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Nous avons parlé plus tôt de la concoction israélienne
de l'antisémitisme. Comment l'antisémitisme est souvent,
euh, soit fabriqué, soit exploité afin de faire avancer
les objectifs israéliens et de justifier l'existence d'Israël
comme un prétendu sanctuaire pour le peuple juif.
Il y a une enquête fascinante qui a lieu
en Australie. Et je pense que cela va bientôt
se transformer en une sorte d'étouffement de l'affaire. J'ai tweeté
à ce sujet il y a quelques jours. La police australienne enquête
pour savoir si, je cite, des « acteurs étrangers » ou des individus
paient des criminels locaux pour commettre des crimes
antisémites dans le pays. Le Premier ministre Anthony
Albanese dit que les attaques antisémites sont
je cite — ce sont ses mots — « perpétrées par des personnes
qui n'ont pas de problème particulier, qui ne sont pas motivées
par une idéologie, mais qui sont des acteurs payés ». Il a ajouté,
Citation : « On ne sait pas qui ni d’où proviennent les paiements. »
» Le ministre de l’Intérieur fantôme du parti d’opposition
se demande si, je cite,
« un gouvernement étranger mène une campagne de terreur
d’État ». Voici la BBC : « Des crimes antisémites
pourraient être financés de l’étranger, selon la police australienne. »
Cela a été rapporté, relégué en pages intérieures, mais rapporté
par les médias britanniques et les médias australiens. Et en
Australie, c’était… au départ, les doigts étaient
pointés vers l’Iran et la Russie, bien sûr. Et puis
une fois qu’il n’y a eu aucune preuve que l’Iran ou la Russie
étaient derrière tout cela, ils ont arrêté de pointer du doigt.
Parce que qui ferait quelque chose comme ça ?
Quel pays irait, je ne sais pas, jusqu’à simuler de l’antisémitisme ?
Eh bien, cela m’a rappelé quelque chose qui s’est produit
à l’aube de la première administration Trump.
Il y a eu des milliers d'appels téléphoniques et d'alertes à la bombe
visant des institutions juives américaines comme
des centres communautaires, des synagogues. Et il s'est
avéré, après toute cette panique où le Sénat
faisait pression sur Trump pour qu'il condamne cela
et affirmait qu'à cause de Trump il y a une
hausse de l'antisémitisme et que les Juifs sont en péril à cause
de Trump… Tu sais, voici le New York Times :
« Les menaces et les actes de vandalisme laissent les Juifs américains sur
le qui-vive à l'ère Trump. » Il s'est avéré que c'
était un adolescent israélien, citoyen américain et israélien,
en Israël, qui passait ces fausses alertes à la bombe.
Très étrange. Et Israël a en fait tenté de dissimuler
l'identité de cet adolescent. « Un adolescent
israélo-américain reconnu coupable en Israël jeudi »
« d'avoir proféré environ 2 000 fausses alertes à la bombe contre
institutions juives et autres" "aux États-Unis pendant
l'ascension de Donald Trump à la présidence américaine." "Les
incidents ont alimenté, à l'époque, les accusations de certains
critiques américains" "selon lesquelles le candidat républicain
encourageait l'antisémitisme et d'autres formes
de racisme." Donc oui, cela a clairement servi à cette
fin. Mais c'était juste une panique antisémite généralisée,
ou une panique autour de l'antisémitisme. Il
s'est avéré qu'un Israélien était responsable d'une grande
partie de tout ça. Il se trouve aussi que cet ado israélien,
qui s'appelait Michael Kadar, utilisait aussi des appels
automatisés pour cibler des institutions australiennes.
Plus de 590 alertes à la bombe en Australie. Des écoles,
des centres juifs, des hôpitaux et des compagnies aériennes. Cet
article—cet article du Guardian sur Michael Kadar est génial.
"L'ado, identifié
dans des documents de tribunaux américains comme Michael Kadar," "malgré
une ordonnance de non-divulgation interdisant de révéler son identité
en Israël..." Pourquoi ne voudrait-on pas connaître
son identité ?
"...a été arrêté le mois dernier par la police israélienne."
Euh, et il a été arrêté après qu’il n’a pas été découvert
par la police israélienne, c’était grâce à une
enquête des Five Eyes, et je pense
principalement de l’Australie. "Une porte-parole de la police de
Victoria a déclaré que la police israélienne qui avait procédé à l’arrestation"
"avait reconnu qu’elle n’aurait pas pu le faire
sans nous." Donc c’est la brigade E-Crime de la police
de Victoria, pas Israël, qui a attrapé cet
ado. Alors qu’est-ce qui se passe ici ?
Qu’est-ce qui se passe en Australie ?
Qui sont les acteurs payés ?
Par qui sont-ils payés ?
Et qu’est—et pourquoi cela—quel est—quel est le
but ultime ici ?
