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— Tout simplement, qu'avez-vous pensé de ce moment politique et du discours du président Macron ?
— C'est très émouvant. Et pour vous parler bien franchement, ça fait beaucoup de bien à un moment où on a l'impression
que ce qui domine dans le débat public, c'est la xénophobie, les interrogations sur la place des uns et des autres.
Et tout d'un coup, cet hommage rendu à des combattants, femmes et hommes, qui se sont donnés pour une idée
une certaine idée de notre patrie républicaine, ça fait beaucoup de bien. Et on en a besoin. Et donc ça a été...
Le discours a été très bien pensé, bien senti. Je pense que c'est un beau moment. Beau moment.
— Qu'est-ce que vous avez pensé de la présence de Mme Le Pen ?
— Écoutez, je vais vous dire. Un hommage national, tout le monde est invité. Par conséquent, quand les gens sont invités,
il faut quand même s'attendre à ce qu'ils viennent. Voilà. Après, moi, j'ai eu une secrète jubilation, parce qu'enfin,
tant d'années après, ces capitulations sans condition. L'extrême-droite vient rendre hommage à la résistance communiste,
alors qu'ils l'ont tellement décriée. Alors je ne pouvais pas m'empêcher, quand on s'est posé des questions,
d'avoir pour moi-même une certaine forme de satisfaction. À la fin, ce sont les résistants communistes qui ont eu le dernier mot
de tous les points de vue possibles, y compris du point de vue moral aujourd'hui. Par conséquent, voilà.
Mais revenons à l'idée qu'un hommage national, quand toute la représentation nationale est invitée, eh bien il faut s'attendre à ce qu'elle vienne.
Et ça me fait plaisir de voir l'extrême-droite à genoux devant la résistance communiste. Ça me plaît.
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