Transcript · French → Portuguese
Discussion on Political and Social Issues
Tenho tanta empatia por todos esses comerciantes que vejo à minha frente que,
hum,
estão aflitos com a situação e, com razão, têm razão em estar com raiva.
Não é isso que estou tentando lhes dizer.
Não estamos aflitos com a situação, não aguentamos mais.
Sim, mas é isso que estou lhes dizendo.
Não viemos para fazer um debate político. Não estamos aqui para isso.
Viemos falar de uma situação que a França está vivendo
hoje. Vocês não a vivem no dia a dia.
A senhora é jovem e, do alto da sua pouca idade, está revoltada, é claro,
mas tem muita, muita impetuosidade.
Mas coloquem-se no nosso lugar.
A empatia é— a empatia, é muito bonita,
mas não é suficiente.
Mas não posso me colocar no seu lugar quando não passei por isso-
Nós, comerciantes, hoje, não viemos lutar por causa
da
Constituição, da lei ou da falta de lei.
A lei, se for preciso mudá-la, teremos mesmo que mudá-la,
porque isso não pode
continuar assim. Hoje se fala de, de, de, de,
depredação.
Na verdade, o que vemos, são cenas de guerra.
Estamos em guerra, infelizmente.
Não ousamos dizer a palavra, mas o que acontece nas ruas,
são cenas de
guerra. Não são apenas violências urbanas.
Portanto, teremos mesmo que mudar a lei.
Teremos mesmo que modificar a Constituição.
Se é isso que precisa ser feito, então, teremos que fazê-lo.
E eu lhes digo que-
Teremos que ter a coragem de fazê-lo.
Gostaria que saíssemos do debate político e falássemos agora das realidades.
Lamento. Lamento informar-lhe,
mas absolutamente tudo é
político. Absolutamente tudo.
Muito bem.
O que você come é político.
Muito bem. Mas aqui, não viemos fazer política.
Talvez seja política,
mas queremos abordá-la de outra forma.
Há, há necessariamente política também.
Há política—
Vamos abordá-la de outra forma. Vamos abordá-la de outra forma.
Vamos abordá-la de maneira humana.
Não estamos preparando as eleições. É isso.
Não estou preparando nada. Eu—
É isso. É isso. Gostaria que parássemos.
Gostaria que falássemos das coisas como elas são, como os franceses
as vivem. Os franceses não precisam de discursos
que eles não entendem ou
que não querem ouvir. Os franceses,
querem simplicidade,
querem ações. É hora de agir. Ponto final.
Justamente, é isso que estou tentando lhes
dizer. Não, mas...
Eu entendo, mas...
Não fale, nesse caso, se não quiser mais ouvir políticos,
eu lhes digo.
Desculpe, hein.
Espere, todo mundo se expressa, Swan, é normal.
Todo mundo se expressa, mas não falamos de coisas sérias
e essenciais.
Mas justamente, é uma questão política, esse é o problema.
O problema é político. Quando vemos que temos um presidente da
República...
Não vou entrar nesse debate.
Mas justamente, é isso. Desculpe, é político.
Não vamos entrar nisso, senhora. Não vamos entrar nisso.
Em algum momento, como querem resolver o problema?
Esse problema é político. É preciso falar de política.
Espere, espere.
Senão, não faz sentido.
É um programa, é um programa político.
É um programa político, senhora. É... Estamos aqui para falar de política.
Falamos de coisas reais.
Sim, mas é um problema político.
Por que o senhor Haddad está aqui? Por que o senhor Alliot está aqui?
Porque é político, senhora.
Então, não venham nos dizer: Não falem de política com a minha colega.
Sim, tudo é político, é verdade.
Mas, no entanto, há uma maneira de abordar as coisas e
há uma maneira de
falar sobre elas. Quando a senhora estava, quando a senhora está aí...
estripar durante
que nós olhamos para vocês e que nós, estamos— estamos a sofrer,
há
um verdadeiro problema.
Mas, Swan, só para… Espere, para perceber bem, Swan.
Para perceber bem. Vocês, o que querem—
Eu, o que quero—
É que vos tragam soluções.
Sim, mas isso não é uma solução.
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Original transcript (French)
J'ai autant d'empathie avec tous ces commerçants que je vois devant moi qui, euh, sont peinés par la situation et à juste titre, vous avez raison d'être en colère. C'est pas ce que je suis en train de vous dire. On n'est pas peiné par la situation, on n'en peut plus.
