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Monsieur le ministre de l'Economie, fin 2024, Michelin a détruit 1200 emplois et
liquidé deux sites industriels. À l'époque, le gouvernement a regretté
cette décision et le Premier ministre Barnier disait qu'il allait poser des
questions pour savoir que font les grandes entreprises avec l'argent
public. Où en est votre enquête monsieur le ministre ?
Car voilà deux ans plus tard, Michelin récidive avec un plan de suppression de
1500 postes. C'est 10% des emplois Michelin en France.
Après l'industrie, c'est le tertiaire qui trinque, notamment avec le site des
carmes à Clermont-Ferrand sur ma circonscription.
Alors où passe l'argent touché par Michelin ? Et j'ai un scoop, il va dans
les poches des actionnaires. Car le même jour où Michelin annonçait son plan, il
distribuait un milliard d'euros en dividendes. Et ne me dites pas monsieur
le ministre que les ventes sont en berne ou que l'entreprise n'est pas
compétitive. Depuis 2021, les dividendes ne font
qu'augmenter. J'ai d'ailleurs ici un document que Michelin vient de transmettre
à ses actionnaires qui prévoit une croissance en 2026 et deux milliards
d'euros de rachat d'actions. Michelin est rentable et c'est l'inspection du
travail elle-même qui l'a constaté. Ne me dites pas non plus que ce plan repose
sur le volontariat. Car quand vous êtes dans une entreprise qui fait des
plans sociaux tous les deux ans, le climat c'est la peur, la compétition et
la résignation. Et pendant que le président parade au
salon de choses France, des multinationales françaises sous
perfusion d'argent public désertent nos pays.
Elles délocalisent, elles suppriment des emplois et vous, vous regrettez.
Quand Michelin détourne les aides publiques comme à la Roche-sur-Yon,
il n'y a même pas de sanction. Michelin a fait un don au ministère de
l'Economie pour rembourser. C'est ridicule. Alors le temps des pleurnicheries
et des regrets a assez duré. Nous pouvons créer des emplois
industriels avec un objectif la bifurcation écologique, avec une
planification et des aides publiques conditionnées à l'obligation de
protéger l'emploi. Je n'ai donc qu'une chose à vous dire
monsieur le ministre, si vous êtes en panne d'idées,
laissez-nous faire.
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