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In the face of the sexual assault scandal in after-school programs in Paris,
parents feel abandoned by city hall’s silence.
Reports and revelations of sexual abuse of kindergarten pupils by activity leaders
have multiplied since the spring of 2025.
Saint-Dominique, Bulourde, Emmerio, Titon, Volontaire,
the list of institutions keeps getting longer.
But behind these recent cases, others, older ones, are resurfacing.
In 2019, parents of pupils at the Paul Dubois kindergarten,
in Paris’s 3rd arrondissement,
reported to the administration, then to the police,
abuse by an after-school activity leader.
Kisses everywhere, fingers in the butt, penis touched.
“From the start, nobody listened to us.
When I alerted them, the school administration told me it was just “playing doctor”
and did not take me seriously.
What I said was reported to the childcare worker, who simply denied the facts.”
explains Laura, mother of the first little boy,
who lifted the veil on what he went through at the age of three and a half.
Soon, other children complained of the same abuse,
but the case was closed with no further action, for lack of evidence.
It would be reopened after new cases emerged.
“By default, people assume that what the child says is false.
Since the Outreau case, it is even worse.”
While the families of the Paul Dubois nursery school
say they contacted, at the time of the events,
the deputy for education Patrick Bloch, as well as the Socialist mayor, Anne Hidalgo,
they received no reply.
More recently, since France 2 broadcast the show Cash Investigation,
on January 29,
9 hosts who had worked at the Saint-Dominique school,
in the 7th arrondissement,
were suspended on suspicion of physical and sexual violence.
But the parents were stunned.
“No one had ever warned us,
neither the parent representatives, nor the school, nor city hall,”
says Julien, father of two children in preschool.
Since he took them to a psychologist,
reality has been a nightmare.
“They spilled everything with their world,
the physical abuse, but also sexual.
Today, I feel dead inside.”
Except that the response from the institutions has been scarce.
“We have been asking for weeks for a meeting with the school administration,
the Paris city hall departments in charge of after-school care,
the rectorate, the academic director of the national education services
to get answers to our questions.
Not to mention Patrick Bloch and the 7th arrondissement city hall.
They do not take us seriously.
Or worse, they think we are hysterical.”
Last month, Inès de Raguenel, Paris councilor
and vice president of the Changez Paris group,
led by Rachida Dati, acknowledged that
“the administration is so dense that the departments keep passing the buck,”
while pointing out that
“the arrondissement city halls do not make the decisions on recruitment,
inspections, or the management of activity leaders.
That goes directly through Paris city hall.”
In any case, the issue is embarrassing for the Socialist candidate Emmanuel Grégoire,
first deputy to Anne Hidalgo at Paris City Hall between 2018 and 2024,
who was put in a difficult position by Rachida Dati and Sofia Chikirou
on this issue during the runoff debate.
Last week, about ten parents met with him.
“The meeting went badly.
He used the argument of ‘responsible but not guilty,’
but above all he kept hammering that if we voted for him, everything would change.
He even got angry at a parent who was questioning him.
What nerve!”
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Original transcript (French)
Face au scandale des agressions sexuelles dans le périscolaire à Paris, les parents se sentent délaissés par le silence de la mairie. Les signalements et révélations d'abus sexuels sur des élèves de maternelle par des animateurs se multiplient depuis le printemps 2025. Saint-Dominique, Bulourde, Emmerio, Titon, Volontaire,
la liste des établissements ne cesse de s'allonger. Mais derrière ces affaires récentes, d'autres, plus anciennes, remontent à la surface. En 2019, des parents d'élèves de l'école maternelle Paul Dubois, dans le 3e arrondissement de Paris, signalent auprès de la direction, puis de la police,
des abus de la part d'un animateur périscolaire. Bisous partout, doigts dans les fesses, zizi touché. « Depuis le début, personne ne nous a écouté. Quand je l'ai alerté, la direction de l'école m'a dit que c'était du «touche pipi» et ne m'a pas prise au sérieux.
Mes propos ont été rapportés à l'animateur qui a simplement nié les faits. » Explique Laura, mère du premier petit garçon, qui a levé le voile sur ce qu'il a subi à l'âge de 3 ans et demi. Rapidement, d'autres enfants se plaignent des mêmes sévices, mais l'affaire est classée sans suite, faute de preuves.
Elle sera rouverte après de nouveaux cas. « A priori, on considère que ce que dit l'enfant est faux. Depuis l'affaire d'Outreau, c'est encore pire. » Alors que les familles de l'école maternelle Paul Dubois affirment avoir interpellé, au moment des faits,
l'adjoint à l'éducation Patrick Bloch, ainsi que la mère PS, Anne Hidalgo, ils n'ont pas eu de réponse. Plus récemment, depuis la diffusion sur France 2 de l'émission Cache Investigation, le 29 janvier, 9 animateurs ayant travaillé à l'école Saint-Dominique,
dans le 7e arrondissement, ont été suspendus pour suspicion de violences physiques et sexuelles. Or, les parents sont tombés des nues. « Personne ne nous avait jamais avertis, ni les parents délégués, ni l'école, ni la mairie »,
indique Julien, père de deux enfants en maternelle. Depuis qu'il les a emmenés chez un psychologue, la réalité est un cauchemar. « Ils ont tout déballé avec leur monde, les sévices physiques, mais aussi sexuels.
Aujourd'hui, je suis comme mort à l'intérieur. » Sauf que la réponse des institutions se fait rare. « Nous sollicitons depuis des semaines la direction de l'école, les services de la mairie de Paris en charge du périscolaire, le rectorat, le directeur académique des services de l'éducation nationale
pour avoir des réponses à nos questions. Sans oublier Patrick Bloch et la mairie du 7e arrondissement. On ne nous prend pas au sérieux. Voir pire, on nous prend pour des hystériques. » Le mois dernier, Inès de Raguenel, conseillère de Paris
et vice-présidente du groupe Changez Paris, menée par Rachida Dati, reconnaissait que « l'administration est tellement dense que les services se renvoient la balle », tout en soulignant que « les mairies d'arrondissement ne sont pas décisionnaires sur les recrutements,
les contrôles ou la gestion des animateurs. Cela passe directement par la mairie de Paris. » En tout cas, le sujet embarrasse le candidat socialiste Emmanuel Grégoire, premier adjoint d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris entre 2018 et 2024, qui a été mis en difficulté par Rachida Dati et Sofia Chikirou
sur ce sujet lors du débat d'entre-deux-tours. La semaine dernière, une dizaine de parents l'ont rencontrée. « La réunion s'est mal passée. Il a utilisé l'argument de « responsable mais pas coupable », mais a surtout martelé que si nous votions pour lui, tout allait changer.
Il s'est même énervé contre un parent qui l'interrogeait. Quel culot ! »