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Mass Displacement of Palestinians in Hebron
Des milliers de Palestiniens restent déplacés pour un quatrième jour consécutif
après que l'armée israélienne les a forcés à quitter leurs foyers dans le centre
d'Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée.
Des centaines de familles ont été contraintes de partir à pied aux premières
heures de
samedi, sans préavis. Elles n'ont aucune idée
de quand elles seront autorisées à rentrer.
Tahseen Ju'beh, père de quatre enfants âgé de 44 ans, est parmi
elles. Sa famille est désormais hébergée chez un
proche.
Mes enfants ne comprennent pas ce qui se passe.
Ils ne vont plus à l'école. Leurs chambres et leurs
jouets leur manquent. C'est l'enfer. Nous ne travaillons pas,
ne dormons pas et ne pouvons pas vivre normalement.
Le déplacement massif a été ordonné après une attaque par balle menée par
deux
Palestiniens à un poste de contrôle militaire israélien à Hébron
ville vendredi. Deux soldats israéliens ont été tués et
plusieurs autres blessés. Les deux Palestiniens ont aussi été
tués par l'armée sur les lieux.
Hamoude Skaffi, âgé de 59 ans, a été chassé de chez lui avec
sa famille de huit personnes.
À 1 h du matin, ils ont crié par les haut-parleurs,
nous appelant à
partir. Nous avons refusé, jusqu'à ce qu'ils enfoncent les portes,
fassent une descente dans notre immeuble et nous expulsent sous la menace des armes.
Nous sommes chez des proches maintenant. C'est très difficile.
Depuis la fusillade, Israël impose un siège à Hébron depuis
le quatrième
jour consécutif, la plus grande ville de Cisjordanie
occupée,
qui compte plus de 250 000 habitants. L'armée
a perquisitionné des centaines de maisons, interrogé
des centaines d'habitants et détenu plus de 80 autres personnes.
Des habitants ont aussi signalé des actes généralisés de vandalisme et de destruction
de biens. Plusieurs bâtiments et magasins ont également été
démolis, tandis que plus de dix personnes ont été blessées lors d'agressions physiques
et par des gaz lacrymogènes.
C'est un crime au regard du droit contre le peuple palestinien, le crime du
châtiment collectif, qui est interdit par toutes les lois internationales.
L'occupation ne fait l'objet d'aucune responsabilisation
pour ses actes.
Le déplacement forcé s'inscrit dans une répression militaire plus vaste
dans toute la Cisjordanie occupée. Alors que les Israéliens se rendent aux
urnes mardi, les Palestiniens ici, en Cisjordanie
occupée
restent sous une violente occupation militaire, sans avoir voix au chapitre
dans les décisions politiques qui façonnent leur vie.
Le déplacement massif à Hébron révèle une contradiction flagrante :
les élections ne peuvent être considérées comme une mesure de démocratie tant que
des millions de personnes vivent sous régime militaire.
Zaina Tahhan pour RT World, Ramallah, la Cisjordanie occupée
Banque.
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Original transcript (English)
Thousands of Palestinians remain displaced for a fourth consecutive day after the Israeli army forced them from their homes in central Hebron, in the southern occupied West Bank. Hundreds of families were forced to leave on foot in the early hours of
Saturday without prior notice. They have no idea when they will be allowed to return. Tahseen Ju'beh, a 44-year-old father of four, is among them. His family is now sheltering at a relative's home.
My children don't understand what's happening. They don't go to school anymore. They miss their bedrooms and toys. It's been hell. We are not working, sleeping, or able to go about our lives. The mass displacement was ordered after a shooting operation by
two Palestinian men at an Israeli military checkpoint in Hebron city on Friday. Two Israeli soldiers were killed and several others wounded. The two Palestinians were also killed by the military at the scene.
59-year-old Hamoude Skaffi was forced out of his home, along with his family of eight. At 1:00 AM, they shouted through the loudspeakers, calling on us to leave. We refused, until they broke down the doors,
raided our building, and forced us out at gunpoint. We're staying with our relatives now. It's very difficult. Since the shooting, Israel has enforced a siege on Hebron for the fourth consecutive day, the largest city in the occupied West
Bank, with over 250,000 residents. The military has raided hundreds of homes, interrogated hundreds of residents, and detained over 80 others. Residents have also reported widespread vandalism and destruction
of property. Multiple buildings and stores were also demolished, while over 10 people were wounded from physical assault and tear gas. This is a legal crime against the Palestinian people, the crime of collective punishment, which is barred under all international
laws. The occupation is facing zero accountability for its actions. The forced displacement is part of a wider military crackdown across the occupied West Bank. As Israelis head to the polls on Tuesday, Palestinians here in the occupied West
Bank remain under violent military occupation, with no say over the political decisions shaping their lives. Hebron's mass displacement lays bare a stark contradiction: elections cannot be regarded as a measure of democracy while
millions live under military rule. Zaina Tahhan to RT World, Ramallah, the occupied West Bank.