Transcript · French
French transcript
Sivaj Pachem, Parabelum, les romans l'ont inventé.
Je pense qu'en réalité, il faut faire preuve de résilience.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.
C'est ça la citation latinque que vous venez de faire.
Antoine Léaumonde, je ne suis pas d'accord.
Oui, je ne suis pas d'accord parce que si tu veux la paix, prépare la paix.
La paix, c'est une situation qui est une situation politique
et qui n'est pas d'ailleurs l'état de nature.
Elle intervient dans le cadre de négociations, d'accords.
Et en réalité, si on veut préparer la paix,
eh bien précisément, ce qu'il faut faire, c'est discuter avec ses adversaires.
On ne fait pas la paix avec ses amis.
On fait la paix avec ses adversaires.
Moi, je crois qu'il y a une tendance qui existe désormais dans notre pays,
qui est une augmentation des tensions,
une augmentation de l'achat de matériel militaire.
Notamment, nous sommes engagés dans une alliance militaire que je conteste,
qui est l'OTAN et précisément la situation polonaise inquiète
parce que, étant associée à la Pologne dans le cadre de l'OTAN,
eh bien, si la Pologne devait être attaquée,
elle pourrait faire jouer les clauses de l'OTAN qui exigent une défense collective.
Et dès lors, nous pourrions être entraînés par les logiques d'alliance
dans une forme de participation à un conflit militaire plus intense.
Ça, ce n'est pas ce que je souhaite, mais pour répondre dans le détail
à ce que vous disiez tout à l'heure,
est-ce que nous serions prêts à aller au combat
comme nos grands-parents et nos arrière-grands-parents ?
Certains d'entre nous, d'ailleurs, de la famille engagée militairement.
Mais il y a une situation qui est quand même très différente.
C'est qu'avant, nous avions une conception d'armée citoyenne
dans laquelle les citoyens participaient à la défense du pays
par la formation militaire.
Aujourd'hui, nous avons une conception qui est celle d'une armée de métiers.
Donc, ce ne serait pas, par la force des choses, la même situation.
Et il peut y avoir des débats sur est-ce que c'est une bonne chose
d'avoir une armée de métiers ou une armée citoyenne.
Mais précisément, ce sont des débats qui sont extrêmement politiques
et qui doivent être tranchés par les citoyennes et les citoyens,
pas par, que ce soit M. Macron tout seul ou le chef d'état-major des armées,
encore moins puisqu'il n'a pas la légitimité politique pour le faire.
End of transcript · 404 words · machine translated