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Hé, mon frère Tarek. Monsieur Tarek, bienvenue. — Ah, monsieur. Je vous passe le monsieur

président. — Qu’est-ce qu’il y a ? Ah, allez-y. Allô.

- Bonjour. Tariq. - Oui, Monsieur le Président.

Tariq, bonjour. Voilà la douce beauté que nous aimons, voilà la beauté du peuple.

Dans les Hammamats et à Tozeur, ils disent : « Yahia ben Ali ». En cinq minutes

Ma sœur m’a appelé de là-bas. Elle m’a dit : « Dis-leur que j’ai pleuré de toutes mes larmes. » — Ah ah.

Ah oui, elle a pleuré, elle était émue tellement vous étiez sincère.

Tellement populaire. Tellement courageux. Comme ça, à la flakka, aujourd’hui,

Il m’a dit : « Je te l’avais dit. Qu’est-ce qu’il est bien. C’est ce Ben Ali qu’on attendait… »

— Mon fils… Moi, ce que je sais, c’est que quand je suis en face à face avec toi…

Et celui qui te fait face, c’est un fils du peuple. Mon fils, ni cassée ni abîmée

La pauvre. Non, non, ni cassée ni abîmée, un fils du peuple comme moi…

Je ne sais pas parler la langue… Toi, ça… Regarde, même en arabe

ils te félicitent, France 24, c’est un retournement historique

Regarde, Bourguiba quand il a dit : « Ben Salah m’a trompé… » — Ah. Toi…

Tu t’es fait une belle occasion. Quoi, France 24 a retourné sa veste ? Oui, voilà en arabe.

Ils ont dit que c’était un discours génial et ils ont commencé à… En France, Berlusconi m’a appelé…

— Ah bon ? Oui, oui. Bobo Craxi m’a dit : discours extraordinaire.

Vous avez fait le discours comme De Gaulle, je vous

ai compris. Ah c’est vrai, je vous ai compris. Je vous

ai compris. Qu’est-ce qu’il y a ? C’est historique. — C’est vrai. Je vous ai compris.

Ils m’ont trompé mais je suis le fils du peuple. J’ai travaillé

toute ma vie, cinquante ans. Tu nous as fait pleurer, je te l’avais dit. — Moi

Je vais te dire… Tu me connais, je t’ai jamais menti. Extraordinaire.

Autre nouvelle que je voulais vous dire, Sidi. Obama a appelé Berlusconi

Il lui a dit pas d’ingérence. Frattini va faire la déclaration

pour dire qu’il n’y aura plus de visas pour les Tunisiens.

Il va faire une déclaration, comme vous l’avez demandé.

Et il va appeler Sarkozy, Berlusconi, il m’a dit dis-lui que nous

est avec lui. Il l'a félicité, il lui a dit : t'inquiète pas, l'armée, pas

de problème. Et deuxième chose, les Américains ils ont

Disons qu’on est avec Ben Ali, on veut juste… …qu’il fasse

un gouvernement qui change peut-être de Premier ministre,

Il met quelqu’un… Non, non, pas maintenant, je t’ai envoyé un vocal.

Ça… Voilà. Maintenant, prends, je suis avec toi, je viens à

côté de toi, je viens faire… On ne va pas laisser ce pays,

Celui que tu as interdit. — Impossible. Qu’il se noie. Et les voyous, parce que moi

à Hammamet, vraiment, c’est tous des voyous ceux-là. Des voyous, par Dieu

Des voyous. Des voyous, vraiment. Et ils étaient organisés, tu as

raison, vraiment. — Oui, je sais. Ils avaient des voitures de location.

– Oui, on sait. Ils ont de l’argent. – Oui, ils ont des portables.

Ils ont tout. Mao, tu sais, parce que j’ai la garde et l’armée avec moi.

Ici… ils m’ont tout raconté. Ils ont dit : Tarek, ceux-là, c’est une bande de voyous.

Quoi, trois mille, trois mille personnes pour faire peur à tout l’État tunisien ?

On n’a pas eu peur des Français ? On n’a pas eu peur des islamistes ? Non, bravo à toi.

Bravo à toi, enfin bref. Que Dieu nous protège, c’est tout. — Bravo à toi. Ça va maintenant, ce matin ?

Moi, ça va quand toi tu es comme ça, tout rose, moi me voilà, j’arrive.

