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Political Pressure in Higher Education
Ehm, va precisato che siete iscritta al RN e che non
potete andare a lezione
a Bordeaux. Siete all'università, credo che frequentiate un master in
filosofia.
Sì, esatto.
E quindi seguite corsi a distanza. Perché?
Perché non vi è possibile, per le vostre convinzioni politiche,
andare a lezione?
Esatto. In realtà, bisogna sapere, ehm, intanto buongiorno a tutti, grazie per
l'invito, ma bisogna sapere che
nell'istruzione superiore pubblica,
dal momento in cui dichiarate di essere di destra, per voi è finita.
Ecco, è finita. C'è una pressione esercitata da parte
degli studenti,
talvolta persino da parte dell'amministrazione, che non vi sostiene,
da parte dei
professori, complici anch'essi perché non vi
non sostengono.
E siete semplicemente obbligata, alla fine, a lasciare la facoltà perché non si
può studiare in condizioni del genere.
Quando fate la-
Avete dovuto lasciare la facoltà.
Sì, l'anno scorso, ho smesso di seguire i corsi a,
a metà anno perché non era
più possibile. Già solo per una questione di sicurezza,
perché quando arrivate alla
facoltà e, ehm, ci sono ottanta persone che vi
aspettano per un, super
simpatico tra l'altro, comitato di accoglienza per sbattervi fuori,
beh, effettivamente non
potete più andare a lezione, non siete più al sicuro.
Vi hanno cacciata con la forza o vi hanno fisicamente impedito di entrare in
facoltà?
Certo. E anche alla biblioteca universitaria,
tra l'altro.
Lì erano arrivati in, in duecento.
Erano-
Contro di lei?
Ah, sì, sì, no, cioè, sì, sì, contro di me.
Perché ho avuto la sfortuna di prendermi un caffè alla biblioteca universitaria
durante le elezioni universitarie.
E poi, ecco, tutto il personale era complice di questo
perché hanno voluto
cacciarmi dalla BU mentre avevo letteralmente un assembramento di due
cento
sinistrorsi decerebrati di fronte a me.
RMC, Les Grandes Gueules.
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Original transcript (French)
Euh, il faut préciser, vous êtes adhérente au RN et que vous ne pouvez pas aller en cours à Bordeaux. Vous êtes en fac, je crois que vous êtes en master de philosophie. Oui, tout à fait.
Et donc vous avez des cours à distance. Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas possible pour vous, par rapport à vos convictions politiques, d'aller en cours ? Tout à fait. En fait, il faut savoir, euh, enfin déjà bonjour à tous, merci pour l'invitation, mais il faut savoir que dans
l'enseignement supérieur public, à partir du moment où vous vous assumez être de droite, c'est terminé pour vous. Voilà, c'est terminé. Il y a une pression qui s'exerce de la part des étudiants, parfois même de la part de l'administration qui vous soutient pas,
de la part des professeurs, complices aussi parce qu'ils ne vous soutiennent pas. Et vous êtes simplement obligé, finalement, de quitter la fac parce qu'on peut pas étudier dans des conditions pareilles.
Quand vous faites la- Vous avez dû quitter la fac. Oui, l'année dernière, j'ai arrêté les cours en, en pleine année parce que c'était plus possible. Déjà pour une question de sécurité,
parce que quand vous arrivez à la fac et que, euh, il y a quatre-vingt personnes qui vous attendent pour un, super sympa d'ailleurs, comité d'accueil pour vous foutre dehors, bah effectivement, vous
ne pouvez plus aller en cours, vous êtes plus en sécurité. Vous avez été mis dehors manu militari ou empêchée physiquement d'entrer à la fac ? Tout à fait. Et même à la bibliothèque universitaire d'ailleurs.
Là, ils avaient débarqué à, à deux cents. Ils s'étaient- Contre vous ? Ah oui oui, non mais oui oui, contre moi. Parce que j'ai eu le malheur de prendre un café à la bibliothèque universitaire
pendant des élections universitaires. Et puis voilà, tout le personnel était complice de ça parce qu'ils ont voulu me sortir de la BU alors que j'avais littéralement un attroupement de deux cents
gauchistes écervelés face à moi. RMC, Les Grandes Gueules.