un halitement forcé.

C'est-à-dire des choses qu'on avait fait disparaître.

Moi, j'ai eu trois enfants, je n'ai pas eu ces risques-là.

Donc, il y a une vraie régression.

Ensuite, ça n'est pas un traitement.

Et puis, il y a quelque chose qu'on connaît depuis les années 70, c'est le microchimérisme materno-fétal.

Alors, ça veut juste dire un truc très simple, c'est que des cellules du bébé restent dans le corps de la mère pendant au moins 27 ans.

Et des cellules de la mère, je ne parle pas de l'ADN, je ne parle pas au niveau génétique, je parle de cellules, restent dans le corps de l'enfant pendant au moins 27 ans.

Et oui, on est connecté à notre enfant jusqu'à ce qu'il soit à peu près autonome.

Et c'est bien fait, le règne des mammifères.

Donc, la gestation pour autrui, c'est vraiment faire de l'enfant une marchandise et de l'utérus de la femme un Airbnb.

Donc, je ne vois pas qui peut...

C'est comme si on me disait, mais vous savez, j'ai des voisins qui ont un esclave et ça se passe très bien, il est très content, ils sont très gentils avec lui.

Ce n'est pas le sujet, il s'agit de la dignité de la femme et de l'enfant à naître.

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