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Burkina Faso's Stance on Espionage and Diplomacy
If we catch a spy, the death penalty that exists, it's, it's,
it exists in
Burkina. Even if he wants to come under the guise
of another country, if we
catch you, that's what we'll apply.
And the reactionaries within, who are also their agents, if we catch
someone committing treason, there's no mercy.
The severing of diplomatic ties between Burkina and France,
do you envisage restoring relations
in other forms, on new foundations?
That's what I'm saying. We Africans, we like to make
mistakes. And I think we need to move away from that.
I just spoke to you about Haiti, and I think people need to read
Haiti's history, understand that you mustn't mess with
these
people.
It's a point of no return.
Point of no return is putting it too strongly,
but it can never be like it was before.
It will depend on our stance, the level we manage to reach.
Because as long as we are not fully ready on every front, we must not
play with fire, I would say.
They clearly said they would destabilize us, kill us.
And if ever, where we have brought our people
today,
if those people, God forbid, were to return
here,
it is not us, you know, it is what they will inflict on the people.
They will make sure that even in your dreams,
no one will dare challenge imperialism again.
They will make sure that even the living will envy the fate of the dead.
They are sadists.
What have they not done to us in the past?
Have we forgotten that?
That's why I said, I'm not in the position of, “Oh,
they've
come to their senses again,” or something. No.
Why did I decide to, to, to break ties?
Someone declares themselves your enemy, they don't wish you well.
Why would you keep them in your home?
Gone. If you keep them in your home, there's a problem.
Either I'm, I'm playing a double game with the people, or
I have other
objectives, I don't know. But once they're here, the
representation, everyone comes, all the spies come under diplomatic
cover. Everyone does it around the world.
Should I keep them and allow them
to pursue their dirty aims against myself,
against my people?
No.
I put an end to it, and we're very firm.
If we catch a spy, the death penalty that is in place, that's, that's,
it exists in
Burkina. Even if he wants to come under cover
of another country, if we catch you,
that's what we'll apply.
And the reactionaries within, who are also their agents, if we catch
someone betraying us, there's no mercy.
Sentiment, that's over with. No, no, no.
We mustn't fool around, because now we have taken on the responsibility
of the people
and we're not going to fool around with it. No, no, no.
As I said, I can't say every day that it's
France who,
who... There you go, recently, we had caught spies imprisoned here,
that sort of thing. Well, we've had enough. We cut ties, everyone goes back
home.
And that's the end of it. So that's roughly the position.
For us to come back here, we need to be ready.
And to be ready, I don't know how many decades it'll take,
but we have to be ready. And that depends on us.
But there's no question of saying, "Yes, they've come to their senses,
we should let them come." We mustn't play around with that.
We've learned many lessons.
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Original transcript (French)
Si on prend un espion, la peine de mort qui est là, c'est, c'est, ça existe au Burkina. Même s'il veut qu'il vienne sous couvert d'un autre pays, si on te prend, c'est ce qu'on va appliquer.
Et les réactionnaires à l'intérieur qui sont leurs agents aussi, si on prend quelqu'un dans la trahison, c'est sans pitié. La rupture diplomatique entre le Burkina et la France, envisagez-vous de renouer les relations sous d'autres formats, sur de nouvelles bases ?
C'est ce que je dis. Nous, les Africains, nous aimons faire des erreurs. Et moi, je pense qu'il faut quitter dans ça. Je vous ai parlé tout de suite de Haïti et je pense que les gens doivent lire l'histoire d'Haïti, comprendre qu'il ne faut pas s'amuser avec ces
gens-là. C'est un chemin de non-retour. Non-retour, c'est trop dit, mais ça ne peut plus jamais être comme avant. Ça dépendra de notre posture, à quel niveau on va arriver.
Parce que tant qu'on n'est pas prêt totalement sur tous les plans, il ne faut pas jouer avec le feu, j'ai envie de dire. Ils ont dit clairement qu'ils vont nous déstabiliser, vont nous tuer. Et si jamais, là où nous avons amené nos populations aujourd'hui,
si ces gens, par malheur, que Dieu nous en garde, revenaient ici, c'est pas nous hein, c'est qu'ils vont faire subir au peuple. Ils vont faire en sorte que même dans vos rêves, personne n'ose encore défier l'impérialisme.
Ils feront en sorte que les vivants même vont envier le sort des morts. Ils sont sadiques. Qu'est-ce qu'ils nous ont pas fait par le passé ? On a oublié ça ? C'est pourquoi j'ai dit moi, je ne suis pas dans cette posture de ah,
ils sont revenus à de meilleurs sentiments, un truc. Non. Pourquoi j'ai décidé de les, de, de rompre ? Quelqu'un se déclare ton ennemi, il veut pas de ton bien. Tu vas le garder dans ta maison pourquoi ?
Parti. Si tu le gardes dans ta maison, c'est qu'il y a un problème. Soit j'ai, je fais un double jeu avec le peuple ou bien j'ai d'autres objectifs, moi, je ne sais pas. Mais une fois qu'ils sont là, la représentation, tout le monde vient, tous les espions viennent sous couvert
diplomatique. Tout le monde le fait dans le monde. Est-ce que je dois les garder et les permettre de les accompagner dans leurs sales besoins contre moi-même, contre mon peuple ? Non.
Moi, je mets fin et on est très ferme. Si on prend un espion, la peine de mort qui est là, c'est, c'est, ça existe au Burkina. Même s'il veut qu'il vienne sous couvert d'un autre pays, si on te
prend, c'est ce qu'on va appliquer. Et les réactionnaires à l'intérieur qui sont leurs agents aussi, si on prend quelqu'un dans la trahison, c'est sans pitié. Le sentiment, c'est fini avec. Non, non, non. Il ne faut pas s'amuser, parce que là, on a engagé la responsabilité
du peuple et on ne va pas s'amuser avec. Non, non, non. Comme je l'ai dit, je peux pas tous les jours dire c'est la France qui, qui... Voilà, ils avaient, dernièrement, on avait pris des espions ici enfermés,
truc. Bon, on en a ras-le-bol. On rompt, chacun rentre chez lui. Et c'est terminé. Donc voilà un peu la posture. Pour revenir ici, il faut que nous, on soit prêts. Et pour être prêts, je ne sais pas, c'est dans combien de décennies,
mais il faut qu'on soit prêts. Et ça, ça dépend de nous. Mais il y a pas question de dire que oui, ils sont revenus à de meilleurs sentiments, il faut les laisser venir. Il faut pas s'amuser à ça. On a appris beaucoup de leçons.