Transcript · French → English
French → English transcript
What I do not understand is why people are not afraid for the children.
Why is everyone not afraid for their own children?
One child in five.
You have seen everything that goes on in after-school care.
As soon as there is a situation with security flaws, the children are exposed.
We really had our heads stuffed full of anti-victim propaganda
with a sort of contempt for victims.
They are worth nothing.
If you are a victim, you are worth nothing.
I would even say, if I may say so, in this chamber,
victims actually piss us off.
We still have things to do, she comes to complain again,
she comes again to say that things are not right, she comes again to file a complaint,
go to the police station next door, come back later,
just a report to the police, etc.
Yes, and she gets rid of the problem.
Everyone gets rid of the problem.
And people tend to protect the attackers.
The Betaram commission is completely insane too, it was known.
So it is the attackers who are protected.
It is them.
In fact, there is a kind of fascination with attackers.
I have lots of testimonies that I also gave you,
from people who describe how it happened,
even though there was all the evidence, absolutely all the evidence.
It is not a question of evidence, we can get the evidence,
we can look for it, we must look for it.
We have many different ways of getting evidence.
But you still have to want to get it.
And you must not be afraid.
But now, the story jambles.
The rapist who was sentenced to thirty years in prison,
he gets out after eight years.
He can move to the city where she lives.
He does not think for one second that he will attack again.
Of course he will.
I ask myself that question too because I do not understand these decisions.
There are plenty of decisions that are impossible to understand.
What I always tell my patients,
anything that is not coherent, that is incomprehensible,
that comes from the aggressor system.
There is an aggressor system behind it.
That is really what Denis Mukwege tells me, in despair,
Denis Mukwege, who was nearly killed several times
because of all his work for women who are victims of rape, etc.
He tells me that anyway, it is hopeless.
All the tormentors are everywhere, at every level.
It is them and it is their word that dominates.
Plus, they are in a dominant position.
It is their word that becomes law.
End of transcript · 437 words · machine translated
Original transcript (French)
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi les personnes n'ont pas peur pour les enfants. Pourquoi toutes les personnes n'ont pas peur pour leurs propres enfants ? Un enfant sur cinq. Vous avez vu tout ce qui se passe au périscolaire. Aussitôt qu'il y a une situation avec des failles de sécurité, les enfants sont exposés.
On a eu vraiment la tête farcie de propagande anti-victimaire avec une sorte de mépris pour les victimes. Elles ne valent rien. Si vous êtes victime, vous ne valez rien. Je dirais même, je me permets de le dire, dans cette enceinte,
elle nous emmerde les victimes en fait. On a encore des choses à faire, elle vient encore se plaindre, elle vient encore dire que ça ne va pas, elle vient encore porter plainte, aller au commissariat à côté, revenir plus tard, une main courante simplement, etc.
Oui, et elle se débarrasse du problème. Tout le monde se débarrasse du problème. Et les gens ont tendance à protéger les agresseurs. La commission Betaram, c'est complètement hallucinant aussi, c'était connu. Donc c'est les agresseurs qui sont protégés.
C'est eux. En fait, il y a une sorte de fascination pour les agresseurs. Moi, j'ai plein de témoignages que je vous ai passés aussi, de personnes qui racontent comment ça s'est passé, alors qu'il y avait toutes les preuves, mais toutes les preuves.
Ce n'est pas une question de preuves, les preuves, on peut les avoir, on peut les chercher, il faut les chercher. On a de multiples façons d'avoir des preuves. Mais encore faut-il vouloir les avoir. Et il ne faut pas avoir peur.
Mais là, l'histoire jambule. Le violeur qui a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, il sort au bout de 8 ans. Il peut s'installer dans la ville où elle existe. Il ne pense pas une seconde qu'il va refaire des victimes.
Bien sûr que si. Je me pose la question aussi parce que je ne comprends pas ces décisions. Il y a plein de décisions qui sont incompréhensibles. Ce que je dis à mes patients, toujours, tout ce qui n'est pas cohérent, incompréhensible,
c'est du système agresseur. Il y a du système agresseur derrière. C'est vraiment ce que me dit, avec désespoir, Denis Mukogoe, qui a failli être tué à plusieurs reprises pour toute son action en faveur des femmes victimes de viols, etc.
Il me dit que de toute façon, c'est fichu. Tous les bourreaux sont à tout niveau. C'est eux et c'est leur parole. En plus, ils sont en position dominante. C'est leur parole qui fait loi.