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French → Spanish transcript

Sí, un poco menos de gente que hace un momento para poder explicar bien a nuestros

telespectadores lo que pasó,

había una marcha que estaba prevista que debía salir de aquí,

delante del ayuntamiento de Valence para llegar hasta la sede del equivalente del

Una parte de la multitud sí hizo este recorrido,

eran varios miles y otros se quedaron aquí,

hace ahora algo más de una hora y media,

tensiones con lanzamientos de proyectiles contra las fuerzas del orden,

lanzamientos de barro también,

en las zonas siniestradas. La policía intervino, llegaron refuerzos y ahora,

La police est intervenue,

más de una hora y media después, la tensión baja de nuevo aunque,

más de una hora y media después, la tensión baja de nuevo aunque,

bueno, la multitud mayoritariamente joven sigue aquí.

Vamos a ir a hablar con Clara que está aquí. Clara, que es francesa,

que vive aquí en Valencia desde hace 5 años.

Gracias por responder a nuestras preguntas.

Usted, cada día está limpiando un poco al sur y ha visto crecer esta rabia.

¿ Nos la puede explicar, de dónde viene esta rabia? Esta rabia viene

porque no han sido

capaces de mantener informada a la población de lo que iba a pasar,

aunque las estaciones meteorológicas,

o no sé cómo se llaman, la AEMET, eso sí,

ellos sabían que iba a pasar algo grave.

La única institución pública que nos lo dijo fue la Universidad de Valencia,

c'est l'université de Valence qui a dit à ses élèves et à

a la facu los martes porque sabían que iba a ser grave, las lluvias que iba a haber.

a la facu los martes porque sabían que iba a ser grave, las lluvias que iba a haber.

Y el presidente de la Generalitat,

il a dit : « Non, population, tranquillité, il va rien se passer ».

Eso es en el momento de la alerta.

Y ahora lo que ustedes reprochan también es que los refuerzos, la ayuda,

no llegó enseguida.

Ya la alerta llegó cuando la gente ya se estaba muriendo, a las 8, más de 8,

y los pueblos ya estaban inundados y la gente estaba en los coches, muriéndose.

y los pueblos ya estaban inundados y la gente estaba en los coches, muriéndose.

Y sí, y luego los refuerzos no llegaron a tiempo.

¿ Y por qué rechazan la ayuda de Francia, por ejemplo, o la ayuda de El Salvador,

la ayuda de los bomberos al principio de otras regiones de España,

ellos la rechazaron,¿ por qué?¿ Es orgullo?¿ Qué es eso? Aquí necesitamos ayuda.

Vemos cada día,

lo hemos visto hoy, hemos hecho reportajes muy cerca de la gente que limpia y

vemos aquí que son mayoritariamente jóvenes que están enfadados.

Trabajan todo el día y ahora vienen a gritar su rabia,

¿ es un poco así como hay que interpretarlo?

Sí, la gente está enfadada porque al final usamos nuestro tiempo personal,

que no pasamos con la familia o descansando o yendo a trabajar.

Hay gente que incluso se ha cogido días de vacaciones para ir a ayudar a otros.

Y hay un montón de gente que ha perdido su trabajo,

que ya no puede ir a la universidad,

Hay gente que lo ha perdido todo. Aquí hay mucha miseria.

Ustedes tienen con sus amigos algunas pancartas.

¿ Nos puede traducir algunas y explicarnos los mensajes?

Eso es porque ellos rechazaron

la ayuda de países extranjeros cuando la necesitamos y dicen que no,

eso es totalmente falso.

Eso es porque dicen que es el pueblo quien se mancha las manos de barro y ellos

de sangre, porque son unos asesinos.

Y esto dice que quienes no mantienen informada a la población de lo que va a

pasar son unos traidores. Y esto es porque Mazón, hay que decirlo y repetirlo,

mientras el pueblo estaba muriéndose bajo el agua, él estaba haciendo una

lui il était en train de faire un repas pour des business à lui. Carlos Mazón,

el presidente de la Generalitat de Valencia.

Es un interés político y financiero y no la humanidad.

Eso es. Muchas gracias, Clara.

Es él quien concentra principalmente todas las tensiones,

su nombre se ha mencionado y en las pancartas desde hace un rato.

Y luego otro eslogan que hemos oído hace un rato: «¿ Dónde estaban el primer día?».

Es la multitud la que se dirigió a la policía, repitieron eso sin cesar.

Es la multitud la que se dirigió a la policía, repitieron eso sin cesar.

No entienden por qué los refuerzos, la seguridad... los refuerzos, los bomberos,

los policías llegaron tan tarde al terreno, incluso el ejército,

que a veces llegó dos, tres, cuatro días después.

Ahora, más de diez días después, así es, los hemos visto sobre el terreno,

lo hemos comprobado nosotros mismos pero aquí la multitud no digiere

lo que pasó hace diez días.

