Transcript · French → English

Debate on Student Protests and Disobedience

Give me two seconds first, I… This is absurd.

On set, this is just absurd.

Professor, sir, whom I respect for your title as a

professor, but you

encourage students, high schoolers, to blockade schools.

This is absurd.

Today, we have teachers telling their

high school students, “Engage in

civil disobedience and blockade your schools.”

They have the right to protest, we need to hear them.

I agree with you, especially those at Paul Éluard or those who

simply have

poor study conditions.

I agree, but what you're,

what you're leading them to do is

just illegal. This all has to stop. This all has to stop. No, no.

Let me finish.

I have never asked anyone to blockade a high school.

Yes, yes, you said that—

No, no.

Yes, yes, of course you did.

No, no.

Of course you did. You said it.

You're talking about the word disobedience, right?

Yes, you said that disobedi-, that we could lead to a form of

disobedience and that the, the high school blockade was a way to

make themselves

heard. That's false.

But...

You're excluding thousands of high school students who, for their part, want to go to class and don't

identify with this movement.

I—

Excuse me.

Move on quickly.

Excuse me.

No, but I'll move on quickly.

No, no, well, no.

No, but it's crazy to cut people off like that.

people off like that.

You're calling me into question.

No, you'll be able to answer later, but right now, all you're doing is cutting me

off. You'll be able to answer me later.

That's fine.

So then, um,

this gentleman opposite me, who, at the ripe old age of seventeen,

has the nerve to tell a

police officer he doesn't know his job.

And in five years, he'll be entering the job market.

I don't know where today's youth is headed.

I feel sorry for all those who, truly, already don't see themselves, um,

um, sorry, in your remarks, and on top of that,

who do you think you are?

You mustn't stigmatize.

No, I'm not stigmatizing. I'm not stigmatizing at all.

Who do you think you are? It's, it's, it's surreal, what we're witnessing on this set.

And this lady, who comes here to tell us that there are a great many

union members in the police, and forgets to mention...

Yes, that's true, but we could also point out, um,

the Union of the

Magistrates' Union, there you go, which also offers and has published a

guide for the

arrested protester. That is to say, today,

the Magistrates' Union,

made up of judges, which is totally surreal,

offers protesters a

guide to evade the police. That's the height of it for a judge.

Frankly, what we're seeing on this

panel is surreal.

So, we're going to ask—

Today, we don't have any

End of transcript · 476 words · machine translated

Original transcript (French)

Prendre mes deux secondes avant, j'ai, c'est lunaire. Sur le plateau, c'est juste lunaire. Monsieur le professeur, que je respecte par votre titre de professeur, mais vous incitez les étudiants, les lycéens à bloquer des établissements.

C'est lunaire. Aujourd'hui, on a des professeurs qui disent à leurs lycéens : Faites de la désobéissance et bloquez vos établissements. Ils ont le droit de manifester, il faut les entendre.

Je suis d'accord avec vous, surtout ceux de Paul Eluard ou ceux qui ont simplement des mauvaises conditions d'étude. Je suis d'accord, mais c'est illégal ce que vous, ce que vous amenez à faire, c'est

juste illégal. Il faut arrêter tout ça. Il faut arrêter tout ça. Non, non. Laissez-moi terminer. Je n'ai jamais demandé à quiconque de bloquer un lycée. Si, si, vous avez dit que- Non, non.

Si, si, bien sûr que si. Non, non. Mais bien sûr que si. Vous l'avez dit. Vous parlez du mot désobéissance, c'est ça ? Oui, vous avez dit que la désobéis-, qu'on pouvait amener à une forme de

désobéissance et que les, le blocage du lycée était une forme pour se faire entendre. C'est faux. Mais... Vous excluez des milliers de lycéens qui, eux, ont envie d'aller en cours et qui ne

se reconnaissent pas dans ce mouvement. Je- Pardonnez-moi. Passe rapidement. Pardonnez-moi.

Non, mais je passe rapidement. Non, non, ben non. Non, mais c'est dingue de couper la parole aux gens comme ça. Vous me mettez en cause.

Non, mais vous pourrez répondre après, mais là, vous faites que me couper la parole. Vous pourrez me répondre plus tard. C'est très bien. Donc ensuite, euh, monsieur, face à moi, qui, du haut de ses dix-sept ans,

se permet de dire à un policier qu'il ne connaît pas son travail. Et ça, dans cinq ans, c'est sur le marché du travail. Mais je sais pas où va cette jeunesse. Moi, je suis dégoûtée pour tous ceux qui, vraiment, ne se reconnaissent déjà un, de

un, pardon, pas dans vos propos et en plus, mais vous vous prenez pour qui ? Faut pas stigmatiser. Non, mais je stigmatise pas. Je stigmatise pas du tout. Juste, vous vous prenez pour qui ? C'est, c'est, c'est lunaire, ce qu'on a, ce à

quoi on assiste sur ce plateau. Et madame, qui vient nous dire qu'il y a énormément de syndiqués dans la police, et qui oublie de préciser... Oui, c'est vrai, mais on pourrait aussi préciser, euh, le Syndicat de la magistrature, voilà, qui propose également et qui a publié un

guide pour le manifestant arrêté. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le Syndicat de la magistrature, donc des magistrats, ce qui est totalement lunaire, propose à des manifestants un

guide pour échapper à la police. C'est le comble pour un magistrat. Franchement, c'est lunaire ce qu'on voit sur ce plateau. Alors, on va demander- Aujourd'hui, on n'a pas de

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