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The Dangers of Suicidal Empathy
Comment les civilisations meurent-elles ? Le grand historien britannique Arnold
Toynbee s'est posé cette question.
Voici sa réponse : « Elles ne meurent pas assassinées, mais par
suicide. » Nous, en Occident, héritiers de la plus grande
civilisation jamais créée, en sommes témoins
sous nos yeux mêmes. J'appelle ce phénomène l'empathie suicidaire.
En tant que chercheur en comportement évolutionniste,
je crois que
l'empathie est une noble vertu et un trait central de notre
humanité. Le dictionnaire Oxford définit l'empathie comme
la
capacité à comprendre et à partager les émotions d'autrui.
Cela semble formidable, et ça l'est souvent, surtout quand vous éprouvez de l'empathie pour
les
personnes proches de vous : votre conjoint, vos enfants, vos amis.
Mais l'empathie peut nous égarer. Lorsque l'empathie sert d'unique
filtre de prise de décision, remplaçant un calcul rationnel et adaptatif
de la prudence, du discernement, et de la justice,
l'empathie peut causer de grands dommages. En fait, elle peut être fatale.
Le tueur en série Ted Bundy s'est servi de l'empathie pour attirer
des femmes vers une mort violente. Il faisait semblant d'être blessé,
parfois avec une fausse écharpe ou un faux plâtre au bras.
Il demandait à sa future victime de l'aider à charger des objets
dans sa voiture, puis, quand elles lui tournaient le dos, il les
frappait.
Bundy tuait grâce à la gentillesse, exploitant la propension naturelle à faire
preuve d'empathie. L'empathie suicidaire ne met pas seulement en danger
les personnes bien intentionnées. Elle menace des sociétés entières,
voire toute la civilisation occidentale.
Examinons quelques exemples généraux, puis d'autres plus précis.
L'immigration de masse. En 2015, la chancelière d'Allemagne,
Angela Merkel a instauré une politique d'immigration aux
portes ouvertes,
particulièrement envers les migrants musulmans, dont la plupart n'avaient pas
l'intention de s'assimiler aux sociétés qui les accueillaient.
Peut-être que son empathie suicidaire envers les migrants était une pénitence
pour les crimes contre l'humanité de son pays.
Mais dix ans plus tard, l'Allemagne, ainsi que la majeure partie de l'Europe, presque
toutes ayant suivi l'exemple de Merkel, subissent les
conséquences : des taux de viols, de meurtres
et de désintégration sociale considérablement accrus.
Coupez les fonds de la police. Après la mort du criminel toxicomane
George Floyd en mai 2020, une idée a émergé,
à savoir qu'un système de police raciste tuait des innocents
personnes de couleur. Bien que cela ait été facilement réfuté par les véritables
données, des maires et des conseils municipaux à l'empathie suicidaire dans
des villes comme Los Angeles, San Francisco et Philadelphie ont réduit
leurs budgets policiers. Qui en a souffert ?
Les personnes mêmes qui étaient censées être protégées.
Examinons quelques cas précis d'empathie suicidaire.
Omar Khadr, né au Canada, a rejoint les talibans et assassiné
un soldat américain en Afghanistan.
Les États-Unis l'ont condamné à quarante ans, mais l'ont remis aux
autorités canadiennes après dix ans à Guantánamo Bay.
Le gouvernement de l'ancien Premier ministre Justin Trudeau, qui souffrait de
d'empathie suicidaire de stade quatre, a donné à Khadr huit millions
de dollars et s'est excusé pour sa détention.
La faculté de médecine de l'Université du Minnesota Twin Cities exigeait
que la promotion 2026 s'engage à soutenir
la diversité, l'équité et l'inclusion, sans parler d'honorer
toutes les pratiques de guérison autochtones qui ont été historiquement
marginalisées par la médecine occidentale.
Car lorsqu'on vous conduit au bloc opératoire, ce que vous voulez vraiment
savoir, c'est que votre chirurgien, qui y est arrivé pour une autre raison que le
mérite, connaît bien la façon dont les tribus locales traitaient
les problèmes
médicaux il y a cinq cents ans. Sous l'administration Biden,
l'Administration fédérale de l'aviation a mis en œuvre un programme de recrutement
pour les personnes atteintes de graves déficiences intellectuelles et psychiatriques
handicaps. Imaginez comme vous vous sentirez en sécurité lorsque cette
logique woke atteindra le cockpit. Aucune société
ne peut longtemps survivre à une telle explosion d' empathie suicidaire.
Y a-t-il un remède ? Oui, mais d'abord
nous devons comprendre d'où cette folie provient.
L'empathie suicidaire est motivée par une culpabilité mal placée.
La personne à l'empathie suicidaire se sent coupable d'être née
dans l'Occident prospère et libre. On pourrait appeler cela
la culpabilité du privilège, un mal courant chez les Occidentaux,
surtout chez les riches et les très instruits.
Pour vous immuniser contre cette idée parasite, vous devez prendre, au
moins, les trois mesures suivantes. D'abord, ne
débranchez jamais votre esprit rationnel. L'empathie suicidaire tente de
court-circuiter votre capacité de raisonnement.
