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Discussion on Poverty and Survival in America
Pensez-vous que c'est plus difficile pour les jeunes aujourd'hui, euh—
Non.
rien que pour survivre, par rapport à l'époque où vous aviez 15 ans ?
Non, je pense que la vie est tellement plus simple aujourd'hui.
Personne ne meurt de faim dans notre pays. Personne n'est obligé d'aller au coin des rues
pour mendier.
On peut recevoir des soins médicaux. Il— personne ne vit dans la rue.
Il y a des gens qui vivent dans la rue.
Ici, dans ce pays ?
Oui, madame.
Eh bien, ils n'y sont pas obligés.
Eh bien, dites-le-leur.
Euh, je n'y crois pas.
Vous êtes, vous êtes en train de me dire qu'il y a—
Je ne plaisante pas.
Non, je sais que vous ne plaisantez pas.
Non.
Vous êtes en train de me dire que des gens doivent dormir dans la rue
comme en Inde ?
Oui, madame. Mais ils ne… Oui, madame, ils dorment dans la rue et ils meurent
ici, en Amérique.
Eh bien, on meurt de toute façon, même si l'on dort dans un lit.
Vous venez de décrire plusieurs décès.
Non, je voulais dire qu'en Inde, on meurt de faim, par exemple.
Eh bien, on ne meurt pas de faim ici.
Si, madame.
On peut toujours trouver de quoi manger. On a—
Je sais qu'on en a, mais on ne la donne pas toujours.
Eh bien,
Je ne…
Je, je suis désolée de vous contredire, mais je ne pense pas que les statistiques
prouvent que
vous ayez raison. Personne n'est forcé de mourir de faim ici.
Il y a—
D'accord, avec une arme, on n'a pas à mourir de faim, non.
Oh non, pas avec une arme. Voyons, vous savez bien que—
Vous voulez dire, vous dites que les personnes qui
sont sous le seuil de pauvreté
ou… Et il y a beaucoup de personnes sous le
seuil de pauvreté dans ce pays.
Bien sûr qu'il y en a. Le seuil de pauvreté actuel,
en raison du coût de
la vie, est de presque 5 000 $.
Vous savez, dans les Appalaches—
Et beaucoup de gens qui vivent—
Là, ce sont des Blancs, pour ne pas parler des Noirs et que vous
ne refusiez pas
de me croire. Dans les Appalaches, madame—
Je ne… Pour moi, il n'y a pas de différence entre
les Noirs et les Blancs, et comprenez-le
bien.
Vous êtes folle.
Vous ne pouvez pas, vous ne pouvez pas dire—
Voilà, maintenant il a des préjugés.
Je vais vous dire une chose. C'est tout.
Vous vous cachez derrière le fait que je dois avoir des préjugés.
Non, madame.
Eh bien, bon sang, je n'en ai pas.
Non, madame, je n'étais pas—
Je n'ai pas le moindre préjugé.
Je ne me cachais pas derrière ça. J'essayais de vous dire—
Je n'ai aucun préjugé.
Dans les Appalaches, j'essayais d'établir un dénominateur commun
pour les masses.
Par exemple, si je cite les Appalaches plutôt que Watts—
Ils meurent de faim, là-bas ?
ils comprendraient mieux.
Ils meurent de faim, là-bas ?
Dans les Appalaches ? Oui, madame. Parfois, le ventre des bébés devient
tout gonflé.
Ils ne mangent pas assez, et ils deviennent attardés.
Vous voyez, vous comprenez ce que je dis ?
Genre, parce qu'ils mangent, ils ne—
Si, mais je n'y crois pas.
Non, madame, c'est vrai. Les, les enfants deviennent attardés parce qu'ils
n'ont pas assez de
nourriture pour activer les enzymes de leur cerveau.
Pour vous avoir, avoir déjà écouté et entendu certaines de vos déclarations—
Il n'y a pas que moi. Walter Cronkite l'a dit.
Je vais vous dire une chose—
C'est la télévision à son apogée, les amis. Des soirées comme celle-ci.
Je ne sais même pas pourquoi je lui parle. J'ai l'habitude de vous parler, à vous.
Non, je pense qu'il est très sérieux sur ce... Je pense qu'il est très sérieux dans ce qu'il dit.
Bien sûr qu'il l'est.
Et je pense qu'il, euh, je pense qu'il n'a pas tort.
Pas moi.
Il y a des gens dans ce pays qui ne mangent pas à leur faim.
Ils ne mangent peut-être pas assez, mais personne ne meurt vraiment de faim.
Je veux dire, je pense que ce pay—
Non.
Vous m'avez posé une question sur les jeunes.
Non. Non.
C'est pour ça que vous êtes là, parce que vous mourez de faim.
Johnny Carson est juste derrière. Pas de cris.
Vous les laissez crier ?
Bien sûr. C'est un pay—
Ah, je vois.
C'est un pays libre, bien sûr.
Alors s'ils vous aiment bien, qu'est-ce qu'ils disent ?
Hé.
Tous ces gens sont clonés. Vous le saviez ?
On les clone dans l'autre pièce, puis on les amène ici juste pour
l'émission.
Je croyais que seul votre sac à main était cloné. Et j'ai pensé que
c'était une très bonne idée.
J'ai pensé intervenir après le cinquième clone et m'en emparer.
De quoi parlions-nous, au fait ?
