Transcript · French → Spanish
Debate on Student Protests and Rights
Estoy lejos de ser agresiva, créame.
Yo— Dice que avivo un poco las
brasas mientras espero.
Yo, no rocío a mis profesores con gasolina.
Eso es todo.
Entonces, pero, pero muy bien por ustedes. Muy bien.
Y los eximen de responsabilidad por lo que hacen diciendo: «Pero no sabemos qué ha
pasado, qué han vivido».
Nada justifica rociar a su profesor con gasolina.
Está clarísimo. Me llama egoísta, pero en realidad,
ustedes son una
minoría extremadamente ruidosa. Hay muchos más estudiantes de secundaria que
simplemente
solo quieren estudiar y no quieren que los bloqueen, aunque respaldan sus
reivindicaciones. Pero se sienten tan poderosos
que se olvidan
incluso de que bloquear centros escolares enteros es ilegal.
Están en la ilegalidad más absoluta.
Así que dejen de decirnos que nosotros, nosotros, los que somos fervientes
defensores del orden, somos egoístas porque nosotros,
defendemos a quienes quieren
ir a trabajar, a quienes aún creen en el valor del
esfuerzo, en el valor del
mérito, en el valor de la excelencia que ustedes les
arranc- que les arrancan.
Perdónenme. Ahora van a decirme: Pero no pasa nada, tenemos clases a
distancia. Pero ustedes, que aún se hacen los
portavoces de los suburbios,
¿cómo hacen en los suburbios para seguir sus clases a distancia
cuando
tienen apartamentos diminutos, están todos los hermanitos,
las hermanitas
haciendo ruido al lado y no tienen ordenador?
La izquierda humanista, la que defiende la igualdad, es mentira.
Y usted lo encarna a la perfección con su trajecito, sus frases
todas muy bien preparadas. Tiene una elocuencia increíble y creo
que hay
muchos que están muy orgullosos de usted.
Lo entiendo, pero tiene una sonrisa tan
burlona.
Es increíble ser así. En realidad, usted ni siquiera escucha lo que le
digo. Hay miles de estudiantes de secundaria… No,
no, no.
Hay miles de estudiantes de secundaria que no quieren que su centro de estudios esté
bloqueado. Y usted, los mira con una gran sonrisa y
les dice: Pues,
no importa, es en apoyo a.
Pero deje que quienes realmente lo necesitan se manifiesten, se manifiesten.
Déjenlos hablar, se están apropiando de todo.
Y perdónenme por decirlo, y aquí, quizá parezca un poco
agresiva,
pero hace mucha falta. Ustedes son los idiotas útiles de este
movimiento.
Ya nadie habla de sus reivindicaciones.
Todo el mundo habla del caos que están causando por todas las calles.
Así de simple. Están siendo utilizados,
están siendo instrumentalizados.
Y no vengan a decirme lo contrario.
En todo caso, yo lo siento sinceramente por los
estudiantes de secundaria que tenían
verdaderas reivindicaciones en los suburbios, porque hoy ya no son
escuchados en absoluto por culpa de ustedes.
End of transcript · 440 words · machine translated
Original transcript (French)
Je suis loin d'être agressive, croyez-moi. Je-- Vous dites que je souffle un peu sur les braises en attendant. Moi, j'asperge pas mes professeurs d'essence. Voilà.
Donc, mais, mais très bien pour vous. Très bien. Et vous déresponsabilisez ce qu'ils font en disant : Mais on sait pas ce qui s'est passé, qu'est-ce qu'ils ont vécu. Rien ne justifie d'asperger son prof d'essence. C'est clair et net. Vous me traitez d'égoïste, mais en fait,
vous êtes une minorité extrêmement bruyante. Il y a beaucoup plus de lycéens qui ont simplement envie d'étudier et qui n'ont pas envie d'être bloqués, qui pourtant portent vos revendications. Mais vous vous sentez tellement puissant
que vous oubliez même que bloquer des établissements scolaires entiers, c'est illégal. Vous êtes dans l'illégalité la plus totale. Donc arrêtez de nous dire que nous, nous, ceux qui nous faisons les fervents défenseurs de l'ordre, on est égoïstes parce que nous,
on défend ceux qui veulent aller travailler, ceux qui croient encore au goût de l'effort, au goût du mérite, au goût de l'excellence que vous leur arrach- que vous leur arrachez.
Excusez-moi. Là, vous allez me dire : Mais c'est pas grave, on a les cours en distanciel. Mais vous qui vous faites encore le porte-parole de la banlieue, comment est-ce qu'ils font en banlieue pour suivre leurs cours en distanciel quand
ils ont des tout petits appartements, qu'il y a tous les petits frères, les petites sœurs qui font le chahut à côté et qu'ils ont pas d'ordinateur. La gauche humaniste, la gauche qui prône l'égalité, c'est faux. Et vous l'incarnez parfaitement avec votre petit costume, vos petites phrases
toutes bien préparées. Vous avez une éloquence dingue et je pense qu'il y en a beaucoup qui sont très fiers de vous. Je les comprends, mais vous avez un sourire tellement narquois.
C'est dingue d'être comme ça. Et en fait, vous, vous n'entendez même pas ce que je vous dis. Il y a des milliers de lycéens... Non, non, non. Il y a des milliers de lycéens qui ne veulent pas que leur lieu d'étude soit bloqué. Et vous, vous les regardez avec un grand sourire et
vous leur dites : Bah, c'est pas grave, c'est en soutien à. Mais laissez ceux qui sont vraiment dans le besoin de manifester, manifester. Laissez-leur la parole, vous êtes en train de tout récupérer. Et excusez-moi de vous le dire, et là, je vais paraître peut-être un peu
agressive, mais il y en a fort besoin. Vous êtes les idiots utiles de ce mouvement. Personne ne parle plus de vos revendications. Tout le monde parle du chaos que vous êtes en train de mettre partout dans la rue.
C'est aussi simple que ça. Vous êtes utilisés, vous êtes instrumentalisés. Et ne venez pas me dire le contraire. En tout cas, moi, je suis sincèrement désolée pour les lycéens qui avaient de
vraies revendications dans les banlieues, parce qu'aujourd'hui, ils sont plus du tout entendus par votre faute.