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Student Activism and Education Policies
At some point, you need to have some consistency in your argument.
If we start from the premise that students and the
high school students that we are, at least when they reach their final year,
have
the responsibility of filling out the Parcoursup platform, and thus
deciding their future.
How could we, by the same logic, in the same vein,
tell ourselves that they, if they were to mobilize,
would necessarily
be manipulated?
That's not what I said. I didn't at all...
But it's, I, the soun—
I didn't talk about manipulation.
That's not what you said, but, uh, you misunderstood
me.
No, no, no.
We've seen it all before.
No, no.
What I'm trying to explain to you
is that what's happening is that high school students,
students who are entering into citizenship, some of whom
will be able to vote, uh, in the upcoming elections,
are simply expressing themselves,
are, are making demands
and are taking action.
What they are doing is already political.
Of course it's political, but is it—
They don't need to have, they don't need to wait for
elected officials to tell them to do this or that.
So how do you explain the presence—
I'm getting to that. The presence of these France Unbowed lawmakers,
is completely
legitimate because they are the only elected officials, or at least among the only
elected officials who, in Parliament, particularly in the National
Assembly, defend young people's rights,
especially when we see the
latest laws concerning the cell phone ban, which
are actively involved alongside the young people.
So their presence is completely legitimate, all the more so because it is
necessary due to violence from the police and the force of the
repression that is rising day by day.
Saïdou, would you yourself say that the, the cell phone ban was
uh, like a spark for, uh?
Like a spark, I don't know, but, uh, things have become increasingly
ridiculous. Because when there are issues
that have been
pushed for and demanded for nearly ten years by teachers,
you know, because it started there, with teachers going before the
education authority,
and now we, high school students, are following in their footsteps, and in fact,
the only
measures we end up with are not being able to access Pronote
after eight p.m. because we might be able to enter, to see our
grades.
That's something else.
No, I'm getting to it. Let me, let me...
Can I have 15 seconds to finish?
Yes, yes, go ahead.
Thank you. So when we see this kind of, this kind of reform, for example,
banning Pronote after eight p.m., banning mobile
phones, we wonder whether those in power really
are
concerned with what makes up our daily lives, with our priorities,
namely in terms of the mental burden,
namely in terms of school-related depression
that is increasing. In reality, what concerns students, what...
is being able to use their mobile phone inside the
school, or being able to access Pronote after eight p.m.
For them, it was a shock not to have their
mobile phone anymore, meaning not
having access anymore to something that reassured them.
Is that what you're telling me?
Listen, let's not talk about shock. I'm not, uh—
Let's not fall
into the cliché of students glued to their little metal devices.
No, but you're talking to me about—
That's not what I'm telling you.
Instability.
But what I'm telling you is that when there are so many problems within
the education system, when there are so many problems within
high school
life, within students' everyday
lives, when the only
The reform the government is implementing is to ban cell phones
on the premises of the school, yes, at some point,
we end up
to feel wronged.
Mm.
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Original transcript (French)
Il faut à un moment donné avoir une certaine cohérence dans son discours. Si on part de la base que les élèves et les lycéens que nous sommes, du moins quand ils arrivent en terminale, ont la charge de remplir la plateforme Parcoursup, donc de
décider de leur avenir. Comment pourrait-on, dans la même logique, dans la même lancée, se dire que ces derniers, s'ils se mettaient à se mobiliser, seraient forcément instrumentalisés ?
C'est pas ce que j'ai dit. J'ai pas du tout... Mais c'est, je, le son- J'ai pas parlé d'instrumentalisation. C'est pas ce que vous avez dit, mais euh, vous m'avez mal entendu.
Non non non. C'est du vu et du revu. Non non. Ce que je suis en train de vous expliquer, c'est que ce qui est en train de se passer, c'est-à-dire que des lycéens,
des élèves qui sont en train d'entrer dans la citoyenneté, qui pour certains pourront voter euh lors des prochaines élections qui vont arriver, sont simplement en train de s'exprimer, sont en train, sont en train d'avoir des revendications et sont en train d'agir.
C'est déjà politique ce qu'ils sont en train de faire. Bien sûr que c'est politique, mais est-ce- Ils n'ont pas besoin d'avoir, ils n'ont pas besoin d'attendre que des élus leur disent de faire ci ou ça. Alors comment expliquer la présence-
J'y arrive. La présence de ces élus insoumis, elle est totalement légitime parce que ce sont les seuls élus, en tout cas, ils font partie des seuls élus qui, au Parlement, notamment à l'Assemblée nationale, qui défendent les droits des jeunes,
notamment quand on voit les dernières lois concernant l'interdi- l'interdiction du téléphone portable, qui sont au four et au moulin aux côtés des jeunes. Donc leur présence est totalement légitime et d'autant plus qu'elle est nécessaire du fait de la violence de la part de la police et de la force de la
répression qui monte de jour en jour. Saïdou, vous diriez vous-même que la, l'interdiction du téléphone portable a été euh comme une étincelle pour euh ? Comme une étincelle, je ne sais pas, mais euh, on est tombé de plus en plus dans le ridicule. Parce que quand on a des problématiques
qui sont poussées et revendiquées depuis près de dix ans par des professeurs, hein, parce que ça a commencé là, des professeurs qui allaient devant le rectorat, que maintenant, nous, lycéens, nous emboîtons le pas et qu'en fait,
les seules mesures avec lesquelles on se retrouve, c'est ne pas pouvoir aller sur Pronote après vingt heures parce qu'on risquerait de pouvoir mettre, de pouvoir voir les notes. C'est autre chose là.
Non, mais j'y viens. Laissez-moi, laissez... Est-ce que je peux avoir quinze secondes pour finir ? Si si, allez-y. Merci. Donc quand on voit ce genre de, ce genre de réforme, par exemple sur l'interdiction de Pronote à partir de vingt heures, l'interdiction du téléphone
portable, on se demande si vraiment les gouvernants se préoccupent de ce qui constitue notre quotidien, de notre priorité, à savoir qu'au niveau de la charge mentale, à savoir qu'au niveau des dépressions
scolaires qui augmentent, en réalité, les élèves, ce qui les préoccupe, ce n'est pas de pouvoir utiliser leur téléphone portable à l'intérieur de l'établissement ou alors de pouvoir accéder à Pronote après vingt heures. Pour eux, c'était un choc de plus avoir leur téléphone portable, c'est-à-dire de ne
plus avoir accès à quelque chose qui venait les rassurer. C'est ce que vous me dites ? Écoutez, ne parlons pas de choc. Je suis pas en train de vous euh, ne tombons pas dans la caricature des élèves qui sont scotchés au petit boîtier métallique.
Non, mais vous me parlez de- C'est pas ce que je suis en train de vous dire. D'instabilité. Mais je suis en train de vous dire que quand il y a tant de problèmes au sein de l'éducation nationale, quand il y a tant de problèmes au sein de
la vie lycéenne, au sein de la vie des lycéens dans leur quotidien, quand la seule réforme qui est appliquée par le gouvernement, c'est interdire le téléphone portable dans l'enceinte de l'établissement, oui, à un moment donné,
on finit par se sentir lésé. Mh.