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French → English transcript
A question about domestic politics above all.
How do you explain that the majority of Iranians who no longer want,
who no longer want the ayatollahs, do not rise up? Were the riots of November 2019,
Est-ce que les émeutes de novembre 2019,
which left more than 5,000 dead, still on everyone’s mind? Without any doubt.
sont encore présentes dans tous les esprits ? Sans aucun doute. Ben, il n'y a
is not a single day that goes by without
part of the Iranian people
expressing its anger, its rejection of this regime. Right now, as we speak,
there are strikes
by oil workers, petrochemical workers, and retirees. And what is interesting is that
Et ce qui est intéressant, c'est que
this protest is in all… almost in all the cities. We have 934
est dans tous les... presque dans toutes les villes. Nous avons 934
cities in Iran.
And it is really in all these cities, there is a rejection of this current regime.
But the problem is, the thing is that Iranians are not yet in agreement
But the problem is, the thing is that Iranians are not yet in agreement
régime actuel. Il y a des gens qui veulent
the return of
the constitutional monarchy, there are people who want
a reformed Islamic republic,
there are people who want a Western- style democracy. We can always dream,
On peut toujours rêver, hein. Oui, oui, mais on
live by dreaming. Everyone dreams. Because dreaming is very
human, is it not? So, how do you
see the sequence of events from everything we are living through day by day,
tout ce qu'on vit au jour le jour,
the sequence of events in the Middle East? Well, what comes next is that,
in any case, the regime in Iran is going to change. Mr. Khamenei is
at an advanced age, he cannot last very long. There is no
très longtemps. Il n'y a aucun
mechanism to succeed him. And there is no one among
his inner circle who could replace him because… he prevented
his inner circle who could replace him because… he prevented
people who could one day become a rival or
an alternative… he kept them from showing themselves, from building a
base, and so on. So there is a vacuum. And it is this vacuum that
worries me a lot.
But it is still a regime that will keep itself in power through fierce repression.
féroce répression. Oui, mais ils sont
less and less capable of that. That is not certain either because
Ça, ce n'est pas sûr aussi parce qu'il y a beaucoup de gens dans le...
je sais pas, le... échelon militaire et
security ranks who are not happy with the current regime. So it is not…
the situation has changed. It is not like November
2019, yes. In a few words,
who can emerge from this situation? Could there be a strongman? Yes, that is
Est-ce qu'il peut y avoir un homme fort ? Oui, c'est le rêve de beaucoup d'Iraniens.
Comme beaucoup de gens qui ont eu
the experience of revolution,
C'est toujours possible, mais vraiment à ce moment-là,
je ne vois pas une figure qui peut
play our Bonaparte.
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Original transcript (French)
Une question à la politique intérieure surtout. Comment expliquez-vous que la majorité des Iraniens qui ne veut plus, qui ne veut plus des ayatollahs ne se soulève pas ? Est-ce que les émeutes de novembre 2019, qui ont fait plus de 5 000 morts,
sont encore présentes dans tous les esprits ? Sans aucun doute. Ben, il n'y a pas un jour qui passe sans qu'une partie du peuple iranien manifeste sa colère, sa réjection de ce régime. Actuellement, quand on parle, il y a des grèves
de travailleurs de pétrole, de pétrochimie, et des retraités. Et ce qui est intéressant, c'est que cette protestation est dans tous les... presque dans toutes les villes. Nous avons 934 villes en Iran.
Et c'est vraiment dans toutes ces villes, il y a la réjection de ce régime actuel. Mais le problème, c'est que les Iraniens ne sont pas encore d'accord sur quel régime va remplacer le régime actuel. Il y a des gens qui veulent le retour de
la monarchie constitutionnelle, il y a des gens qui veulent une république islamique réformée, il y a des gens qui veulent une démocratie à l'occidentale. On peut toujours rêver, hein. Oui, oui, mais on vit en rêvant. Tout le monde rêve. Parce que rêver, c'est très humain,
n'est-ce pas ? Alors, comment voyez-vous la suite des événements à partir de tout ce qu'on vit au jour le jour, la suite des événements au Moyen-Orient ? Ben la suite, c'est que, en tout cas, le régime en Iran va changer. Monsieur Khamenei est
à un âge avancé, il ne peut pas durer très longtemps. Il n'y a aucun mécanisme pour le succéder. Et il n'y a personne parmi son entourage qui peut le remplacer parce que... il a empêché
des gens qui pouvaient devenir un jour un rival ou une alternative... il les a empêchés de se montrer, de construire une base, et cetera. Donc il y a un vide. Et c'est ce vide qui m'inquiète beaucoup. Mais c'est quand même un régime qui va continuer à se maintenir à travers une
féroce répression. Oui, mais ils sont capables de ça de moins en moins. Ça, ce n'est pas sûr aussi parce qu'il y a beaucoup de gens dans le... je sais pas, le... échelon militaire et sécuritaire qui ne sont pas contents du régime actuel. Donc ce n'est pas...
la situation a changé. Ce n'est pas comme novembre 2019, oui. En quelques mots, qui peut émerger de cette situation ? Est-ce qu'il peut y avoir un homme fort ? Oui, c'est le rêve de beaucoup d'Iraniens. Comme beaucoup de gens qui ont eu
l'expérience de la révolution, ils regardent pour un Bonaparte. C'est toujours possible, mais vraiment à ce moment-là, je ne vois pas une figure qui peut jouer notre Bonaparte.