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Comparing Leadership in Burkina Faso
Arwan Ben Yamed, many people compare what
Captain
Traoré is doing today with what Thomas Sankara did in the past.
Can these two men really be compared?
Well, uh, I— I mean, not everyone can be Sankara,
so he can claim
Sankara's legacy every day, all day long.
It is not the same stature, it is not at all the same era.
Everyone has somewhat forgotten that the only point of comparison is that
under Thomas Sankara, freedoms were not particularly
well protected either. And then, I would still like to point out that
Burkina is not just any country, even under Blaise Compaoré.
There was an opposition, there were elections,
there was freedom of
the press. It is also a country that
particularly unionized, so
with a,
a vibrant political, democratic debate on human rights that
has
been ongoing. I'd also like to point out that
that, that
Burkina underwent a second revolution, uh, that there was a period of
transition, that there is a president who was elected,
whose name is Mr. Roch Marc
Christian Kaboré, who was re-elected.
No one can accuse Kaboré, despite there being shortcomings in terms of
security, uh, undoubtedly. No one can accuse him of having
been improperly elected or of cheating in the elections.
So if the Burkinabés had a revolution, elections, and revised the
Constitution, rethought their entire political system
so that afterwards,
even Dababa had not done it, but afterwards Mr. Traoré us
explain that
democracy isn't made for them
and that they need to function differently.
Okay, maybe democracy, isn't made for them, but I'd like to
understand the system that governs a country
with an all-powerful man who can stay there for ten years, twenty years,
thirty
years, forty years, who, if he gets no results,
cannot be removed except by
a third popular revolution.
Uh, I, I have trouble understanding the justification.
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Original transcript (French)
Arwan Ben Yamed, beaucoup font le comparatif entre ce que fait le capitaine Traoré aujourd'hui et ce qu'a fait Thomas Sankara dans le passé. Peut-on vraiment comparer ces deux hommes ? Alors euh, je-- enfin n'est pas Sankara qui veut,
donc il peut se revendiquer de, de Sankara tous les jours, toute la journée. C'est pas la même envergure, c'est pas du tout la même époque. Tout le monde a un petit peu oublié que le seul point de comparaison, c'est que sous Thomas Sankara, les libertés étaient pas non plus
extrêmement protégées. Et puis, je voudrais quand même rappeler que le Burkina, c'est pas n'importe quel pays, même du temps de Blaise Compaoré. Il y avait une opposition, il y avait des élections, il y avait une liberté de la presse. C'est un pays qui était par ailleurs
particulièrement syndicalisé, donc avec une, une effervescence du débat politique, démocratique sur les droits de l'homme qui a été permanente. Je voudrais rappeler aussi quand même que
le, que le Burkina a fait une deuxième révolution, euh, qu'il y a eu une période de transition, qu'il y a un président qui a été élu, qui s'appelle monsieur Roch Marc Christian Kaboré, qui a été réélu.
Personne peut accuser Kaboré alors qu'il y a eu des lacunes sur le volet sécuritaire euh, sans doute. Personne peut accuser d'avoir été mal élu ou d'avoir triché aux élections. Donc si les Burkinabés ont fait une révolution, des élections, ont révisé la Constitution, ont remis tout à plat sur leur système
politique pour que après, même Dababa l'avait pas fait, mais que après monsieur Traoré nous explique que la démocratie, c'est pas fait pour eux et que il faut fonctionner différemment.
Ok, peut-être que la démocratie, c'est pas fait pour eux, mais j'aimerais comprendre quel est le système qui régit un pays avec un homme tout-puissant qui peut rester là pendant dix ans, vingt ans, trente ans, quarante ans, qui, s'il n'a pas de résultats,
ne peut pas être sorti sauf par une troisième révolution populaire. Euh, j'ai, j'ai du mal à comprendre la justification.