On était sur le sujet de—
Du clonage.
De quand vous étiez jeune.
Quand j'étais jeune.
Ouais.
Quand—
Pourquoi ça ?
Quand la terre était pleine d'arbres qui
donnaient des fruits et où les fleurs s'épanouissaient.
Ils étaient plus doux, et il y avait des histoires d'amour à vivre.
Et des lynchages.
Je vous le demande, je vous le demande, Johnny.
Oui, madame. Oui.
N'est-ce pas curieux ? On peut parler de belles choses,
personne
n'applaudit. On parle de lynchage…
J'ignore si ces applaudissements viennent du fait que vous approuvez le lynchage
ou parce que
vous êtes contents qu'il l'ait dit. Je n'arrive pas à comprendre, vous savez.
Et vous ?
Non, madame.
Oh.
Je crois que c'était un jeu sur la beauté des choses, l'absurdité et
le point qu'il voulait soulever, qu'à l'époque où les choses étaient—
Non
Il se passait d'autres choses qui n'étaient pas si bonnes.
Il ne faisait que dépeindre une situation.
Mais il y en a, il y a de belles choses dans la vie.
S'il n'y en avait pas, pourquoi tout le monde voudrait vivre ?
Pourquoi personne ne veut mourir, même ton père ?
Hé.
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Original transcript (English)
Do you think it's tougher now for young people, um- No ... just to survive than it was when you were 15? No, I think life is so much simpler now. Nobody starves in our country. Nobody has to go out on the corners to
beg. You can go and get medical aid. There- nobody lives in the streets. There's some people that live in the streets. Here in this country? Yes, ma'am.
Well, they don't have to. Well, tell them. Uh, I don't believe that. Are you, are you telling me that there are- I'm not being facetious.
No, I know you're not. No. You're telling me that people have to sleep in the streets like they do in India? Yes, ma'am. But they don't... Yes, ma'am, they sleep in the streets, and they die
here in America. Well, they die anyway, even if you sleep in a bed. You've just described a number of deaths. No, I meant, like, in India, you die from starvation and stuff. Well, you don't die of starvation here.
Yes, ma'am. You can always get some food. We have- I know we have it, but we don't always give it. Well, I don't...
I'm, I'm sorry to differ with you, but I don't think statistics would show that you're right. Nobody has to starve in this country. There are- All right, if you get a gun, you don't have to starve, no.
Oh, no, not with a gun. Come on, you know that- Are you saying, are you saying that the people who are below the poverty level or... And there are a lot of people below the poverty level in this country.
Of course there are. The poverty level now, because of the cost of living, is almost $5,000. You know, in Appalachia- And many people who live-
This is white people now, so I won't bring it to Black people so you won't not believe me. In Appalachia, ma'am- I don't, there's no difference in my mind between Black and white, and get that
straight. You're crazy. You cannot, you cannot say- Now, he's being prejudiced now. I'll tell you something. That's it.
You go hiding behind the fact that I must have a prejudice. No, ma'am. Well, damn it, I don't. No, ma'am, I wasn't- I don't have a single prejudice
... I wasn't hiding behind that. I was trying to tell you- I don't have any prejudice ... in Appalachia, I was trying to make a common denominator for the masses. Like, if I use Appalachia rather than Watts-
Are they starving there? ... they would understand that better. Are they starving there? In Appalachia? Yes, ma'am. Sometimes the babies' bellies get swole up.
They don't get enough food, and they get retarded. You know, you understand what I'm saying? Like, because they eat, they can't- I do, but I don't believe it. No, ma'am, it's true. The, the children get retarded because they
don't have enough food to make the enzymes work in their brain. Having, having listened to you before and some of the things you've said- Well, it's not just me. Walter Cronkite said it. I'll tell you something-
This is television at its finest moment, folks. Nights like this. I don't know why I talk to him at all. I'm accustomed to talking to you. No, I think he's very serious to what... I think he's very serious in what he says. Of course he is. And I think he, uh, I think he has a point.
I don't. There are people in this country who don't get enough to eat. They may not get enough, but nobody really starves. I mean, I think this count- No.
You asked me about the young. No. No. That's why you're here, 'cause you're starving. Johnny Carson is back there. There'll be no yelling. You let them yell?
Sure. It's an open- Oh, I see. It's an open country, sure. Well, then if they like you, what do they say? Hey.
These people are all cloned. Do you know that? We clone them in the other room, and then we bring them here just for the show. I thought that only your purse that is cloned. And I thought that was a great idea.
I thought I'd step in after the fifth clone and take hold. What were we talking about, anyway? We were on the subject of- Cloning ... when you were young.
When I was young. Yeah. When- Why was that? When the earth was full of trees that
bore fruit and the flowers bloomed. They were sweeter, and there were love affairs to be had. And lynchings. Now, I asked you, I asked you, Johnny. Yes, ma'am. Yes.
Isn't it curious? You can talk about beautiful things, nobody applauds. You talk about lynching... I don't know whether that applause is because you approve of lynching or because
you're happy that he said so. I can't figure it out, you know. Can you? No, ma'am. Oh. I think it was a play on the beautiful thing and the absurdity and
the point that he was making, that in the early days when things were- No ... there were other things going on that were not so good. He was just drawing a situation out. But there are some, there are some beautiful things in life.
If there weren't, why does everybody wanna live? Why doesn't anyone wanna die, even your father? Hey.