Elle détourne votre désir d'être bon, le dirige vers le mauvais
bénéficiaire, dans une mauvaise mesure, et, ce faisant, nuit à
vous et aux autres. Deuxièmement, demandez-vous toujours : « Que
se passe-t-il ensuite ? » La relation de cause à effet est une loi immuable.
Les actes ont des conséquences, parfois très graves.
Troisièmement, ne tolérez pas tous les points de vue.
Tout ne se vaut pas.
Certaines idées valent mieux que d'autres.
Certaines cultures valent mieux que d'autres.
Certaines religions sont plus pacifiques que d'autres.
Ces actions constituaient jadis le système d'exploitation par défaut pour presque
tous ceux qui sont nés en Occident. Aujourd'hui, elles sont une question de
survie de la civilisation. La bonne nouvelle, c'est ceci :
le suicide est un choix. L'Occident a encore le temps de se sauver,
mais pas pour longtemps. Je suis Gad Saad, l'auteur de Suicidal Empathy :
Dying to Be Kind, pour Prager University.
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Original transcript (English)
How do civilizations die? The great British historian Arnold Toynbee asked himself this question. Here is his answer: "They die not by murder, but by suicide." We in the West, the inheritors of the greatest civilization ever created, are witnessing this right
before our very eyes. I call this phenomenon suicidal empathy. As an evolutionary behavioral scientist, I believe empathy is a noble virtue and a central feature of our humanity. The Oxford Dictionary defines empathy as
the ability to understand and share the feelings of another. It sounds great, and often is, especially when you're empathetic toward the people close to you: your spouse, your children, your friends.
But empathy can lead us astray. When empathy serves as the only filter for decision-making, replacing a rational and adaptive calculus of prudence, discernment, and justice, empathy can cause great harm. In fact, it can be fatal. The serial killer Ted Bundy used empathy to lure
women to their violent deaths. He would pretend to be injured, sometimes with a fake sling or cast on his arm. He would ask his soon-to-be victim for help loading items into his car, and then when they turned their back, he would strike.
Bundy killed through kindness, exploiting the natural proclivity to be empathetic. Suicidal empathy endangers not just well-meaning individuals. It threatens entire societies, indeed, all of Western civilization. Let's look at a couple of general and then more specific examples.
Mass immigration. In 2015, the Chancellor of Germany, Angela Merkel, instituted an open-door immigration policy, especially for Muslim migrants, most of whom had no intention of assimilating into their host societies.
Perhaps her suicidal empathy toward migrants was meant as penance for her country's crimes against humanity. But a decade later, Germany, as well as most of Europe, nearly all of whom have followed Merkel's example, is dealing with the consequences: vastly increased rates of rape, murder,
and social disintegration. Defund the police. In the wake of the death of drug-addicted felon George Floyd in May 2020, an idea arose, namely that a racist police system was murdering innocent people of color. Though this was easily refuted by the actual
data, suicidally empathetic mayors and city councils in places like Los Angeles, San Francisco, and Philadelphia cut their police budgets. Who suffered? The very people who were supposed to be protected. Let's look at a few specific cases of suicidal empathy.
Canadian-born Omar Khadr joined the Taliban and murdered an American soldier in Afghanistan. The US gave him a forty-year sentence, but turned him over to Canadian authorities after ten years at Guantanamo Bay. Former Prime Minister Justin Trudeau's government, which suffered from
stage four suicidal empathy, gave Khadr eight million dollars and apologized for his detention. The University of Minnesota Twin Cities Medical School required the class of 2026 to pledge their support for diversity, equity, and inclusion, not to mention honoring
all indigenous ways of healing that have been historically marginalized by Western medicine. Because as they wheel you into the operating room, what you really want to know is that your surgeon, who got there for some reason other than merit, is up on how the local tribes handled
medical problems five hundred years ago. Under the Biden White House, the Federal Aviation Administration implemented a recruitment program for people with severe intellectual and psychiatric disabilities. Imagine how safe you'll feel when that
woke logic reaches the cockpit. No society can long survive such an explosion of suicidal empathy. Is there a cure? Yes, but first we must understand where this madness comes from. Suicidal empathy is driven by misplaced guilt.
The suicidally empathetic person feels guilty for being born in the prosperous, free West. We might call this privilege guilt, a common affliction among Westerners, especially affluent, highly educated ones. To inoculate yourself against this parasitic idea, you must take, at the
very least, these three actions. First, never shut off your rational mind. Suicidal empathy tries to override your capacity for reason. It hijacks your desire to be kind, misdirects it to the wrong recipient in the wrong amount, and in so doing, harms
you and others. Second, always ask, "What happens next?" Cause and effect is an immutable law. Actions have consequences, sometimes very bad ones. Third, don't be tolerant of all viewpoints. Not everything is as good as everything else.
Some ideas are better than others. Some cultures are better than others. Some religions are more peaceful than others. These actions were once the default operating system for nearly everyone born in the West. Now, they are a matter of
civilizational survival. The good news is this: suicide is a choice. The West still has time to save itself, but not much. I'm Gad Saad, author of Suicidal Empathy: Dying to Be Kind, for Prager University. Thank you for watching this video.
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