Transcript · French → English

French → English transcript

The dimension of hatred, I was reading a sociologist who pointed out that yes, it's true, in many neighborhoods, there are generations that come from immigration, and notably from countries that were colonized by France, it's true, that must also be remembered.

There are important state figures, François Mitterrand who, in the repression of colonization, was not the last, he willingly signed execution orders, and on the Gaullist side, people like Papon, who behaved very badly towards Algerians.

The hatred felt, also the hatred felt by generations who are not very well welcomed by the Republic and who, moreover, do not like the Republic, the circle of hatred that goes both ways, is it there?

Of course it exists. There are individuals and people in our neighborhoods who experience this type of feeling.

Do you understand them?

No, first I would like to be nuanced. Fortunately, the vast majority of young people from this second- or third-generation immigrant background are perfectly republican, are perfectly integrated into working life, work, have families, etc., and pose no difficulty to the Republic. We must not make generalizations in this regard either.

Now, that being said, there are young people who, indeed, hate our country, hate their country, since it is their country, they are not immigrants, and that is precisely the whole difficulty and, ultimately, the whole difficulty facing us, our country, France, and our Republic.

How is it that young people who were born here, sometimes to parents who were born here, who are of French nationality, feel this hatred towards the Republic? And that is a question we must face head-on, but in any case, these young people, they are here because they are at home, so the answer "we're going to deal with immigration and we're going to kick them out", that is an answer that does not exist.

Now, it's a failure of the school, it's a failure of republican integration, since they don't have to be integrated, they are at home, but in any case, it's a problem we have before us.

We also know that we have a major failure in child social services, which is also why I want us to tackle this issue.

We know that these young people, very often, come from single-parent families, with mothers who do what they can, and that they are sometimes completely overwhelmed by young people who are out of control.

We know the influence of drug trafficking and easy profit, we know the influence of gangs, we know all of that.

End of transcript · 426 words · machine translated

Original transcript (French)

La dimension de la haine, je lisais tel sociologue qui rappelait que oui, c'est vrai, dans beaucoup de quartiers, il y a des générations qui sont issues de l'immigration et notamment de pays qui ont été colonisés par la France, c'est vrai, il faut le rappeler aussi. Il y a des personnages importants de l'État, François Mitterrand qui, dans la répression de la colonisation, n'a pas été le dernier, il signait volontiers les ordres d'exécution du côté des gaullistes, des gens comme Papon, qui sont très mal comportés à l'égard des Algériens. La haine ressentie, aussi la haine ressentie de générations qui ne sont pas très bien accueillies par la République et qui, d'ailleurs, n'aiment pas la République, le cercle de la haine qui va dans les deux sens, est-ce qu'il est là ? Ça existe, évidemment, il y a des individus et des personnes dans nos quartiers qui éprouvent ce type de sentiment. Vous les comprenez ?

Non, je voudrais d'abord être nuancée. Heureusement que la grande majorité des jeunes qui sont issus de cette immigration deuxième ou troisième génération sont parfaitement républicains, sont parfaitement intégrés dans la vie active, travaillent, ont des familles, etc., et ne posent aucune difficulté à la République, il ne faut pas non plus faire d'amalgame à cet égard. Maintenant, cela étant dit, il y a des jeunes qui, effectivement, détestent notre pays, détestent leur pays, puisque c'est leur pays, ce ne sont pas des immigrés, et c'est bien là toute la difficulté et toute, finalement, la difficulté qui s'oppose à nous, à notre pays, la France et à notre République. Comment se fait-il que des jeunes qui sont nés ici, parfois de parents qui sont nés ici, qui sont de nationalité française, éprouvent cette haine vis-à-vis de la République ? Et c'est une question qu'il faut qu'on adresse en face, mais de toute façon, ces jeunes-là, ils sont là parce qu'ils sont chez eux, donc la réponse « on va traiter l'immigration et on va les virer », ça, c'est une réponse qui n'existe pas. Maintenant, c'est un échec de l'école, c'est un échec de l'intégration républicaine, puisqu'ils n'ont pas à être intégrés, ils sont chez eux, mais en tout cas, c'est un problème qu'on a devant nous. On sait aussi qu'on a une défaillance majeure de l'aide sociale à l'enfance, c'est aussi pour ça que je veux qu'on embrasse ce sujet.

On sait que ces jeunes, bien souvent, sont issus de familles monoparentales, avec des mamans qui font ce qu'elles peuvent, et qu'elles sont parfois complètement dépassées par des jeunes qui sont hors de contrôle. On sait l'influence du narcotrafic et du profit facile, on sait l'influence des bandes, on sait tout ça.

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