Transcript · French → English
Student Protest Against Police Violence
Friends, a few words since we're sitting here like
idiots because of the police
to think about what comes next, to see how we organize ourselves.
First, my name is Alexis, I'm, I'm an activist with Poing levé.
I want to say that what's happening here is an absolute scandal.
I mean, the state has come to
wanting to ban
even the slightest protest, any gathering today by
students because it's terrified.
It's proof that what we're doing is extremely strong,
extremely powerful, and up there, they're starting to panic.
They're panicking badly.
And the only political response since the beginning of this movement has been the same.
They tore off hands, they tore out eyes, they
mutilated 15-year-old children. I, work at a high school in the
93, friends, which I think you all know,
called
Paul Éluard. At Paul Éluard High School, they're doing some crazy things,
friends. Every day since the start of the
mobilization, there has been
police violence outside the school.
And today's situation, I want to denounce it with great
force.
They're carrying out real child hunts in the streets
of Saint-Denis. The Saint-Denis police hunt down
students who are 14, 15, 16 years old.
They photograph them and chase them through the streets of Saint-Denis to
the
put in police stations for forty-eight hours,
then in holding facilities in
Bobigny, in inhumane conditions.
They treat them like animals to terrorize them, to make examples of them.
Because today, what have these high school students done?
They have awakened the whole country, they have awakened the
students and, on the seventeenth, they have awakened all the
workers.
That's what they've done.
And the movement we're currently experiencing, friends,
is extremely widespread.
Last Monday, I don't know if you were in Nanterre
for the
regional student coordination meeting. There were 32 campuses represented
just for
Île-de-France. Thirty-two campuses.
There isn't a single campus in France today that isn't blocked, occupied,
currently mobilized. That's why they respond to us like
that.
And this coordination, called for an extremely
clear principle that, I think,
must be spread throughout all universities.
It called for a massive campaign against repression.
We need to organize rallies outside every police station,
outside every court, so that not a single high school student goes
before a
judge without support. We must demand amnesty,
the dropping of all prosecutions.
There are kids, young minors aged eighteen who
have just arrived at
university, who haven't even finished their studies in
high school, who are getting custodial sentences.
Eighteen-year-old kids getting custodial sentences. That's Macron's policy.
And today, they think one thing, that we're going to fall asleep during the
holidays. That's what they think.
We have to show them that our generation isn't going to fall asleep.
We're going to show them that our generation will see it through, that it will
take back everything they took from us for ten years.
And we have to do one simple thing.
We have to prepare for a general strike.
The coordination is calling for it.
We have to join forces with all the workers, the railroad workers,
those at the
RATP, in hospitals, garbage collectors, and
energy—energy workers, and prepare the paralysis of this country, friends.
On Saturday, we'll be in the streets. Next Thursday,
there's also a protest
that has been called. We need to be hundreds of
thousands, and we
Build a fucking general strike to bring down this government.
Abolish Parcoursup, no Master's. Welcome to France.
We demand higher wages, the sharing of working hours, the
end of layoffs and that whole political clique, they get out and
that we keep organizing from the ground up.
There must be massive general assemblies in all
universities,
in all high schools, we need to coordinate, that's key.
Next Friday, the thirtieth, Friday the thirtieth, there will be another
coordination. Representatives from each
university must be elected so that
we can represent all campuses and continue this fucking mobilization
until victory. Thanks, friends.