À côté de toi. Dieu merci, bienvenue à toi. Je viens à côté de toi, c’est magnifique. Mais ils ont dit à l’autre

de ne plus faire de discours au Parlement. Ça, c’est Si Sakhr El Materi. Il ne

parle plus, lui ont-ils dit. Je lui ai dit : non, ils ne l’ont pas fait sortir pour parler, il ne parle plus,

non. Il ne parle plus, il se tait. — Il se tait. Il se tait, la tête baissée. Parce que

toi tu es en train de tenir le pays et tu le tiens, lui aussi. C’est vrai. Combien

tu vas t’appuyer sur eux, toi ? Combien tu vas… tout porter sur tes épaules ? Combien

tu vas… sur tes épaules ? C’est pas possible, c’est une injustice.

Hammamet est satisfaite. Voilà que j’ai la police à côté de moi, Sidi. — Eh oui, et la garde,

Hammamet, après le discours, est satisfaite. Demain matin, je vais faire

Radio Trottoir. Je vais prendre les caméras, je vais les envoyer dans tous les…

quartiers populaires. Pour faire le relevé du peuple

tunisien derrière Ben Ali. Tu vas voir comment on va la

renverser, celle-là. Comme Bourguiba a fait. Toi, tu es le fils de Bourguiba, que Dieu te bénisse.

Tu es monté comme une fusée. Que Dieu te garde, je suis son élève. Toi, tu es quelqu’un du peuple.

Je t’ai dit, le dialecte, le dialecte… Et comme tu étais beau quand tu as dit que

tu allais parler la langue des Tunisiens. Oui. Et qu’ils la comprendront à l’étranger.

— Elle était très belle, ça. Je t’ai suivi, enfin. — Que Dieu te bénisse,

merci. Nous sommes à tes côtés. — Que Dieu te bénisse. On est là, ne t’en fais pas. — Que Dieu

te bénisse. Le monde est à tes côtés et le peuple est avec toi. Bravo. — Merci, que

Dieu te bénisse. Je tiens beaucoup à toi. — Merci, que Dieu te garde, au revoir. À bientôt,

monsieur. — Détache la cravate et repose-toi. Fais une bonne sieste. — Si Dieu

le veut. Bonne nuit. — Si Dieu le veut, que Dieu te bénisse. Oui. Merci,

que Dieu te bénisse, passe une bonne nuit. Oui. — Allô. Allô. — Oui. Allô,

une petite seconde, vous êtes avec Monsieur le Président, une petite seconde. Bienvenue. — Allô.

Oui, monsieur le président, allez-y. Il faut, qu’est-ce qui est sorti enfin, Ridha ?

Monsieur le président, un communiqué vient de sortir de la présidence, Mohamed Ghannouchi est là, debout

avec le président de l’Assemblée des députés et le président de la Chambre des conseillers. Ils ont dit momentanément

que Mohamed Ghannouchi assure l’intérim

du président de la République. Ils ont dit quoi ? Mohamed Ghannouchi assure l’intérim.

Mon fils Mohamed… — Je reviens dans quelques heures. Je

reviens dans quelques heures, c’est normal. Il n’a pas

Ce qu’il fait, en cas d’absence du président, l’intérim, c’est lui qui l’assure. Moi je…

je reviens dans quelques heures. Bienvenue, bienvenue monsieur

le Président, quand vous revenez, la Défense est avec vous, l’armée est avec vous. Veuillez entrer,

veuillez entrer. Quelle est la situation ? Ça va, plus ou moins ça va, ça va.

Tu vas voir. — Oui, Ridha. — Oui. La situation dans le pays, comment elle est ? Ça va,

plus ou moins, comme ce matin, comme ce matin, ça va, il n’y a rien

de dangereux. Il n’y a rien de dangereux ? — Oui, oui. Oui, Ridha.

— Oui. Mohamed Ghannouchi. — Oui. Regarde Mohamed Ghannouchi et Fouad

Mbazza et Abdallah Kallel, maintenant à la présidence, ils sortent un communiqué.

Ils disent : « Nous ne sommes pas partis et il n’y a rien de tout ça, et c’est quoi l’intérim ? » Oui,

oui, sois tranquille, sois tranquille, ça va être fait. Monsieur le Président. — Je l’ai bloqué…

Je l’ai bloqué, Sériati, moi, pour que vous soyez au courant. —

Oui ? Je l’ai bloqué, Sériati. Qu’est-ce que tu as fait ? — Je l’ai bloqué, Sériati.

Je l’ai bloqué. Pourquoi ? Parce qu’il paraît qu’il y a une combine. Gentiment

93. Ça veut dire… Il paraît qu’il a… il a des gens à la sécurité…

94. — Il paraît, Monsieur le Président… Il paraît qu’il a des gens à

la sécurité qui sont en train de se bouffer entre eux à l’Intérieur. Moi, je ne lui ai rien fait,

à l’aéroport il est installé dans une maison, c’est tout, voilà. Je ne lui ai rien fait.

