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Ici la première chaîne de télévision allemande avec le Tagesschau.
Bonsoir, mesdames et messieurs.
L'OTAN et la Russie, autrefois ennemies pendant la guerre froide, sont désormais partenaires.
Elles veulent à l'avenir assurer ensemble la paix en Europe.
Les chefs d'État et de gouvernement de l'Alliance et le président russe Eltsine
ont signé aujourd'hui à Paris le pacte de sécurité laborieusement négocié.
La voie est ainsi désormais libre pour l'élargissement de l'Alliance vers l'Est.
Eltsine a semé la confusion à Paris avec une initiative de désarmement annoncée par surprise.
Selon celle-ci, les missiles nucléaires russes ne doivent plus menacer de cibles dans les pays de l'OTAN.
« J'ai décidé à l'instant, a déclaré Eltsine, de faire démanteler toutes les ogives nucléaires
qui sont dirigées contre vos pays. »
Grande surprise au sein de l'OTAN, mais aussi au sein de la délégation russe
et un Eltsine qui se réjouit malicieusement de ce coup d'éclat.
Lors de la signature solennelle de l'Acte fondateur au palais de l'Élysée à Paris,
tous les chefs d'État et de gouvernement des 16 pays de l'OTAN,
le secrétaire général de l'OTAN et le président Eltsine ont participé.
Ils ont parlé d'un événement historique.
Cela mettrait un point final à un demi-siècle de confrontation Est-Ouest.
L'hôte Chirac a déclaré au nom de tous : « Aujourd'hui, nous faisons la paix. »
La chute du mur de Berlin il y a huit ans, a poursuivi Chirac,
était le début de l'espoir d'une Europe pacifique.
L'Acte fondateur est un succès pour la Russie, pour l'OTAN et pour l'Europe.
Les derniers vestiges de la guerre froide ont disparu.
Puis la cérémonie de signature.
D'abord, Eltsine et le secrétaire général de l'OTAN Solana apposent leur signature sur l'acte,
puis les autres.
Ils s'engagent à une coopération étroite sur toutes les questions de politique de sécurité européenne.
La voie est libre pour l'élargissement de l'OTAN vers l'Est, que la Russie ne cautionne toujours pas.
Les membres de l'OTAN déclarent que, dans les nouveaux États membres,
ils ne déploieront pas d'armes nucléaires.
« Si nous approfondissons notre partenariat aujourd'hui », déclare le président américain,
« nous serons tous plus forts, nous aurons tous plus de sécurité. »
Le changement historique de nos relations résulte du fait
que nous pensons différemment de nous-mêmes et de l'avenir.
Des tons solennels également de la part du chancelier allemand.
C'est, pour chacun, l'expression la plus visible du dépassement de la division de l'Europe.
Et, point important, cette coopération ne se dirige contre personne.
À la fin de la cérémonie, le président Eltsine a été véritablement acclamé.
Journée historique, victoire de la raison, fin définitive de la guerre froide.
Les participants à la signature de l'Acte fondateur n'ont pas tari de superlatifs.
L'annonce surprise d'Eltsine de démanteler les têtes nucléaires pointées vers les pays de l'OTAN
a été perçue par l'OTAN comme la preuve que la Russie prend au sérieux le contenu de l'Acte.
Après la cérémonie solennelle à l'Élysée, le président Eltsine a rencontré Bill Clinton
à la résidence de l'ambassadeur américain à Paris.
Sujet numéro un : ce qu'Eltsine voulait dire exactement par son annonce,
que la Russie ne voulait plus menacer tous les États de l'OTAN de missiles nucléaires.
Jusqu'à présent, seuls les Américains n'étaient plus dans le collimateur de Moscou.
Boris Eltsine a clarifié une fois de plus que son initiative unilatérale de désarmement sera mise en œuvre.
Les détails techniques devront être abordés plus tard.
Auparavant, la confusion avait régné après la cérémonie au palais de l'Élysée,
quant à savoir si les ogives seraient réellement démantelées ou seulement reprogrammées.
De plus, les deux présidents ont évoqué d'autres mesures de confiance,
notamment la ratification toujours en attente du traité de désarmement Start II.
