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Blocking a loan of ninety billion euros decided by 26 countries of the European Union to Ukraine,
is that not against our interests, we French, I mean?
No, I do not think so. France is ruined, you have not failed to notice.
Our public finances, alas, at the moment we are speaking,
do not allow us to make loans that we know perfectly well will never be repaid.
So I think that today, France’s interest
is precisely to become reasonable in this area
and to be able to keep the French people’s money in order to benefit them
because France’s budgetary situation is terribly perilous.
I am not saying that we are not supporting Ukraine,
but if it is about once again prolonging a war
that was a real human slaughter for the pleasure of a few leaders’ egos,
I am not sure that is the right way.
I, for my part, called for a major peace conference
because I strongly believe that only peace will make it possible to get out of this situation,
and I have said since the very beginning of this war that there would be no military solution to this war.
You are basically saying thank you to Viktor Orban for his veto, I understand that clearly.
Yes, I would have preferred, just between us, not to have to wait for other countries
to make good decisions for us.
I would prefer that the leaders of our country make them for us.
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Original transcript (French)
Bloquer un crédit de 90 milliards d'euros décidé par 26 pays de l'Union Européenne à l'Ukraine, est-ce que ce n'est pas contraire à nos intérêts, nous les Français, je veux dire ? Non, je ne crois pas. La France est ruinée, ça ne vous a pas échappé. Nos finances publiques, hélas, au moment où nous nous parlons, ne nous permettent pas de faire des prêts dont nous savons pertinemment qu'ils ne seront jamais remboursés.
Donc, je crois qu'aujourd'hui, l'intérêt de la France, c'est précisément de devenir raisonnable dans ce domaine et de pouvoir conserver l'argent des Français pour les en faire bénéficier parce que la situation budgétaire de la France est terriblement périlleuse. Je ne veux pas dire que nous ne soutenons pas l'Ukraine,
mais s'il s'agit de faire encore une fois perdurer une guerre qui était une véritable boucherie humaine pour le plaisir de l'ego de quelques dirigeants, je ne suis pas sûre que ce soit la bonne méthode. Moi, j'ai demandé une grande conférence pour la paix parce que je crois beaucoup que seule la paix permettra de sortir de cette situation
et j'ai dit depuis le tout début de cette guerre qu'il n'y aurait pas de solution militaire à cette guerre. Vous dites merci à Viktor Orban pour son veto, en fait, je comprends bien. Oui, j'aurais préféré, très entre nous, que je préfère ne pas attendre des autres pays qui prennent des bonnes décisions pour nous. Je préférerais que les dirigeants de notre pays les prennent pour nous.