Qu’est-ce que ça veut dire, vous l’avez arrêté ? Je ne lui ai rien fait. L’aéroport est bouclé ? Oui,

il est là-bas dans une maison propre et bien équipée, je ne lui ai rien fait. L’aéroport

est bouclé, Ridha ? L’aéroport est bouclé ? Il est bouclé, l’aéroport est à moi, vas-y.

Celui qui veut sortir, qu’il y aille, monsieur le président, dis-moi qui. Celui qui veut

sortir, qu’il sorte. Lui-même, il veut sortir ? Bienvenue, monsieur le président.

Bienvenue à toi, quand toi tu seras président. Ya Ridha. — Oui, monsieur ?

Où est Ali ? Où est Ali ? Ali Seriati, je t’ai dit à l’aéroport, je l’ai mis

dans une pièce, parce que j’ai des doutes… Oui ? Je t’ai dit, je l’ai… je l’ai gardé

dans une pièce parce que j’ai des doutes qu’il est en train de jouer. Jouer ? Jouer,

oui, monsieur.

Allô, allô, oui ? Oui, c’est ce qu… c’est ce qu’on m’a dit à l’Intérieur.

Donc moi… on m’a dit… donc l’armée… l’armée n’est pas descendue ?

Vous, vous l’avez arrêtée ? Nous… nous avons arrêté l’armée. Ah, bien, bien.

Rassure-toi, ils n’ont rien, rassure-toi. Ya Ridha. Rassure-toi, oui. Ya Ridha. Oui,

oui. S’il te plaît, écoute, Mohamed Ghannouchi et Foued Mebazaa. Mets-les…

Mets-les, même sans postes ou autre, fais-les sortir de là-bas et loge-les près de vous,

mon frère. Rassure-toi, rassure-toi, rassure-toi. Rassure-toi. Rassure-toi. Allez, appelle-les, s’il te plaît,

allez. Va les appeler directement, dis-leur… dans quinze minutes, qu’ils soient près de moi.

Qu’ils restent près d’eux. Ne t’en fais pas. D’accord ? Ne t’en fais pas, ne t’en fais pas. OK. Je suis là, je t’appelle,

Je suis là, je t’appelle. Vas-y, sois rassuré à tout moment. OK. Allô ?

Ah Ridha, bonjour. Oui, bonjour, bienvenue monsieur. Quoi ?

Ça va ? Ça va ? Dieu merci, j’ai encore du travail, j’ai encore

du travail, monsieur le président. Moi, en vérité… c’est-à-dire… non,

on ne maîtrise pas. Il y a même… il y a la thèse du coup d’État…

On ne sait pas, on ne sait pas qui est derrière, qui est quoi… les Frères

sont derrière, qui est derrière ? Oui ? Oui, bon, mais… les Frères

musulmans. Il y a des pièges… genre… oui. Tu me suis ? Eux,

les Frères musulmans, quoi ? Vous, au ministère de l’Intérieur ? Non non non non non,

non, c’est sûr que ce sont les Frères musulmans, c’est sûr. C’est sûr que ce sont les Frères musulmans, c’est sûr.

C’est… tu en doutes ? Oui, bon, tout… bon, tout… si la situation

est stable, moi je vais prendre l’avion tout de suite. Monsieur le président,

je vous le dis très honnêtement. On ne peut pas assurer votre sécurité,

Comment te le dire… Je te l’ai déjà dit, considère-moi comme ton fils, comme tu veux. La rue…

La rue est en colère, dans la rue d’une façon… je ne peux pas te la décrire. Comme ça tu ne diras pas que je t’ai poussé

vers l’injustice ou quoi que ce soit, et toi tu as toujours eu un jugement très juste. Mais ça se… calme

paraît-il maintenant ? Ce matin, ils ont déjà commencé les annonces… sur Facebook

et tout ça, on dit qu’on est à une journée d’un truc grave. Non non, mon…

Je te le dis, et toi tu as toujours eu un jugement très juste. Moi, ça veut dire… je te protège

jusqu’au palais, mais la rue, vraiment, je ne sais pas, je te le dis mon

président. Et toi, tu as toujours eu un jugement très juste. Bon, qu’est-ce que j’ai fait,

moi ? La rue, c’est son boulot… Monsieur le Président, je te donne la situation,

pas une interprétation. Je te donne la situation objective et toi, interprète comme

tu le vois. Voilà. Et en plus, vois avec Si Mohamed, il a de l’expérience en communication

avec l’Intérieur aussi, plus que moi, et décide comme tu le juges bon. Il est où, Si Mohamed ?

Il est à côté de toi ? Au bureau, à la Primature. Je l’ai appelé tout à l’heure.

Allez, on va l’appeler, allez, on va l’appeler, d’accord. Que Dieu bénisse tes parents, merci. D’accord.