Et quoi… et est-ce que cela pourrait être limité à l’Australie ?
Ou est-ce que cela a eu lieu dans d’autres pays occidentaux
depuis le 7 octobre ?
Est-ce antisémite de pointer du doigt l’unique
État colon-settler qui tire bénéfice de l’antisémitisme,
qui justifie son existence par la prolifération
de l’antisémitisme mondial, et qui a historiquement
exploité la détresse des Juifs à travers le monde
pour son propre bénéfice ?
Je ne sais pas. Nous allons continuer à suivre cette enquête.
Mais je pense qu’il est toujours important de mettre en avant
des histoires qui figurent au dossier public mais qui ne
reçoivent pas… ne reçoivent pas l’attention qu’elles méritent. Euh,
surtout à l’approche d’une ère Trump où le
Congrès républicain et l’administration Trump
vont exploiter la panique autour de l’antisémitisme
pour en arriver à criminaliser la Palestine
un activisme de solidarité comme nous ne l’avons jamais vu
auparavant.
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Original transcript (English)
We talked earlier about the Israeli concoction of antisemitism. How antisemitism often is, uh, either faked or exploited in order to advance Israeli objectives and to justify Israel's existence as a supposed sanctuary for the Jewish people.
There's a fascinating investigation taking place in Australia. And I think it will soon turn into some kind of cover-up. I tweeted about this a few days ago. Australian police are investigating whether, quote, "overseas actors" or individuals
are paying local criminals to carry out antisemitic crimes in the country. Prime Minister Anthony Albanese says antisemitic attacks are being quote—this is his words—"perpetrated by people who don't have a particular issue, aren't motivated
by an ideology, but are paid actors." He added, quote, "It's unclear who or where the payments are coming from." The Shadow Home Office Minister from the opposition party wonders if, quote, "a foreign government is engaging in state-sponsored
terror." Here's the BBC: "Antisemitic crimes may be funded overseas, say Australian police." It's been reported, back-paged, but reported in British media and Australian media. And in Australia, it was—the fingers were initially
pointed at Iran and Russia, of course. And then once there was no evidence that Iran or Russia were behind this, they stopped pointing fingers. Because who would do something like this? Which country would, I don't know, fake antisemitism?
Well, it reminded me of something that happened at the dawn of the first Trump administration. There were thousands of phone calls and bomb threats to Jewish American institutions like community centers, synagogues. And it turned
out, after this whole freak-out where the Senate was putting pressure on Trump to condemn this and claiming that because of Trump there's a rise in antisemitism and Jews are in peril because of Trump... You know, this is the New York Times:
"Threats and Vandalism Leave American Jews on Edge in the Trump Era." It turned out that it was an Israeli teen, who is a US dual citizen, in Israel, who was making those bomb threats. Very strange. And Israel tried to actually suppress
the identity of that teen. "Israeli-American teenager found guilty in Israel on Thursday" "of making about 2,000 hoax bomb threats against Jewish and other institutions" "in the US during Donald Trump's rise to the US presidency." "The
incidents stoked allegations by some American critics at the time" "that the Republican contender was encouraging antisemitism and other forms of racism." So yeah, it definitely served that purpose. But it was just a generalized antisemitic
freak-out, or freak-out over antisemitism. It turned out an Israeli was responsible for much of it. Also turns out that that Israeli teen, whose name was Michael Kadar, was also using robocalls to target Australian institutions.
590-plus bomb threats in Australia. Schools, Jewish centers, hospitals, and airlines. This is a—this is a great section from the Guardian report on Michael Kadar. "The teen, identified in US court documents as Michael Kadar," "despite
a suppression order against revealing his identity in Israel..." Why wouldn't we want to know his identity? "...was arrested last month by Israeli police." Uh, and he was arrested after he wasn't found
out by the Israeli police, it was due to an investigation by the Five Eyes, and I think primarily Australia. "A spokeswoman for Victoria Police said Israeli police who made the arrest" "acknowledged that they could not have done
it without us." So it was the Victoria Police E-Crime Squad, not Israel, that caught this teen. So what's going on here? What's going on in Australia? Who are the paid actors?
Who are they being paid by? And what—and why would this—what's—what's the ultimate objective here? And what—and could this be limited to Australia? Or has this been taking place in other Western
countries since October 7th? Is it antisemitic to point a finger at the one settler-colonial state that benefits from antisemitism, that justifies its existence on the proliferation of global antisemitism, and which has historically
exploited the plight of Jews around the world for its own benefit? I don't know. We'll keep following that investigation. But I think it's always important to highlight stories that are on the public record but aren't
being—aren't getting adequate attention. Uh, especially as we enter a Trump era where the Republican Congress and Trump administration are going to milk the antisemitism freak-out to actually criminalize Palestinian— Palestine
solidarity activism in a way we have never seen before.