Transcript · French → Spanish
Parliamentary Debate on Youth Violence
Pero ¿han perdido la razón? Se han vuelto locos.
Señor primer ministro, eh, lo escucho desde hace rato y
sus
respuestas no solo son
ineptas, sino inhumanas.
Accidentes,
una joven, una chica de catorce años estrangulada.
Accidentes, un intento de ahogamiento de un joven.
Un accidente, un niño de quince años que pierde la mano
y el antebrazo porque le
dispararon un arma de guerra.
Accidentes, Señor primer ministro,
¿no tiene nada más que decir,
nada mejor que decirle a un ministro del Interior del que dice que
aplica la proporcionalidad? ¿Proporcional,
un ministro del Interior que dice en
televisión, hace cuatro días, que no da, cito, ninguna
orden de contención y que invita a utilizar todas las armas disponibles,
entre ellas, lo recuerdo, armas de guerra, granadas.
Accidentes, un LBD que destroza la mandíbula de un joven
de catorce años.
Señor primer ministro, de verdad, ha perdido la razón.
Se ha vuelto loco.
O quizá haga esto para hacer lo que acabamos de ver hace un
instante, lograr los aplausos de la extrema derecha.
Porque quizá ese sea su objetivo oculto.
Accidentes, señor primer ministro,
padres que se ven obligados a ir
a manifestaciones estudiantiles para proteger a sus hijos.
Y usted se ríe. Y se ríe al mencionar a jóvenes
mutilados, mutilados por sus órdenes y por las órdenes
de su
ministro del Interior. Señor primer ministro, defender
los servicios públicos? Pero ¿quién elimina puestos de
funcionarios
? ¿Quién congela los salarios de los funcionarios?
¿Quién, desde hace diez años, maltrata nuestros servicios públicos?
Ustedes.
No son esos estudiantes movilizados ni quienes los apoyan,
señor primer ministro.
Entonces, ustedes dicen— invocan lo que supuestamente serían las reglas
de una
democracia que funciona, cito sus palabras.
En una democracia que funciona, señor primer ministro,
cuando un niño
queda mutilado, cuando un niño pierde la mano porque se le ha
lanzado un arma de
guerra, el ministro del Interior dimite de
inmediato.
En una democracia que funciona, señor primer ministro, no se responde
no mediante la porra y los gases lacrimógenos,
sino mediante el diálogo social a una
juventud que reclama su derecho al futuro. Son la vergüenza de la República.
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Original transcript (French)
Mais enfin, vous avez perdu la raison. Vous êtes devenus fous. Monsieur le Premier ministre, euh, je vous écoute depuis tout à l'heure et vos réponses sont non seulement ineptes, mais inhumaines.
Des accidents, une jeune femme, une jeune fille de quatorze ans étranglée. Des accidents, une tentative de noyade sur un jeune. Un accident, un enfant de quinze ans qui perd la main et l'avant-bras parce qu'on a
envoyé sur lui une arme de guerre. Des accidents, Monsieur le Premier ministre, vous n'avez pas autre chose à dire, rien de mieux à dire à un ministre de l'Intérieur dont vous dites qu'il applique la proportionnalité ? Proportionnel,
un ministre de l'Intérieur qui dit à la télévision, il y a quatre jours, qu'il ne donne, je cite, aucune consigne de retenue et qu'il invite à se servir de toutes les armes à disposition, dont, je le rappelle, des armes de guerre, des grenades. Des accidents, un LBD qui fracasse la mâchoire d'un jeune
de quatorze ans. Monsieur le Premier ministre, mais enfin, vous avez perdu la raison. Vous êtes devenu fou. Ou alors peut-être faites-vous cela pour faire ce que nous avons vu il y a un instant, vous faire applaudir de l'extrême droite.
Parce que c'est peut-être ça votre objectif derrière. Des accidents, Monsieur le Premier ministre, des parents qui sont obligés d'aller dans des manifestations lycéennes pour protéger leurs enfants. Et vous riez. Et vous riez à l'évocation de jeunes
mutilés, mutilés sur vos ordres et sur les ordres de votre ministre de l'Intérieur. Monsieur le Premier ministre, défendre les services publics ? Mais qui supprime des postes de fonctionnaires
? Qui gèle les salaires des fonctionnaires ? Qui, depuis dix ans, maltraite nos services publics ? C'est vous. Ce ne sont pas ces lycéens mobilisés et celles et ceux qui les soutiennent, Monsieur le Premier ministre.
Alors, vous dites-- vous en appelez à ce qui serait les règles d'une démocratie qui fonctionne, je vous cite. Dans une démocratie qui fonctionne, Monsieur le Premier ministre, quand un enfant
est mutilé, quand un enfant perd sa main parce qu'on a envoyé sur lui une arme de guerre, le ministre de l'Intérieur s'en va séance tenante. Dans une démocratie qui fonctionne, Monsieur le Premier ministre, on ne répond
pas par la matraque et les gaz lacrymogènes, mais par le dialogue social à une jeunesse qui réclame son droit à l'avenir. Vous êtes la honte de la République.