Allô ? Ah, Kamel. Oui. Ah non, où es-tu, mon fils ? Comme ça tu es parti…

Mon frère. Allô ? Oui, ah. Le groupe est arrivé.

Et moi je reviens. Qu’est-ce qu’il y a, Manouar ? Je t’ai dit, le groupe est arrivé, le groupe.

Ils ont peur, une famille qui a peur, je les ai emmenés à un endroit proche et je reviens sur

la route. Qu’est-ce qu’il y a, la situation ? La situation… elle n’est pas bonne du tout, pas du tout,

pas du tout, mon ami. Comment ça, Kamel ? La situation n’est pas bonne du tout.

Comment ça ? Banditisme ou quoi, ils attaquent les maisons, la situation, une sale affaire

ou quoi… Oui… Comment ça ? Comment ça ? Comment ça ? Ils ont attaqué la maison

de Dorsaf. Ils ont attaqué la maison de Dorsaf, ils ont attaqué ? Ils ont attaqué la maison de Dorsaf.

Allô ? Allô ? Oui. Je t’ai dit, ils ont attaqué la maison de Dorsaf…

Tu me suis… Et du banditisme, beaucoup de maisons, ils ont attaqué les maisons, ils brûlent

des affaires, et tout ça, tout. Et c’est tout, maintenant… l’armée, le pauvre, est dépassée

ou du côté… la Défense tient le coup ? Qui ?

L’armée, l’armée ? Les pauvres sont dépassés, tu les connais, ils n’ont pas le nombre

suffisant ni rien… L’armée… tu sais qu’il n’a pas le nombre suffisant.

Il n’a pas le « numéro Sifizon », il y a un gros manque, manque de l’armée dans le pays,

Manque de l’armée dans le pays et beaucoup… Kamel, l’armée tient le coup ?

Non non… pas encore… il y a beaucoup de problèmes, il y a beaucoup de problèmes et beaucoup

de vols et beaucoup d’autres choses. Ils ont attaqué la maison de Dorsaf, ils l’ont vidée et ils ont fait

tout ça. Kamel, je t’en prie, dis-moi que tout est sous contrôle, hein ? Kamel, ministre

de la Défense… dis-moi que tout est sous contrôle, sous contrôle ? Non non non non non, il y a

non, il y a beaucoup de dérapages… et l’armée n’est pas suffisante, l’armée n’est pas

suffisante, il faut… Kamel. Ah. Qu’est-ce que tu me conseilles, je rentre maintenant ou

pas ? Hein ? Tu me conseilles de rentrer maintenant ou pas ? Comment ça ? Je t’ai dit que je suis en route

du retour, Kamel. Hein ? Allô. Je t’ai dit que je suis en route pour rentrer, tu me conseilles

de rentrer ou pas ? Raccroche, je te rappelle, raccroche. Oui ? Je te rappelle

après. Qu’est-ce que tu me conseilles ? Je t’ai dit, raccroche, je te rappelle… Nous

t’appelons… je ne t’entends pas bien. Je t’ai dit… je t’ai dit… Kamel,

Kamel. Je t’ai dit que je suis sur le chemin du retour, tu me conseilles de rentrer ou pas…

Ni… ni non ? Écoute-moi bien. Allô. Je t’entends, Kamal. Non

La situation n’est pas bonne dehors, la situation n’est pas bonne. Je ne reviens pas ? Un peu

La situation n’est pas bonne. Ça veut dire que je ne reviens pas maintenant alors ? Non La situation

n’est pas bonne, la situation n’est pas… la situation n’est pas bonne, ça a beaucoup dégénéré et…

Que Dieu les guide et vas-y, c’est tout. La défense tient le coup ou pas ? Par Dieu l’armée

est à deux de son mieux et tout ça mais il semble qu’ils ne sont pas au

nombre suffisant… Il n’y a pas un nombre suffisant parce qu’il y a beaucoup

de… c’est ce que j’ai entendu, du banditisme. Dis-moi, Kamal, la situation est maîtrisée ?

Hein ? Kamal, le ministre de la Défense… dis-moi, la situation est maîtrisée, maîtrisée ?

Non non non non non, il y a… il y a beaucoup de dérapages… et il y a l’armée

qui n’est pas suffisante, l’armée n’est pas suffisante, il faut… Kamal. Hein. Qu’est-ce que tu me conseilles ?

Je reviens maintenant ou pas ? Hein ? Tu me conseilles de revenir maintenant ou pas ? Comment ?

Je t’ai dit que je suis sur le chemin du retour, Kamal. Hein ? Allô. Je t’ai dit que je suis en

chemin pour revenir, tu me conseilles de revenir ou pas ? Raccroche, je vais te rappeler.