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Original transcript (French)

Oui, un petit peu moins de monde que tout à l'heure pour bien expliquer à nos téléspectateurs ce qui s'est passé, il y avait un cortège qui était prévu qui devait partir ici devant la mairie de Valence pour arriver jusqu'au siège de l'équivalent du conseil régional du coin. Une partie de la foule a bien effectué ce trajet,

ils étaient plusieurs milliers et d'autres ici sont restés devant la mairie et c'est là qu'on a assisté, il y a maintenant un peu plus d'une heure et demie, à des tensions avec des jets de projectiles sur les forces de l'ordre, des jets de boue également, de la boue qui avait été ramassée un petit peu plus loin dans le sud de Valence au niveau des zones sinistrées.

La police est intervenue, il y a eu des renforts et là désormais, plus d'une heure et demie après, la tension redescend même si, eh bien, la foule majoritairement jeune est encore ici. On va aller discuter avec Clara qui est ici. Clara qui est française,

qui habite ici à Valence depuis 5 ans. Merci de répondre à nos questions. Vous, vous êtes chaque jour en train de nettoyer un petit peu au sud et vous avez vu cette colère monter. Est-ce que vous pouvez nous l'expliquer, d'où elle vient cette colère ? Elle vient cette colère parce qu'ils ont pas été

capables de tenir au courant la population de ce qui allait se passer, alors que les stations météorologiques, ou je sais pas comment ça s'appelle, l'AEMET, ça, ils le savaient qu'il allait se passer quelque chose de grave. La seule institution publique qui nous a dit,

c'est l'université de Valence qui a dit à ses élèves et à ses profs de pas aller à la fac le mardi parce qu'ils savaient que ça allait être grave, les pluies qu'il allait y avoir. Et le président de la Generalitat, c'est comme le président de la région, il a dit : « Non, population, tranquillité, il va rien se passer ».

Ça c'est au moment de l'alerte. Et maintenant ce que vous reprochez également, c'est les renforts, l'aide qui n'est pas venue tout de suite. Déjà l'alerte, elle est venue quand les gens ils étaient déjà en train de mourir à 8 heures, plus de 8 heures, et les villages ils

étaient déjà inondés et les gens ils étaient dans les voitures en train de mourir. Et oui, et après les renforts, ils sont pas arrivés à temps. Et pourquoi ils refusent l'aide de la France par exemple ou l'aide du Salvador, l'aide des pompiers au début des autres régions d'Espagne, ils les ont refusés, pourquoi ? C'est de la fierté ? C'est quoi ça ?

On a besoin d'aide ici. On voit chaque jour, on l'a vu aujourd'hui, on a fait des reportages au plus près des gens qui nettoient et on voit ici que c'est majoritairement des jeunes qui sont en colère. Ils travaillent toute la journée et là maintenant ils viennent crier leur colère, c'est un peu ça comme ça qu'il faut l'interpréter ?

Oui, les gens ils sont en colère parce qu'au final on prend du temps personnel, qu'on passe pas avec notre famille ou à se reposer ou à aller travailler. Il y a des gens qui ont même pris des jours de congé pour aller aider les autres. Et il y a plein de monde qui a perdu son travail, qui on peut plus aller à l'université,

il y a des gens qui ont tout perdu. C'est la misère ici. Vous avez avec vos amis quelques pancartes. Est-ce que vous pouvez nous en traduire quelques-unes, nous expliquer les messages ? Ça c'est parce qu'ils ont refusé l'aide de pays étrangers alors qu'on en a besoin et ils disent que non,

c'est totalement faux. Ça c'est parce qu'ils disent que c'est le peuple qui se tache les mains de boue et eux de sang parce que c'est des assassins. Et ça, ça dit que ceux qui tiennent pas au courant la population de ce qui va se passer, c'est des traîtres. Et ça c'est parce que Mazón, il faut le dire et le répéter,

pendant que le peuple il était en train de mourir sous l'eau, lui il était en train de faire un repas pour des business à lui. Carlos Mazón, donc le président de la Generalitat de Valence. C'est un intérêt politique et financier et pas l'humanité. Voilà. Merci beaucoup Clara.

C'est lui qui cristallise principalement toutes les tensions, son nom a été cité et sur les banderoles depuis tout à l'heure. Et puis un autre slogan qu'on a entendu tout à l'heure : « Où étiez-vous le premier jour ? ». C'est la foule qui s'est adressée à la police, ils ont répété ça sans cesse.

Ils ne comprennent pas pourquoi les renforts, la sécu... les renforts, les pompiers, les policiers sont arrivés si tard sur le terrain, même l'armée qui parfois est arrivée deux, trois, quatre jours après. Maintenant, plus de dix jours après, c'est le cas, on les a vus sur le terrain, on l'a constaté nous-mêmes mais ici la foule ne digère pas ce qui s'est passé il y

a dix jours.

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