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Thank you, Madam President. Madam President von der Leyen,
For so many long years the European Union, under your presidency,
has embarked on a dizzying headlong rush.
First, a commercial headlong rush, with the agreements with Mercosur and the United States as its sad symbol.
In the face of Trump's America, you did not merely agree to a deal with no reciprocity,
you signed Europe's commercial surrender.
While other powers defend their interests tooth and nail,
you have all helped our competitors, our farms, our factories and of course our jobs.
Next, a financial headlong rush.
You are proposing a European budget that is up by 86%,
while our peoples are being asked everywhere to tighten their belts.
At the same time, you are sabotaging the Common Agricultural Policy
by depriving our farmers of 24% of their livelihoods.
If there were the slightest doubt about the regard you have for our farmers,
that doubt has now been dispelled.
A bureaucratic headlong rush, too.
22,000 additional regulatory texts in five years, 11 new texts per day.
By turning Europe into the world champion of paperwork,
you punish our businesses by forcing them into decline
which will eventually lead to their disappearance.
History will record, Madam, that for the first time in 50 years,
France's agricultural balance will be in deficit
and that you will have killed the European car industry for many years.
A headlong rush on migration, too,
with the European pact on migration that forces nations
under threat of financial sanctions to welcome ever more migrants into our municipalities.
A political headlong rush, finally, with ever more senseless enlargements.
Tomorrow, at this rate, Turkey—alien to our civilization—will take a seat at this table.
On that day, nothing will remain of the European idea,
except for a soulless flag and a border stretching to Syria, Iran, and Iraq.
You want, Madam, to do away with unanimity.
You dream of a Europe without people or government.
With only you, Madam, your commissioners paid €28,000 a month
and your bloated administration.
Europe, let us say, is not an administrative machine.
It is a civilization.
And a civilization is not governed by regulations,
but by the consent of free peoples and the nations that make it up.
To my French colleagues from Les Républicains and the PPE,
I want to tell you that this motion of censure is a moment of truth.
You cannot cozy up to our farmers in Paris,
but refuse the censure in Strasbourg.
Voting to censure this European Commission is not destroying Europe,
on the contrary, it is saving it.
So, for us, patriots, one thing is certain.
We will vote according to our conscience for the censure,
out of duty, against Macron's Europe,
against Ursula von der Leyen's Europe,
but above all, so that the Europe of free nations may live.
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Original transcript (French)
Merci Madame la Présidente. Madame la Présidente von der Leyen, Voilà si longues années que l'Union Européenne, sous votre présidence, s'est engagée dans une fuite en avant vertigineuse. Une fuite en avant commerciale d'abord, dont les accords avec le Mercosur et les Etats-Unis sont le triste symbole. Face à l'Amérique de Trump, vous n'avez pas seulement convenu d'un accord sans contrepartie,
vous avez signé la reddition commerciale de l'Europe. Pendant que les autres puissances défendent bec et ongle leurs intérêts, vous avez tous aidé à nos concurrents, nos fermes, nos usines et bien sûr nos emplois. Une fuite en avant financière ensuite. Vous proposez un budget européen en hausse de 86%,
tandis que nos peuples sont appelés partout à se serrer la ceinture. Dans le même temps, vous sabotez la politique agricole commune en privant nos agriculteurs de 24% de leurs moyens de survie. S'il y avait là le moindre doute sur la considération que vous portez à nos agriculteurs, celui-ci est désormais levé.
Une fuite en avant bureaucratique également. 22 000 textes de normes supplémentaires en 5 ans, 11 nouveaux textes par jour. En faisant de l'Europe la championne du monde de la paperasse, vous punissez nos entreprises en les contraignant à une décroissance qui signera à terme leur disparition.
L'histoire retiendra madame que pour la première fois depuis 50 ans, la balance agricole française sera déficitaire et que vous aurez pour de nombreuses années tué l'industrie automobile européenne. Une fuite en avant migratoire aussi, avec le pacte européen pour les migrations qui force les nations
sous peine de sanctions financières à accueillir toujours plus de migrants dans nos communes. Une fuite en avant politique enfin, avec toujours plus d'élargissements insensés. Demain, à ce rythme, la Turquie étrangère à notre civilisation prendra place à cette table. Ce jour-là, il ne restera rien de l'idée européenne, sinon un drapeau sans âme et une frontière étendue à la Syrie, à l'Iran et à l'Irak.
Vous voulez, madame, en finir avec l'unanimité. Vous rêvez d'une Europe sans peuple ni gouvernement. Avec juste vous, madame, vos commissaires payés 28 000 euros par mois et votre administration pléthorique. L'Europe, nous le disons, n'est pas une machine administrative.
C'est une civilisation. Et une civilisation ne se gouverne pas par des normes, mais par le consentement des peuples libres et des nations qui la composent. A mes collègues français issus des Républicains et du PPE, je veux vous dire que cette motion de censure est un moment de vérité.
Vous ne pouvez pas faire les yeux doux à nos agriculteurs à Paris, mais refuser la censure à Strasbourg. Voter la censure de cette commission européenne, ce n'est pas détruire l'Europe, c'est au contraire la sauver. Alors, pour nous, patriotes, une chose est sûre.
Nous voterons en notre âme et conscience pour la censure, par devoir, contre l'Europe de Macron, contre l'Europe d'Ursula von der Leyen, mais par-dessus tout, pour que vive l'Europe des nations libres.