Oui, mais c'est ça que je vous dis. Nous on n'est pas venu pour faire un débat politique. On n'est pas là pour ça. On est venu pour parler d'une situation que la, la France est en train de vivre aujourd'hui. Vous ne la vivez pas au jour le jour. Vous êtes jeune et du haut de votre jeune âge, vous êtes révoltée, certes,
mais vous avez beaucoup de, beaucoup de fougue. Mais mettez-vous à notre place. L'empathie, c'est-- l'empathie, c'est bien gentil, mais ce n'est pas suffisant. Mais je ne peux pas me mettre à votre place quand j'ai pas vécu-
Nous, commerçants, aujourd'hui, on n'est pas venu nous battre par rapport à la Constitution, la loi ou pas la loi. La loi, s'il faut la changer, il va bien falloir la changer, parce que ça ne peut
pas continuer comme ça. On parle aujourd'hui de, de, de, de, de casse. En fait, ce qu'on voit, ce sont des scènes de guerre. Nous sommes en guerre, malheureusement. On n'ose pas dire le mot, mais ce qui se passe dans la rue,
ce sont des scènes de guerre. Ce ne sont pas que des violences urbaines. Donc, il va bien falloir changer la loi. Il va bien falloir modifier la Constitution. Si c'est ce qu'il faut faire, eh bien, il va falloir le faire.
Et je vous dis que- Il va falloir avoir le courage de le faire. J'aimerais qu'on sorte du débat politique et qu'on parle maintenant des réalités. Je suis désolée. Je suis désolée de vous l'apprendre, mais absolument tout est
politique. Absolument tout. Très bien. Ce que vous mangez est politique. Très bien. Mais là, on n'est pas venu faire de la politique. C'est peut-être de la politique,
mais on veut l'aborder autrement. Il y a, il y a forcément de la politique aussi. Il y a de la politique- On va l'aborder autrement. On va l'aborder autrement. On va l'aborder de manière humaine.
On n'est pas en train de préparer les élections. Voilà. Je ne prépare rien du tout. Je- C'est tout. C'est tout. Je voudrais qu'on arrête. Je voudrais qu'on parle des choses telles qu'elles sont, telles que les Français les vivent. Les Français n'ont pas besoin de discours
qu'ils ne comprennent pas ou qu'ils ne veulent pas entendre. Les Français, ils veulent de la simplicité, ils veulent des actes. C'est l'heure des actes. Point barre. Justement, c'est ça que je suis en train de vous
dire. Non, mais... Je comprends, mais... Ne parlez pas dans ce cas, si vous ne voulez plus entendre des politiques, je vous dis. Je suis désolée hein.
Attendez, tout le monde s'exprime, Swan, c'est normal. Tout le monde s'exprime, mais on ne parle pas de choses sérieuses et essentielles. Mais justement, c'est un fond politique, c'est le problème. Le problème est politique. Quand on voit qu'on a un président de la
République... Je ne vais pas rentrer dans ce débat. Mais justement, c'est ça. Mais pardon, c'est politique. On ne rentrera pas, Madame, dedans. On ne rentrera pas dedans. À un moment donné, comment voulez-vous régler le problème ?
Ce problème, il est politique. Il faut parler politique. Attendez, attendez. Ça n'a pas de sens, sinon. C'est une émission, c'est une émission politique. C'est une émission politique, Madame. C'est... On est là pour parler politique.
On parle de choses réelles. Oui, mais c'est un problème politique. Pourquoi il y a Monsieur Haddad ? Pourquoi il y a Monsieur Alliot ? Parce que c'est politique, Madame. Donc, vous venez pas ici à nous dire : Parlez pas de politique à ma camarade.
Oui, tout est politique, c'est vrai. Mais cependant, il y a une façon d'aborder les choses et il y a une façon d'en parler. Quand vous vous êtes, quand vous êtes là en train de vous étriper pendant
que nous, on vous regarde et que nous, on est en train-- on est en souffrance, il y a un vrai souci. Mais, Swan, juste pour... Attendez, pour bien comprendre, Swan. Pour bien comprendre. Vous, ce que vous voulez-
Moi, ce que je veux- C'est qu'on vous apporte des solutions. Oui, mais ça, c'est pas une solution.