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Il a dit qu'on parlait du bon vieux temps.
Et par le bon vieux temps, il entendait viols, tortures, exécutions, une violence de gangs comme vous n'en
croiriez pas.
Je veux dire, ces types sont les pires des pires.
C'était vraiment difficile à assimiler pour nous tous.
Et votre réaction immédiate, quand vous entrez dans cet endroit terrible, ce coin extrême
du zoo humain, votre réaction immédiate ne peut être que de la pitié pour ces
êtres humains qui ont été maintenus dans de telles conditions.
Ça a résolu un énorme problème de criminalité.
Le Salvador était vraiment le pays le plus dangereux au monde, sans parler de l'Amérique centrale
ou du Sud.
Le taux d'homicides était d'un par heure.
Pour 100 000 habitants, il y a eu à un moment donné plus de 100 meurtres.
Et ce chiffre est maintenant tombé à huit.
Je veux dire, c'est un revirement phénoménal pour la situation du pays.
Et ça ne serait pas arrivé sans le SICOF.
Alors, oui, il y a ce dilemme moral.
Je veux dire, à un moment, je ne pouvais pas parler au gars, mais on m'a présenté un prisonnier
plus près de moi que vous ne l'êtes maintenant, juste là, enchaîné, et on a lu son casier judiciaire.
Et c'était l'un des principaux bourreaux du gang, et il utilisait sa machette pour exécuter des gens.
Et il en avait tué cinq — parmi des dizaines d'exécutions, il avait tué cinq ouvriers
en une seule fois.
C'étaient des gars qui posaient des câbles dans la rue, et ils s'étaient accidentellement égarés
sur le territoire d'un gang rival sans avoir demandé la permission d'y être.
Et ils me racontaient ça quand soudain, on m'a mis une vidéo sous les yeux sur le téléphone,
et c'était lui en train de commettre cette exécution, cette exécution de masse, qu'il avait organisée
pour qu'elle soit filmée afin de la publier en ligne et montrer à quel point les gangs pouvaient être impitoyables.
Et c'était le plus — je veux dire, on connaît tous les vidéos de décapitation de l'EI.
C'était comme ça.
Je ne vais pas entrer dans les détails, mais je le voyais, c'était clairement lui — il n'avait pas
masqué son visage — c'était bien l'homme en face de moi, tuant à coups de machette et décapitant
ces cinq ouvriers innocents.
Et quand on commence à assimiler cet aspect de l'histoire, ça vous — ça remet en question vos
perceptions de Sikoth.
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Original transcript (English)
He said, we talk about the good old days. And by the good old days, he meant rape, torture, executions, gang violence of a kind you wouldn't believe. I mean, these guys are the worst of the worst. It was really hard to process for all of us.
And your immediate reaction, when you walk into this terrible place, this extreme corner of the human zoo, your immediate reaction, it can't be anything other than pity for these human beings who have been kept in conditions like this. It's solved a huge crime problem. El Salvador was the most dangerous country, really, in the world, let alone in Central
South America. The murder rate was one an hour. For every 100,000 members of the population, there were over 100 murders at one point. And that's now dropped to eight. I mean, it's a phenomenal turnaround in the country's fortunes.
And it wouldn't have happened if it wasn't for SICOF. So, yeah, there's this moral conundrum. I mean, at one point, I couldn't speak to the guy, but I was presented with a prisoner as closer to me than you are now, right there, in shackles, and his rap sheet was read out. And he was one of the gang's chief executioners, and he used his machete to execute people.
And he had killed five—amongst dozens of executions, he'd killed five workmen in one go. These were guys who were laying cables in the street, and they had accidentally strayed into the territory of a rival gang without seeking their permission to be there. And they were telling me this when suddenly a video was shoved under my face on the phone,
and it was of him committing that execution, that mass execution, which he had arranged to be filmed so he could post online to show how ruthless the gangs would be. And it was the most—I mean, we all know about the ISIS beheading videos. It was like that. I won't go into too much detail, but I was seeing him, recognizably him—he hadn't
covered his face—recognizably the man in front of me, macheteing to death and beheading these five innocent workmen. And when you start to absorb that side of the story, it makes you—it challenges your perceptions about Sikoth.