Raccroche. Oui ? On te rappellera. Tu me conseilles quoi ? Je t’ai dit de raccrocher, on te rappellera.

On t’appellera… C’est nous qui t’appellerons… Je ne t’entends pas bien. Je t’ai dit…

Je t’ai tué… Kamal, Kamal. C’est moi qui t’ai tué en revenant dans le virage, et tu viens me faire la leçon.

On rentre ou… ou… ou pas ? Écoute-moi bien. Allô. Je t’écoute

Kamel. Non, les choses ne vont pas bien dehors, les choses ne vont pas bien.

On ne rentre pas ? Un peu les choses ne vont pas bien. Donc on ne rentre pas maintenant alors ?

Non, les choses ne vont pas bien, les choses ne… les choses ne vont pas bien j’ai grandi.

Beaucoup et… que Dieu nous guide et voilà, c’est tout. La défense tient le coup ou pas ?

Franchement, l’armée est dans son meilleur état et tout ça, tout va bien, mais il semble que

non, pas le nombre de divisions… il n’y a pas de nombre de divisions,

parce qu’il y en a beaucoup… comme j’ai entendu, du banditisme.

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Original transcript (Arabic)

آي خويا طارق. سي طارق مرحبا بك. - أه سيدي. نعديك السيد الرئيس. - آش خص. آه تفضل. ألو. - ألو. طارق. - أه سيدي الرئيس. يا طارق مرحبا. هذا الزين الحلو اللي نحبوه، هذا الزين الشعب. في الحمامات وفي توزر يقولوا يحيى بن علي. En cinq minutes

أختي كلمتني من غادي. قالت لي قلو بكيت بدموعي. - أه أه. Ah oui بكات، elle était émue tellement vous étiez sincère. Tellement شعبي. Tellement courageux. هكا بالفلاقة اليوم، قالي وقتلك. يا محلاك. هذا هو البن علي اللي نستناو فيه... - يا ولدي... اللي نعرفو وقت اللي نبدا أنا راس راس معاك...

واللي يقابلك، هذا ولد الشعب. يا ولدي لا مكسرة لا حالة حليلة. لا لا مكسرة لا حالة حليلة، ولد الشعب كيما أنا... ما نعرفش نتكلم باللغة... إنتي هاذي... شوف حتى العربية يشكروا فيك، France 24 c'est un retournement historique شوف. بورقيبة وقت اللي قال بن صالح غلطني... - أه. إنتي

عملت فرصة يا محلاك. شنوة France 24 تقلبت؟ إيه، هاو العربية قالوا خطاب هايل وبديو... في فرنسا كلمني Berlusconi... - Ah bon إيه إيه. Bobo Craxi قالي extraordinaire discours. Vous avez fait le discours comme De Gaulle, je vous ai compris. Ah c'est vrai, je vous ai compris. Je vous

ai compris. شبيه؟ تاريخ. - C'est vrai. Je vous ai compris. غلطوني mais je suis le fils du peuple. J'ai travaillé toute ma vie, cinquante ans. بكيتنا، هاو قتلك. - أنا نقولك... تعرفني ما عمري ما ندجل عليك أنا. Extraordinaire. Autre nouvelle حبيت نقولك سيدي. Obama كلم Berlusconi

هو قالو pas d'ingérence. Frattini va faire la déclaration comme quoi il y aura plus de visas pour les Tunisiens. Il va faire une déclaration, comme vous l'avez demandé. Et il va appeler Sarkozy, Berlusconi, قالي dis-lui qu'on est avec lui. هنيتو قتلو t'inquiète pas, l'armée, pas

de problème. Et deuxième chose, les Américains ils ont dit on est avec Ben Ali, on veut juste... ...qu'il fasse un gouvernement peut-être qui change de Premier ministre, il met quelqu'un... لا لا مريقلة توة، بعثتلك ديسكور هذايا... Voilà. Maintenant جيب، أنا معاك، je viens à

côté de toi, je viens نعمل... On va pas laisser ce pays, اللي إنتي منعتو. - مستحيل. يغرق. والباندية، خاطر أنا في الحمامات راهو، الكلهم باندية هذوما. باندية والله باندية. باندية راهو. Et ils étaient organisés, عندك الحق راهو. - إيه نعرف. عندهم des voitures de location.

