Transcript · French → Spanish
Student Struggles for Equality in Education
Pedimos que nos escuchen y el gobierno, ¿qué hace?
Trae policías
contra nosotros y nos trata como enemigos, como si fuéramos unos,
unos, unos traidores. En todo caso, mi madre,
estaba muy preocupada cuando
veía los bloqueos, pero también comprende mucho las
razones.
Entiende que, en realidad, como estudiante,
no tenemos los mismos medios en la periferia
y, en realidad, es necesario lo que hacemos.
La policía con gases lacrimógenos, con, con equipamiento
realmente excesivo, como si fuéramos enemigos.
Pero, en realidad, solo pedimos lo mínimo y mis padres
lo entienden.
No lo hacemos porque queramos, estamos obligados y es necesario para
lograr la igualdad. Y entonces, aunque sea peligroso,
es un sacrificio que hay que hacer.
Creo que el ministerio, lo que debería hacer,
es venir a ver
las condiciones por sí mismo. Porque una cosa es recibir
un informe y
otra estar realmente allí. Como alumnos, no tenemos los mismos recursos en las afueras.
Si es peligroso, es porque traen a la policía con
nosotros, en realidad.
Y que escuchen también a los profesores.
Porque los profesores, luchan por nosotros,
también están con nosotros.
Cuando descubrimos con Parcoursup que somos desfavorecidos, cuando estamos
en un instituto de las afueras, que no tenemos las mismas oportunidades que los
institutos que están en
París, los institutos privados. Es una injusticia.
Y por eso, bueno, estamos indignados.
Incluso para el examen de filosofía de este año, hay una prueba que se llama la
comentario de texto. Y, en realidad, hay que tener un nivel de lenguaje
muy
alto. Y algunos alumnos que están
desfavorecidos no todos han crecido leyendo
libros, escribiendo. Así que tienen una lengua, un
lenguaje mucho
menos elevado que el de los, de los institutos privilegiados.
Lo que hace que, en realidad, por esa desventaja,
tengan menos posibilidades de
aprobar esta prueba que en los institutos de París, que en los institutos privados
católicos, donde los preparan para ello desde pequeños.
Y nosotros luchamos contra eso. Luchamos para tener las mismas oportunidades
de conseguirlo
que todos.
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Original transcript (French)
On demande à être écouté et le gouvernement ce qu'il fait, il ramène des policiers contre nous en fait et il nous traite comme des ennemis, comme si on était des, des, des traîtres. En tout cas pour ma mère, elle était très inquiète quand elle
voyait les blocus, mais elle comprend aussi beaucoup les raisons. Elle comprend qu'en fait, en tant qu'élève, on n'a pas les mêmes moyens en banlieue et qu'en fait c'est nécessaire ce qu'on fait.
La police avec des gaz lacrymogènes, avec, avec des équipements vraiment surchargés comme si on était des ennemis. Mais en fait, on demande juste le minimum et mes parents ils comprennent ça. On ne le fait pas parce qu'on a envie, on est obligé et que c'est nécessaire pour
avoir l'égalité. Et du coup, même si c'est dangereux, c'est un sacrifice à faire. Je pense que le ministère, ce qu'il devrait faire, c'est qu'il devrait venir voir les conditions d'eux-mêmes. Parce que c'est quelque chose de recevoir
un rapport et vraiment d'être là. En tant qu'élève, on n'a pas les mêmes moyens en banlieue. Si c'est dangereux, c'est parce qu'ils ramènent la police avec nous en fait. Et qu'ils écoutent aussi les professeurs.
Parce que les professeurs, ils luttent pour nous, ils sont aussi avec nous. Quand on découvre avec Parcours Sup que on est, qu'on est défavorisé, quand on est en lycée de banlieue, qu'on n'a pas les mêmes chances que les lycées qui sont à
Paris, les lycées privés. C'est une injustice. Et du coup, ben nous, on est révoltés. Même pour l'épreuve de philosophie cette année, il y a une épreuve qui s'appelle le commentaire de texte. Et en fait, il faut avoir un niveau de langage qui est très
élevé. Et pour certains élèves qui sont défavorisés, ils n'ont pas tous grandi avec lire des livres, écrire. Du coup, ils ont un langue, un langage qui est beaucoup moins élevé que ceux de, de, de lycées favorisés.
Ce qui fait qu'en fait, ben cette défavorisation, ils ont moins de chances de réussir à cette épreuve que les lycées de Paris, que les lycées privés catholiques qui sont formés à ça depuis qu'ils sont petits en fait. Et nous, on lutte contre ça. On lutte pour qu'on ait les mêmes chances
de réussir que tout le monde