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Ces ex-militaires de la DGSE, les services de renseignement extérieur français Karl E. et Pierre B. agissaient sous leur nom de code Adélar et Dagomar.
Cet ancien policier spécialiste des faux papiers ou encore un couple d'entrepreneurs qui auraient voulu éliminer un syndicaliste.
Au total, 22 personnes soupçonnées d'avoir commandité ou organisé des contrats renvoyés devant les assises.
La plupart sans aucun antécédent judiciaire.
Cette chef d'entreprise était l'une des cibles. Elle a échappé in extremis à une tentative de meurtre.
Un matin, effectivement, on a essayé de me tuer. C'était impressionnant, en tout cas, le dispositif qu'il y avait ce jour-là pour essayer de me tuer.
Deux hommes armés l'attendent devant chez elle dans une voiture.
Deux membres de la DGSE qui la prenaient, disent-ils, pour une espionne du Mossad et croyaient être missionnés par l'État.
La réalité est toute autre. L'un des concurrents de Marie-Hélène Digny aurait payé 70 000 euros pour la faire supprimer.
Ce concurrent est l'un des responsables d'une loge de francs-maçons dans les Hauts-de-Seine.
Une loge baptisée Attanor qui, peu à peu, se transforme en officine du crime.
Espionnage industriel, passage à tabac, tentative d'assassinat et même un meurtre.
Au total, 26 faits criminels retenus par la justice.
C'est une affaire de barbouze, de loges de francs-maçons qui ont commandité des méfaits avec parfois des aboutissements jusqu'à un assassinat.
Un assassinat, celui d'un pilote automobile doué mais endetté Laurent Pasquali.
L'homme est tué froidement dans son parking puis enterré à 500 km de Paris, quelque part en Auvergne, dans un bois.
Comment des agents de l'Etat, des membres des services secrets ont-ils pu être impliqués dans de tels méfaits ?
Les avocats de la Défense comptent bien remettre en cause les procédures de contrôle au sein de la DGSE.
Je dis simplement que ce procès est l'occasion, je crois, assez unique dans l'histoire de notre République
de questionner le fonctionnement, le contrôle aussi, de la DGSE sur ses agents qui opèrent en France ou à l'étranger.
Au terme du procès, les principaux accusés risquent la réclusion criminelle à perpétuité.
Merci.
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