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Challenges in the Nigerian Music Industry
Ça a pris du temps, euh, à chaque fois qu'on se produisait
et qu'on faisait tous les spectacles au
Rutledge Groove, et pendant tout ce temps,
aucun recruteur ne venait dire : « Bon,
parce que c'est comme ça qu'on repère les footballeurs. »
Aucun recruteur ne venait dire : « Bon, ils sont formidables.
Il y a de bons chanteurs ici. » Car si on avait eu une tribune, je pense qu'on aurait
mê- même encore mieux compris le milieu
et mieux encore.
Hum.
Et là, ça aurait été quelque chose, euh, parce que le savoir
c'est le pouvoir, vous comprenez.
Oui.
Parce qu'on ne l'avait pas à l'époque.
Vous savez, on n'avait pas ces, euh, euh, informations sur ce qu'était
l'édition musicale, sur ce qu'étaient, euh, vos licences de reproduction
mécanique.
Les masters et toutes ces choses-là aussi.
On ne, on n'y connaissait rien.
On faisait simplement des disques et vous les distribuiez.
C'est fou.
Et ensuite, vous nous payiez selon le nombre que vous vendiez. Je fais un disque,
je vous donne un master.
Vous vendez dix, enfin, 10 000 exemplaires, et vous me payez cinq nairas pour chaque exemplaire que vous
vendez, et vous pouviez même me verser une avance.
Hum. Hum.
Et c'est comme ça qu'on vivait.
Mais le Nigeria n'avait même pas d'industrie musicale à l'époque.
Une in-industrie, exactement.
Il y en avait une. C'est juste qu'elle s'est effondrée à cette
époque.
Quand ça ?
Parce qu'à l'époque de…
Il y avait, il y avait une pério-
Là, il y avait, oui
… il y avait une période de piratage.
Oui, oui.
Oui, c'était au début, c'était au début des années 90.
Avant, avant que les militaires…
Avant
… oui
… prennent le pouvoir.
Oui.
D'accord.
Donc, quand les militaires ont pris le pouvoir…
Hum.
… toutes les maisons de disques sont parties.
Elles ont disparu, oui.
Toutes les entreprises européennes ont quitté l’Afrique.
Des entreprises, ouais. Ouais, Soniade avait signé avec l’une d’elles.
Soniade avait signé pour un spectacle, ouais.
Alors on n’avait pas, on n’avait rien avec quoi travailler.
Oui.
Alors on a juste dû dire : « D’accord. »
Repartir à zéro.
Laisser la musique parler d’elle-même. Et si les gens nous aiment et que les gens
ressentent l’ambiance, croyez-moi, la base de fans grandit.
Et c’était simplement la philosophie.
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Original transcript (English)
It took some time, um, all the times we performed and did all the shows in the Rutledge Groove, and all the time there were no scouts to come to say, "Okay," because the way you scout football, footballers.
Now, there were no scouts to come and say, "Okay, they are great. There are some good singers here." Because if we had the platform, I think we would have e- even understood the business even more and better. Mm.
And then it would have been something of, um, because of knowledge is power, you understand. Yes. Because we didn't have it back then. You know, we didn't have that, um, um, information about what
publishing is, information about what, um, your mechanical licensing is. The, the masters and all that stuff as well. We didn't, we didn't know anything about it. We're just making records and you distribute.
That's crazy. And then you just pay us how many you sell. I make a record, I give you a master. You sell 10, well, 10,000 copies, you pay me 5 naira for each copy you sell, and then you can even give me an advance.
Mm. Mm. And that's how we were living. But Nigeria didn't even have a music industry at that time. In- industry, exactly. There was. It was just because of it collapsed at the
time. When? Because at the time of- There was, there was a para- There, there was, yes
... there was a pirate timeline. Yeah, yeah. Yeah, that's in the early, that's in early '90s. Before, before the military- Before
... yes ... takeover. Yes. Okay. So, so when the military takeover happened-
Mm ... all the record labels left. Fell off. Yeah. All the European companies left Africa. Companies, yeah. Yeah, Soniade was signed to one of those.
Soniade was signed to a show, yeah. So we didn't have, we didn't have anything to work with. Yes. So we just had to just say, "Okay." Start afresh again.
Let the music speak for itself. And if people like us and people feel the vibe, trust me, the fan base grow. And that was just the philosophy.