La Douma russe refuse jusqu'à présent de signer cet accord.
En marge de la rencontre, les observateurs politiques ont interprété la signature d'aujourd'hui ainsi.
Eltsine a dû écarter le problème de l'élargissement de l'OTAN à l'Est ici à Paris, résolument tourné vers l'avenir.
Car les relations avec l'Occident doivent rester sans nuage,
lorsqu'il se rendra au sommet économique de Denver le 20 juin.
L'initiative d'Eltsine a attiré l'attention sur les arsenaux d'armes des grandes puissances,
qui, malgré tous les traités de désarmement, restent considérables.
Comme aux États-Unis, des milliers d'armes nucléaires sont toujours stockées en Russie.
De nombreux experts occidentaux s'inquiètent depuis longtemps de leur stockage sécurisé.
Elles étaient les armes les plus puissantes des maîtres du Kremlin et la fierté de l'Union soviétique.
Ces missiles nucléaires qui, avec leur cargaison mortelle, pouvaient atteindre n'importe quel point du globe.
Même après l'effondrement de l'Union soviétique,
les forces de missiles sont restées les troupes les plus importantes de l'armée russe.
Et contrairement à presque toutes les autres branches de l'armée,
elles ont pu, à quelques exceptions près, maintenir leur haut niveau de préparation au combat.
Mais l'annonce d'aujourd'hui d'Eltsine ne signifie pas
que les ogives nucléaires vont maintenant être démantelées ou détruites.
Selon les experts russes, seuls les codes de ciblage sont retirés des ordinateurs.
Ils peuvent être saisis à nouveau à tout moment sans difficulté technique.
Seule la destruction de tous les missiles éliminerait définitivement la menace nucléaire.
Les prochaines étapes sont certes déjà tracées, avec les traités START II et START III,
mais jusqu'à présent, le Parlement russe n'a même pas ratifié le traité START II.
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Original transcript (German)
Hier ist das Erste Deutsche Fernsehen mit der Tagesschau. Guten Abend, meine Damen und Herren. Die NATO und Russland, ehemals Feinde im Kalten Krieg, sind jetzt Partner. Sie wollen künftig gemeinsam den Frieden in Europa sichern. Die Staats- und Regierungschefs der Allianz und der russische Präsident Yeltsin
unterzeichneten heute in Paris den mühsam ausgehandelten Sicherheitspakt. Damit ist nun auch der Weg frei für die Osterweiterung des Bündnisses. Für Verwirrung sorgte Yeltsin in Paris mit einer überraschend angekündigten Abrüstungsinitiative. Danach sollen russische Atomraketen keine Ziele mehr in NATO-Staaten bedrohen. Ich habe soeben beschlossen, so Yeltsin, alle Nuklearspringköpfe abbauen zu lassen,
die gegen ihre Länder gerichtet sind. Großes Erstaunen bei der NATO, aber auch bei der russischen Delegation und ein Yeltsin, der sich diebisch freut über den Überraschungskuh. An der feierlichen Unterzeichnung der Gründungsakte im Pariser Élysée-Palast nahmen alle Staats- und Regierungschefs der 16 NATO-Staaten,
der Generalsekretär der NATO und Präsident Yeltsin, teil. Sie sprachen von einem historischen Ereignis. Damit werde ein Schlussstrich gezogen unter ein halbes Jahrhundert Ost-West-Konfrontation. Gastgeber Chirac sagte für alle, heute schließen wir Frieden. Der Fall der Berliner Mauer vor acht Jahren, so Chirac weiter,
war der Beginn der Hoffnung auf ein friedliches Europa. Die Gründungsakte sei ein Erfolg für Russland, für die NATO und für Europa. Die letzten Reste des Kalten Krieges seien verschwunden. Dann die Zeremonie der Unterzeichnung. Zunächst setzen Yeltsin und NATO-Generalsekretär Solana ihre Unterschrift unter die Akte,
dann die anderen. Sie verpflichten sich zu einer engen Kooperation in allen Fragen der europäischen Sicherheitspolitik. Der Weg für die Osterweiterung der NATO ist frei, die Russland nach wie vor nicht gut heißt. Die NATO-Mitglieder erklären, dass sie in den neuen Mitgliedsstaaten keine Atomwaffen stationieren werden.
