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Debate on Educational Philosophy

Della sua vita privata, non ce ne importa nulla.

Ma questo l'abbiamo sentito bene, signora, lei è un'egoista.

Sappiamo bene che non le importa nulla dell'aiuto di questa-

Lasciatela rispondere. Non ha parlato molto,

Bérénice Levet.

Sono un'intermediaria delle grandi opere presso i miei

studenti e per un certo periodo, ho insegnato in quinta superiore e posso dirvi

che loro

sono stati molto grati per il mio insegnamento.

Quindi, non mi darete lezioni.

Nessuna prova di questo. Non ho voglia di crederle.

Inoltre, ci dice anche: Siamo obbligati a comportarci

come

adulti. Quindi io, vorrei proprio che ci

spiegasse un po'

cosa intendesse, perché le sue frasi sono forse molto belle, ma

sono vuote.

Tenga il microfono vicino alla bocca.

Sono vuote quanto la sua testa, signora.

Dico, eh sì, che la mia testa, mi scuserete,

ma leggerete i miei libri.

Leggerete i miei libri e

poi dopo, vedrete se la mia testa è vuota.

Continuate a riversare la vostra violenza.

E inoltre, il signore osa citare una frase di Camus, eh

di cui mi

chiedo

quale sia la fonte, perché gli ricorderò semplicemente una

frase di Camus: La barbarie non è mai provvisoria.

E volete che ve ne dica un'altra di Camus?

L'uomo più miserabile…

Lasciala finire, Eloi. Avete parlato molto.

Quindi, ci spieghi un po' il contenuto di

queste frasi.

Non ci interessa la sua vita personale.

La vita personale, in che senso ha qualche interesse al

della scuola? Proprio così, una volta varcata la soglia

dell'istituzione scolastica, dovete annullarvi

come individui per diventare precisamente un erede della Francia.

Continuate a dire qualsiasi sciocchezza.

Non sapete assolutamente nulla della vita di questi studenti.

Chiedete loro di smetterla.

Io non ho nulla da sapere. Non so nulla e non voglio sapere nulla.

Sì, ma so bene che non volete sapere nulla.

È proprio perché non volete sapere nulla che dite proprio

È proprio perché non volete sapere nulla che dite proprio

qualsiasi sciocchezza.

Aspettate, aspettate. Lasciatelo parlare e poi riprenderete la

parola.

Dice proprio qualsiasi sciocchezza, signora.

No, non dico sciocchezze.

Lasciatelo parlare.

È proprio questo che dice, signora.

Bérénice Levet, lasciatelo parlare, poi riprenderete la parola.

Dice assurdità perché è proprio perché non le importa niente di

fare

della vita di questi studenti che riesce comunque ad aprire bocca e

a dire dei

contenuti. Ma i suoi contenuti sono vuoti quanto ciò

che ha appena detto.

Precisamente.

Non ha assolutamente alcuna legittimità a dire questo genere di cose, quando

non si interessa ai giovani. Ma la smetta.

Allora, le risponde Bérénice Levet.

E dopo, diamo la parola al professore che

voleva rispondere.

Di fondare semplicemente la mia legittimità a prendere la parola.

Sono dottore in filosofia, professore, e quindi non metterà

in discussione la mia—

E allora, io sono uno studente, signora, sono coinvolto.

Beh, no, sì.

Tutti hanno il diritto di parlare. No, Eloi, tutti hanno il diritto di parlare.

Ognuno ha il diritto di parlare. E la signora Levet,

ora tocca a lei.

Soprattutto, questo giovane non verrà a spiegarmi

qual è la missione di un

professore. La missione di un professore è

trasmettere

l'eredità dei secoli passati e l'eredità delle grandi opere, farvela

conoscere e farvi apprezzare, amare e proseguire l'eredità

che i nostri antenati hanno iniziato.

Quindi, per favore, la mia unica

legittimità è questa, che io, di fatto, possiedo il

sapere e voi non lo possedete.

Voi siete un allievo e non siamo sullo stesso piano.

Certo, signora. Mi scusi, non mi pavoneggio davanti a lei,

ma perché ha

dei colleghi che sono d'accordo con me?

Perché ha colleghi che sono d'accordo con me?

Loro non sono legittimi?

Hanno disfatto la scuola, hanno disfatto l'istituzione scolastica,

proprio

perché loro

guardano.

Né l'uno né l'altro, non si capisce più nulla.

Bisogna dare la parola, per favore.

