french → English transcript
Are you saying that Hezbollah does indeed remain armed,
but that there's a fight against Hezbollah's financing
that is truly about turning off the tap?
The real question is, if there were ever a civil war,
I get the impression it wouldn't necessarily serve Israel's interests?
- I don't believe in the civil war scenario
because today the Lebanese don't have the strength
to actually fight against Hezbollah.
And the greatest fear of all Lebanese people today
is that Jolani, the Syrian, will invade Lebanon and confront Hezbollah himself,
because in that case, there would be a kind of national unity against Jolani,
and so the Lebanese fear that due to Lebanon's inability…
to disarm Hezbollah, that the Arab countries manage to convince the Americans
to give Jolani a green light to invade Lebanon and confront Hezbollah himself.
And that's a really big fear among the Lebanese
and a fear that was somewhat confirmed by the remarks,
you remember Tom Barrack, Donald Trump's envoy for Syria,
who is the US ambassador to Turkey,
who had spoken of a return to Greater Syria,
even though Greater Syria never existed,
but rather that part of Syria belonged to Lebanon.
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Original transcript (french)
Est-ce que vous dites qu'effectivement que le Hezbollah reste armé, mais qu'il y a une lutte contre le financement du Hezbollah qui est véritablement de fermer le robinet ? La vraie question c'est de savoir, est-ce que si jamais il y a une guerre civile, j'ai l'impression que ça ne sert pas forcément les intérêts d'Israël ?
– Moi je ne crois pas au scénario guerre civile parce qu'aujourd'hui les Lébanais n'ont pas la force de se battre réellement contre le Hezbollah et la grande crainte de tous les Libanais aujourd'hui c'est que Joulani, le Syrien, envahisse le Liban et affronte lui le Hezbollah
parce que dans ce cas-là, il y aurait une sorte d'unité nationale contre Joulani et donc les Libanais craignent que du fait de l'incapacité du Liban à désarmer le Hezbollah, que les pays arabes arrivent à convaincre les Américains de donner un feu vert à Joulani pour envahir le Liban et affronter lui-même le Hezbollah. Et ça c'est vraiment une grande crainte chez les Libanais
et une crainte qui a été un peu confirmée par les propos, vous vous souvenez de Tom Barrack, l'émissaire de Donald Trump pour la Syrie qui est l'ambassadeur aux États-Unis en Turquie, qui avait parlé d'un retour à la Grande Syrie alors même que la Grande Syrie n'a jamais existé,
que c'était plutôt une partie de la Syrie qui appartenait au Liban.