Wenn wir heute unsere Partnerschaft vertiefen, so der amerikanische Präsident, werden wir alle stärker, haben wir alle mehr Sicherheit. Die historische Veränderung unserer Beziehungen resultiert daraus, dass wir anders über uns und über die Zukunft denken. Feierliche Töne auch vom deutschen Bundeskanzler.
Dies ist der für jedermann sichtbarste Ausdruck der Überwindung der Teilung Europas. Und was wichtig ist, diese Zusammenarbeit richtet sich gegen niemanden. Am Ende der Zeremonie wurde Präsident Yeltsin regelrecht gefeiert. Historischer Tag, Sieg der Vernunft, das endgültige Ende des Kalten Krieges. Die Teilnehmer an der Unterzeichnung der Grundakte sparten nicht mit Superlativen.
Yeltsins überraschende Ankündigung, die auf die NATO-Staaten gerichteten Atomsprengköpfe abzubauen, wertete die NATO als Beweis dafür, dass Russland den Inhalt der Grundakte ernst nimmt. Nach der feierlichen Zeremonie im Élysée-Palast traf sich Präsident Yeltsin mit Bill Clinton in der Residenz des amerikanischen Botschafters in Paris. Thema Nummer 1, was Yeltsin denn nun genau mit seiner Ankündigung meinte,
dass Russland alle NATO-Staaten nicht mehr mit Atomraketen bedrohen wolle. Bislang waren nur die Amerikaner nicht mehr in Moskaus Visier. Boris Yeltsin stellte noch einmal klar, dass seine einseitige Abrüstungsinitiative umgesetzt wird. Über technische Details müsse noch einmal später gesprochen werden. Zuvor hatte es nach der Zeremonie im Élysée-Palast Verwirrung gegeben,
ob die Gefechtsköpfe tatsächlich abgebaut oder nur umprogrammiert werden. Außerdem sprachen die beiden Präsidenten über weitere vertrauensbildende Maßnahmen, darunter die noch immer fehlende Ratifizierung des Abrüstungsvertrages Staat II. Die russische Duma verweigert bislang die Unterzeichnung dieses Abkommens. Am Rande des Treffens deuteten politische Beobachter die heutige Unterzeichnung so.
Yeltsin musste das Problem NATO-Osterweiterung hier in Paris bei Seite räumen mit Blick nach vorn. Denn die Beziehungen zum Westen sollen ungetrübt sein, wenn er am 20. Juni zum Wirtschaftsgipfel nach Denver reist. Der Vorstoß von Yeltsin hat den Blick auf die Waffenarsenale der Großmächte gelenkt, die trotz aller Abrüstungsverträge immer noch beträchtlich sind.
Wie in den USA lagern auch in Russland weiterhin Tausende von Atomwaffen. Um deren sichere Aufbewahrung machen sich viele Experten im Westen schon seit langem Sorgen. Sie waren die mächtigsten Waffen der Kremlherren und der Stolz der Sowjetunion. Die Atomraketen, die mit ihrer tödlichen Fracht jeden Punkt der Erde erreichen konnten. Auch nach dem Zusammenbruch der Sowjetunion
blieben die Raketentruppen die wichtigsten Truppen der russischen Armee. Und im Gegensatz zu fast allen anderen Waffengattungen konnten sie von wenigen Ausnahmen abgesehen ihre hohe Kampfbereitschaft halten. Die heutige Ankündigung Yeltsins bedeutet aber nicht, dass nun die atomaren Sprengköpfe abgebaut oder verschrottet werden.
Nach Meinung russischer Experten werden lediglich die Zielcodes aus den Computern entfernt. Sie können ohne technische Schwierigkeiten jederzeit neu eingegeben werden. Eine endgültige Beseitigung der atomaren Gefahr würde erst die Verschrottung aller Raketen bringen. Die nächsten Schritte dazu sind zwar schon vorgezeichnet, das Start-II- und Start-III-Abkommen, doch bislang hat das russische Parlament nicht einmal das Start-II-Abkommen ratifiziert.