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Original transcript (French)

Votre vie personnelle, nous n'en avons rien à faire. Mais ça, on a bien entendu ça madame, vous êtes une égoïste. On sait bien que vous en avez rien à faire du secours de cette- Laissez-la répondre. Elle n'a pas beaucoup parlé, Bérénice Levet.

Je suis un intercesseur des grandes œuvres auprès de mes étudiants et à une époque, j'enseignais en terminale et je peux vous dire qu'ils ont eu beaucoup de gratitude pour mon enseignement. Donc, vous ne me donnerez pas de leçon.

Aucune preuve de ça. Je n'ai pas envie de vous croire. Par ailleurs, vous nous dites aussi : Nous sommes obligés de nous comporter comme des adultes. Alors moi, j'aimerais tout à fait que vous nous expliquiez un petit

peu ce que vous entendiez parce que vos phrases sont peut être très belles, mais elles sont vides. Gardez le micro près de votre bouche. Elles sont aussi vides que votre tête, madame. Je dis euh oui que ma tête, vous m'excuserez,

mais vous lirez mes livres. Vous lirez mes livres et puis après, vous verrez si ma tête est vide. Continuez à déverser votre violence. Et par ailleurs, monsieur ose citer une phrase de Camus euh

dont je me demande quelle est la source parce que je lui rappellerai simplement une phrase de Camus : La barbarie n'est jamais provisoire. Et vous voulez que je vous en donne une autre de Camus ?

L'homme le plus misérable... Laissez-la terminer, Eloi. Vous avez beaucoup parlé. Donc ça, expliquez-nous un petit peu le contenu de ces phrases. On ne s'intéresse pas à votre vie personnelle.

La vie personnelle, en quoi elle a quelque intérêt au sein de l'école ? Justement, une fois passé le seuil de l'institution scolaire, vous devez vous effacer comme individu pour devenir précisément un héritier de la France. Continuez à dire tout et n'importe quoi.

Vous ne savez absolument rien de la vie de ces élèves. Vous leur demandez d'arrêter. Moi, je n'ai rien à savoir. Je ne sais rien et je ne veux rien savoir. Oui, mais je sais bien que vous ne voulez rien savoir.

C'est bien parce que comme vous ne voulez rien savoir, que vous dites tout à fait n'importe quoi. Attendez, attendez. Laissez-le parler et vous reprendrez la parole. Vous dites tout à fait n'importe quoi, madame.

Non, je ne dis pas n'importe quoi. Laissez-le parler. Vous dites justement ça, madame. Bérénice Levet, laissez-le parler, puis vous reprendrez la parole. Vous dites n'importe parce que c'est justement parce que vous en avez rien à

faire de la vie de ces élèves, que vous arrivez quand même à l'ouvrir et à dire du contenu. Mais votre contenu est aussi vide que ce que vous venez de dire.

Précisément. Vous n'avez absolument aucune légitimité à dire ce genre de choses alors que vous ne vous intéressez pas à la jeunesse. Mais arrêtez. Alors, elle vous répond, Bérénice Levet. Et après, on donne la parole au professeur qui

voulait répondre. De simplement fonder ma légitimité à prendre la parole. Je suis docteur en philosophie, professeur, et donc vous n'allez pas mettre en question ma- Et alors, moi, je suis élève, madame, je suis concerné.

Eh bien non, oui. Chacun a le droit de parler. Non, Eloi, chacun a le droit de parler. Chacun a le droit de parler. Et madame Levet, c'est à son tour. Surtout, ce jeune homme ne va pas m'expliquer

quelle est la mission d'un professeur. La mission d'un professeur est de transmettre l'héritage des siècles passés et l'héritage des grandes œuvres, de vous introduire et de vous donner justement à connaître, à

aimer et à poursuivre l'héritage que nos ancêtres ont commencé. Alors, s'il vous plaît, ma seule légitimité, elle est là, c'est qu'effectivement, je suis possesseur du savoir et que vous ne l'êtes pas. Vous êtes un élève et nous ne sommes pas d'égalité.

Bien sûr, madame. Excusez-moi, je ne me pavane devant vous, mais pourquoi vous avez des collègues qui sont d'accord avec moi ? Pourquoi vous avez des collègues qui sont d'accord avec moi ? Eux ne sont pas légitimes ?

Ils ont défait l'école, ils ont défait l'institution scolaire, précisément parce que ils regardent. L'un et l'autre, on ne comprend plus rien.

Il faut qu'on donne la parole, s'il vous plaît.

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