- إيه نعرف. عندهم فلوس. - إيه. عندهم des portables. عندهم كل شيء. ماو تعرف خاطر أنا عندي الحرس والجيش معايا هنا... حكولي كل شيء. قالوا طارق راهو باندية جماعة هذوما. شنوة 3000، 3000 personnes باش يخوفوا دولة تونسية كاملة؟ ما خوفناش مالفرنسيس؟ ما خوفناش مالخوانجية؟ لا، برافو

عليك حصيلو. ربي يستر وكهو. - برافو عليك. Ça va توة الصباح؟ أنا أموري وقت اللي إنتي تبدا هكا، مبمبي، أنا هاني جاي بحذاك. الحمد لله مرحبا بك. نجي بحذاك ما أحلى. أما قلو لاخر ما عادش يخطب في البرلمان هذا سي صخر الماطري. ما عادش يتكلم قلو. قتلو، لا ما خرجوش يتكلم، ما عادش يتكلم

لا. ما عادش يتكلم، يسكت. - يسكت. يسكت، وراسو واطي. خاطر إنتي قاعد تمنع في البلاد وتمنع فيه راهو. صحيح. قداش باش تقيس عليهم إنتي؟ قداش باش... الكل على كتافك؟ قداش باش... على كتافك؟ C'est pas possible, c'est une injustice. الحمامات راضت. هاو عندي شرطة بحذايا سيدي. - أيوا. والحرس،

الحمامات بعد le discours راضت. غدوة صباح باش نعمل Radio Trottoir. باش ناخذ les caméras، نبعثهم dans tous les quartiers populaires. Pour faire le relevé du peuple tunisien derrière Ben Ali. تو تشوف comment on va la renverser هاذي. كيما عمل بورقيبة. إنتي ولد بورقيبة تبارك

الله عليك. طلعت طيارة. يعيشك، أنا تلميذو. يا إنتي شعبي. قتلك، الدارجة، الدارجة... وما أحلاك وقت اللي قلت باش نتكلم اللغة متاع التوانسة. إيه. ويفهموها في الخارج. - ياسر حلوة هاكي. دليت عليك حصيلو. - بارك الله فيك، merci. أحنا بحذاك. - بارك الله فيك. بحذاك، تهنى. - بارك

الله فيك. العالم بحذاك والشعب معاك. Bravo. - Merci بارك الله فيك. غليت عليك. - شكراً، يعيشك، بالسلامة. À bientôt سيدي. - اربط القدة وارتاح. اعمل رقدة باهية. - إن شاء الله. ليلة. - إن شاء الله، بارك الله فيك. أي. Merci بارك الله فيك، تصبح على خير. وي. - ألو. ألو. - وي. ألو،

لحظة برك، معاك السيد الرئيس، لحظة برك. مرحبا. - ألو. وي السيد الرئيس، تفضل. خص، شنوة اللي خرج ياخي يا رضا؟ السيد الرئيس، توة خرج بلاغ من الرئاسة، واقفين محمد الغنوشي ورئيس مجلس النواب ورئيس مجلس المستشارين. قالوا momentanément محمد الغنوشي يعمل l'intérim

متاع رئيس الدولة. قالوا شنوة؟ محمد الغنوشي assure l'intérim. يا ولدي محمد... - Je reviens dans quelques heures. Je reviens dans quelques heures, c'est normal. ما عندو ما يعمل، غياب الرئيس، l'intérim، هو il assure. أنا je reviens dans quelques heures. مرحبا بك، مرحبا بك السيد

الرئيس، وقت اللي ترجع، الدفاع معاك، العسكر معاك. تفضل، تفضل. شنوة الوضع؟ لاباس، plus ou moins لاباس، لاباس. توة شوف. - يا رضا. يا نعم. الوضع في البلاد شنوة؟ لاباس، plus ou moins، كيما الصباح، كيما الصباح، لاباس، ما فماش حاجة خطرة. ما فماش حاجة خطرة؟ - يا نعم، يا نعم. يا رضا.

- يا نعم. محمد الغنوشي. - يا نعم. شوف محمد الغنوشي وفؤاد المبزع وعبد الله القلال، توة في الرئاسة، يهبطوا communiqué. يقولوا ما خرجناش وما فماش منها وشنوة l'intérim. إيه، إيه، تهنى، تهنى، ça va être fait. السيد الرئيس. - وقفت عليه... وقفت عليه السرياطي راني، باش تكون في علمك. -

نعم؟ وقفت عليه السرياطي. شنوة عملت؟ - وقفت عليه السرياطي. وقفتو. علاه؟ خاطر il paraît qu'il y a une combine. Gentiment معناها... Il paraît qu'il y a... عندو جماعة في الأمن... - Il paraît السيد الرئيس... Il paraît عندو جماعة في الأمن قاعدة تاكل في بعضها في الداخلية. أنا ما عملتلو

