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Des fois, dans mon milieu baroque, j'ai eu des collègues qui m'ont dit
« Oh, c'est rigolo, tu fais du jeu vidéo, mais ça reste rigolo. »
Bon, maintenant, ce qui est bien, c'est que maintenant que ça a pris de l'ampleur,
les gens se rendent compte aussi que ça peut être intéressant.
Je savais déjà depuis le début de la composition que j'avais vraiment envie de travailler avec une chanteuse,
plutôt avec une voix française pour coller avec l'esthétique du jeu de Claire Obscur.
Et Alice, c'était de très loin la voix qui me créait le plus d'émotion, qui m'émouvait le plus.
Alors moi, je ne suis pas spécialement joueuse,
par contre j'ai fait beaucoup de covers de musiques de jeux vidéo et de musiques de films.
Donc, je connaissais un petit peu l'univers musical de ce qui était proposé dans le fan-made fantasy,
par exemple, des choses comme ça, que j'avais reprises.
Les sessions d'enregistrement, je pense qu'on en a fait entre 40 et 50 ensemble.
Je suis à 24 ans, je connais ça.
Globalement, Alice venait une fois par mois dans mon studio enregistré,
et on a fait ça pendant 4-5 ans.
En fait, ça a été surprenant pour moi parce que Laurien m'a tout de suite dit
« Si tu le souhaites, tu peux essayer de composer tes lignes vocales. »
Et en fait, j'ai trouvé que c'était une grande liberté par rapport à moi
qui ai l'habitude d'être une interprète, qui interprète ce qu'on me demande.
Là, d'un coup, Laurien m'envoyait des ambiances,
et moi, j'y devais m'inspirer de ces ambiances-là pour écrire des thèmes vocaux.
Des fois, dans mon milieu baroque, quand j'étais jeune,
j'ai eu des collègues qui m'ont dit « C'est rigolo, tu fais du jeu vidéo,
mais ça reste rigolo. »
Bon, maintenant, ce qui est bien, c'est que maintenant que ça a pris de l'ampleur,
les gens se rendent compte aussi que ça peut être intéressant.
Et d'ailleurs, j'ai des collègues en musique baroque qui me disent
« Moi, j'adore en fait, c'est super. »
Donc voilà, ça a permis aussi d'effacer, je crois, des préjugés.
C'est chouette.
Moi, j'ai eu envie de devenir compositeur de jeux vidéo
parce que la musique de jeux vidéo, quand j'étais enfant,
m'ont créé des souvenirs incroyables.
Donc je pense beaucoup à la licence Zelda.
Cette musique-là, à n'importe quel moment, si je l'entends maintenant dans ma vie,
elle m'apporte de la joie et ma vie crée une identité qui est très, très forte
par rapport à un personnage ou à un jeu.
Maintenant, je suis ému aux larmes quand les gens rattachent Gustave avec son thème,
avec sa musique, ou Alicia avec sa musique.
Il y a vraiment quelque chose qui...
On crée un petit peu une âme de personnage.
Sous-titrage Société Radio-Canada
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