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— Moi, tout d'abord, je n'accorde plus aucun crédit à ce que dit le secrétaire d'État à la guerre, puisque maintenant, ça s'appelle comme ça.
Non, depuis le début, il raconte n'importe quoi. Il est absolument pas crédible. On a déjà du mal à suivre Donald Trump.
Alors concentrons-nous sur ce qu'il raconte. Alors il faut quand même se souvenir que ce conflit ne devait pas durer dans l'esprit des Américains
au-delà de quelques jours. Au début, c'était parti avec l'idée que le régime allait s'effondrer tout de suite.
— Vous avez dit 4 à 5 semaines. — Après. Après. Après. Mais au début, il y avait cette idée.
Et à mon avis, ça a été l'élément décisif de la décision de Donald Trump, qu'une fois qu'on aurait tué les principaux responsables du régime,
le régime allait s'effondrer. Voilà. Tout allait rentrer dans l'ordre. Il y avait derrière aussi le fantôme du Vénézuéla.
Vous savez, on y va. Là, on les tue. Et tout va... Voilà. Ça ne s'est pas passé comme ça. Et on a l'impression de découvrir jour après jour,
même si les Israéliens et les Américains avaient fait un travail de renseignement très important depuis très longtemps,
que les ressources de l'Iran sont loin de s'épuiser. Donc le régime est toujours là. Il continue à tirer. Il tire même de plus en plus
et de plus en plus précisément. Et on voit pas très bien comment ce conflit peut s'arrêter si on le poursuit jusqu'à une victoire totale
des États-Unis et d'Israël, c'est-à-dire si on veut abattre le régime, si on veut rendre l'Iran inoffensif à tout jamais.
Ça va durer très très longtemps. Le problème, c'est que ça ne peut pas durer très longtemps.
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