شيء، في المطار قاعد في بيت وكهو، هذا هو. ما عملتلو شيء. شمعناها وقفتو؟ حتى شيء ما عملتلو. المطار مبسوك؟ إيه، قاعد غاديكا في بيت نظيفة ومضخم، حتى شيء ما عملتلو. المطار مبسوك يا رضا؟ المطار مبسوك؟ مبسوك، المطار عندي، تفضل. اللي يحب يخرج يتفضل السيد الرئيس، قلي شكون. اللي يحب

يخرج يخرج؟ هو بيدو يحب يخرج؟ مرحبا بك السيد الرئيس. مرحبا بك، وقت اللي تجي إنتي رئيس. يا رضا. - يا نعم. علي وينو؟ علي وينو؟ علي السرياطي قتلك في المطار، حطيتو في بيت، على خاطر عندي شكوك... نعم؟ قتلك خل... شديتو في بيت خاطر عندي شكوك اللي هو قاعد يلعب. يلعب؟ يلعب،

يا نعم. ألو، ألو، نعم؟ نعم، هذا شـ... هذا شقالولي في الداخلية. دونك أنا... أنا جولي... دونك الجيش... الجيش ما هبطش؟ انتوما شديتوها؟ أحنا... أحنا الجيش وقفناه. آه باهي باهي. تهنى، ما عندهم شي، تهنى. يا رضا. تهنى، وي. يا رضا. نعم،

نعم. بالله اسمع، محمد الغنوشي وفؤاد المبزع. حطوهم... حطوهم ولو بلاسيه ولا غيرو، خرجهم من غادي واسكنوهم بحذاكم يا أخي. تهنى، تهنى، تهنى. تهنى. تهنى. آي كلمهم بالله، آي. أمش كلمهم ديركت قوللهم... دون كانز مينوت يكونو بحذايا، يكونو بحذاهم. تهنى. باهي؟ تهنى، تهنى. أوكي. هاني نكلمك،

هاني نكلمك. تفضل، تهنى في كل وقت. أوكي. ألو؟ آه رضا صباح الخير. وي صباح الخير، مرحبا سيدي. شنوة؟ لاباس؟ سافا؟ الحمد لله، جي انكور دي ترابل، جي انكور دي ترابل سيدي الرئيس. أنا الحقيقة... معناها... لا رو أون لا متريز با. إيل يا ميم... إيل يا لا تيز دو كو ديتا...

ما نعرفش، ما نعرفوش شكون وراها، شكون كذا... الخوانجية وراها، شكون وراها؟ نعم؟ إيه بون ما... الخوانجية وراها، الخوانجية. إيل يا دي بياج... جانر... وي. فهمتني؟ هوما الخوانجية شنوة؟ انتوما في الداخلية؟ لا لا لا لا لا لا، سي سور الخوانجية، سي سور. سي سور الخوانجية، سي سور.

سي... عندك شك في هذا؟ إيه، بون تو... بون تو... لو كاي سي سي ستابل، أنا باش ناخذ الطيارة توة راهو. سيدي الرئيس أنا نقلك بكل أمانة. أون نو بو با أسوري فوتر سيكوريتي، هاو نقلك، قلهالك أنا اعتبرني ولدك اللي تحب انتي. الشارع... الشارع غاضب في الشارع بطريقة مش نقلك. باش ما تقولش لزيتك

للظلم ولا الكذا، وانتي لكم سديد الرأي. مي سا سو كالم باري تيل مانتنو؟ الصباح، بداو توة الإعلانات... في الفيسبوك في الكذا، أون ساتون أ أون جورني أن بو غراف. لا لا يا... هاني نقلك أنا وانتي لكم سديد الرأي. أنا معناها... نحرسك حتى للقصر، مي الشارع راهو ما نعرفش، هاني نقلك أنا سيدي

الرئيس. وانتي ولكم سديد الرأي. باهي، شنوة اللي عملتو أنا؟ الشارع خدمتو... يا سيدي الرئيس أنا نعطيك الوضع مش عالتفسير، أنا نعطيك الوضع أوبجيكتيف وانتي فسر واللي تراه. هذا هو. زيد شوف مع سي محمد، عندو عندو خبرة بالاتصال مع الداخلية زادة أكثر مني وقرر اللي تراه. وينو سي محمد

هو بحذاك؟ في البيرو في الوزارة الأولى كلمتو أنا بكري. أهاتو نطلبو، أهاتو نطلبو، باهي. يرحم والديك، شكرا. أوكي. ألو؟ آه كمال. وي. آه لا وينك يا ولدي؟ هكا مشيت يا خويا. ألو؟ وي، آه. وصلت الجماعة وهاني راجع. آش فمة منور؟ قتلك وصلت الجماعة، الجماعة