End of transcript · 680 words · machine translated
Original transcript (French)
Les amis, quelques mots vu qu'on est assis là comme des cons à cause de la police pour, pour penser la suite, pour voir comment on s'organise. Je m'appelle Alexis d'abord, je suis, je suis militant au Poing levé. J'ai envie de dire que ce qui est en train de se passer ici, c'est un scandale
absolu. Je veux dire l'État en est arrivé à vouloir interdire la moindre manifestation, le moindre rassemblement aujourd'hui de la part des étudiants parce qu'il est terrorisé. C'est la démonstration que ce qu'on est en train de faire est extrêmement fort,
extrêmement puissant et que tout là-haut, ils sont en train de flipper. Ils sont en train de flipper énormément. Et la seule réponse politique depuis le début de ce mouvement, elle est la même. Ils ont arraché des mains, ils ont arraché des yeux, ils ont mutilé des enfants de quinze ans. Moi, je travaille dans un lycée du
quatre-vingt-treize, les amis, que je pense vous connaissez tous, qui s'appelle Paul Eluard. Au lycée Paul Eluard, ils sont en train de faire des dingueries, les amis. Tous les jours depuis le début de la mobilisation, il y a des
violences policières sur le parvis de l'établissement. Et la situation aujourd'hui, j'ai envie de la dénoncer avec beaucoup de force. Ils sont en train de faire des vraies chasses aux enfants dans les rues de Saint-Denis. Les policiers de Saint-Denis chassent les
élèves qui ont quatorze ans, quinze ans, seize ans. Ils les prennent en photo et ils les course dans les rues de Saint-Denis pour les mettre dans des commissariats pendant quarante-huit heures, puis dans des dépôts à
Bobigny, dans des conditions qui sont inhumaines. Ils les traitent comme des animaux pour les terroriser, pour faire des exemples. Parce qu'aujourd'hui, ces lycéens, ils ont fait quoi ? Ils ont réveillé l'ensemble du pays, ils ont réveillé les étudiants et le dix-sept, ils ont réveillé l'ensemble des
travailleurs. C'est ça qu'ils ont fait. Et le mouvement qu'on est en train de vivre, les amis, il est extrêmement massif. Lundi dernier, je ne sais pas si vous étiez à Nanterre
pour la coordination régionale étudiante. Il y avait trente-deux campus représentés juste pour l'Île-de-France. Trente-deux campus. Il n'y a pas un campus de France aujourd'hui qui n'est pas bloqué, occupé,
mobilisé actuellement. C'est pour ça qu'ils nous répondent comme ça. Et cette coordination, elle a appelé à un principe extrêmement clair qui, je pense, doit être répandu dans toutes les universités.
Elle a appelé à une immense campagne contre la répression. Il faut qu'on organise des rassemblements devant chaque commissariat, devant chaque tribunal, qu'il n'y ait pas un lycéen qui passe devant un juge sans qu'il y ait de soutien. Il faut qu'on revendique l'amnistie,
l'abandon de toutes les poursuites. Il y a des gamins, des jeunes mineurs de dix-huit ans qui viennent d'arriver à la fac, qui n'ont même pas terminé leurs études au lycée, qui prennent du ferme.
Des gamins de dix-huit ans qui prennent du ferme. C'est ça la politique de Macron. Et aujourd'hui, ils pensent une chose, c'est qu'on va s'endormir pendant les vacances. C'est ça qu'ils pensent. Il faut qu'on leur montre que notre génération, on ne va pas s'endormir. On va leur montrer que notre génération, elle va aller jusqu'au bout, qu'elle va
reprendre tout ce qu'ils nous ont pris pendant dix ans. Et il faut qu'on fasse une chose simple. Il faut qu'on prépare la grève générale. La coordination appelle à cette chose. Il faut qu'on aille se lier à tous les travailleurs, aux cheminots,
aux ceux de la RATP, aux hôpitaux, aux éboueurs, aux énergéti-énergéticiens et qu'on prépare la paralysie de ce pays, les amis. Samedi, on est dans la rue. Jeudi prochain, il y a une date aussi de manifestation
qui est appelée. Il faut qu'on soit des centaines de milliers et qu'on construise une putain de grève générale pour faire tomber ce gouvernement. Abroger Parcoursup, non master. Bienvenue en France. On revendique l'augmentation des salaires, le partage du temps de travail, la
fin des licenciements et que toute cette clique politicienne, elle dégage et qu'on continue à s'organiser par en bas. Il faut qu'il y ait des assemblées générales massives dans toutes les universités, dans tous les lycées, qu'on se coordonne, c'est central.
Vendredi prochain, le trente, vendredi trente, il y aura une nouvelle coordination. Il faut élire des représentants de chaque université pour qu'on représente tous les campus et qu'on continue cette putain de mobilisation jusqu'à la victoire. Merci les amis.