خايفين عايلة خايفين، وصلتهم لبقعة قريبة وهاني راجع في الثنية. آش فمة الأمور؟ الأمور... مش باهية بالكل بالكل بالكل يا عشيري. كيفاش يا كمال؟ الأمور مش باهية بالكل. كيفاش؟ بانديتيزم ولا كذا، يهجموا عالديار الأمور، عملة ولا كذا... إيه... كيفاش؟ كيفاش؟ كيفاش؟ هجموا على دار

درصاف. هجموا على دار درصاف هجموا؟ هجموا على دار درصاف. ألو؟ ألو؟ وي. قتلك هجموا على دار درصاف... فهمتني... وبانديتيزم برشة ديار هجموا عالديار، يحرقوا في حاجات، كذا، كل شيء. وهاذاكهو توة... الجيش مسكين ديباسي ولا من... الدفاع شد روحو؟ شكون؟

الجيش، الجيش؟ مسيكنات ديباسي، تعرفيهم ما عندهمش النمبر سيفيزون ولا حاجة... الجيش... تعرفي ما عندوش النمبر سيفيزون. ما عندوش النمبر سيفيزون، فمة برشة نقص نقص الجيش في البلاد، نقص الجيش في البلاد وبرشة... يا كمال الجيش شد روحو؟ لا لا... لتوة لا... فمة برشة مشاكل، فمة برشة مشاكل وبرشة

سرقة وبرشة أمور. وهجموا على دار درصاف، فرغوها وعملوا كذا. يا كمال بالله قلي الأمور مسوكة؟ آه؟ يا كمال وزير الدفاع... قلي الأمور مسوكة، مسوكة؟ لا لا لا لا لا، فمة لا، فمة برشة دياراباج... وفمة الجيش مش كافي، الجيش مش كافي، يلزمو... يا كمال. آه. شنوة تنصحني نرجع توة ولا

لا؟ آه؟ تنصحني نرجع توة ولا لا؟ كيفاش؟ قتلك أنا في الثنية راجع يا كمال. آه؟ ألو. قتلك أنا في الثنية راجع، تنصحني نرجع ولا لا؟ علق تو نعاود نطلبك، علق. نعم؟ تو نعاود نطلبك. شنوة تنصحني؟ قتلك علق تو نعاود نطلبك... أحنا نطلبك... مانيش نسمع فيك مليح. قتلك... قتلك... يا كمال،

يا كمال. أنا قتلك راجع في الثنية، تنصحني نرجع ولا... ولا... ولا لا؟ اسمعني مليح. ألو. نسمع فيك يا كمال. لا الأمور مش باهية برة، الأمور مش باهية. ما نرجعش؟ شوية الأمور مش باهية. معناها ما نرجعش توة يعني؟ لا الأمور مش باهية، الأمور مش... الأمور مش باهية كبرت برشة و...

ربي يهدي وبرا اكهو. الدفاع شد روحو ولا لا؟ والله الجيش إيل في دو سون ميو وكذا كل شيء لكن يظهر في نون با لو نمبر سيفيزون... إيل نيا با دو نمبر سيفيزون خاطر فمة برشة... هكا سمعت بانديتيزم. يا كمال قلي الأمور مسوكة؟ آه؟ يا كمال وزير الدفاع... قلي الأمور مسوكة، مسوكة؟

لا لا لا لا لا، فمة لا، فمة برشة دياراباج... وفمة الجيش مش كافي، الجيش مش كافي، يلزمو... يا كمال. آه. شنوة تنصحني نرجع توة ولا لا؟ آه؟ تنصحني نرجع توة ولا لا؟ كيفاش؟ قتلك أنا في الثنية راجع يا كمال. آه؟ ألو. قتلك أنا في الثنية راجع، تنصحني نرجع ولا لا؟ علق تو نعاود نطلبك،

علق. نعم؟ تو نعاود نطلبك. شنوة تنصحني؟ قتلك علق تو نعاود نطلبك... أحنا نطلبك... مانيش نسمع فيك مليح. قتلك... قتلك... يا كمال، يا كمال. أنا قتلك راجع في الثنية، تنصحني نرجع ولا... ولا... ولا لا؟ اسمعني مليح. ألو. نسمع فيك يا كمال. لا الأمور مش باهية برة، الأمور مش باهية. ما

نرجعش؟ شوية الأمور مش باهية. معناها ما نرجعش توة يعني؟ لا الأمور مش باهية، الأمور مش... الأمور مش باهية كبرت برشة و... ربي يهدي وبرا اكهو. الدفاع شد روحو ولا لا؟ والله الجيش إيل في دو سون ميو وكذا كل شيء لكن يظهر في نون با لو نمبر سيفيزون... إيل نيا با دو نمبر سيفيزون

خاطر فمة برشة... هكا سمعت بانديتيزم.

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