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Debate on Music and Political Boycotts
Boycotter la musique, c'est comme retirer des livres des étagères.
C'était le guitariste principal de Radiohead, Johnny Greenwood, défendant son rejet du
boycott des artistes israéliens lors d'une récente interview avec El País.
Mais voici ce que Greenwood passe sous silence.
Le problème est le rôle que les institutions et musiciens israéliens ont historiquement joué pour
soutenir et maintenir l'IOF, tandis que les Palestiniens et les Libanais restent sous
les bombardements, le siège, le nettoyage ethnique, le génocide et le déplacement forcé.
Depuis des décennies, les orchestres de l'IOF fonctionnent comme une branche officielle des opérations de moral de l'armée.
Le premier orchestre de l'IOF a été créé pendant la Nakba de 1948, spécifiquement pour remonter le moral des troupes.
Dans les années 1960 et 1970, les orchestres de l'IOF étaient devenus un phénomène culturel au sein de l'occupation,
produisant des stars populaires, des chansons patriotiques et des musiciens via les unités de divertissement de l'armée
directement liées aux FOI.
Certains des plus grands artistes d'Israël ont débuté au sein des FOI.
Des figures de l'Eurovision comme Neta Berzelai et Noah Kirel ont servi dans des orchestres militaires,
tandis que des personnalités politiques, dont le maire de Jérusalem Moshe Lyon, ont joué dans des ensembles religieux militaires
publiant des albums après les guerres de 1967 et 1976 pour renforcer l'attachement des soldats
à l'identité sioniste et religieuse.
Les FOI se vantent même ouvertement d'envoyer des musiciens se produire pour les soldats à Gaza
et le long de la frontière libanaise pour encourager les combattants et aider les troupes
à retourner à leurs crimes de guerre avec le sourire.
Grâce au programme des musiciens exceptionnels des FOI,
chanteurs et artistes poursuivent leur carrière artistique tout en servant au sein de structures
chargés de remonter le moral, de renforcer l'idéologie militaire,
et de soutenir les unités de combat en temps de guerre.
Les fanfares de l'armée donnent plusieurs spectacles par jour pour les troupes,
des artistes se déplacent entre les unités de combat en temps de guerre,
et les musiciens décrivent publiquement leur rôle comme aidant les soldats à se rétablir émotionnellement
pour qu'ils puissent poursuivre leurs agressions.
Cette histoire est essentielle pour comprendre pourquoi les campagnes de boycott visant la normalisation culturelle israélienne
se sont intensifiées.
Rien de surprenant là-dedans.
Le collaborateur de longue date de Greenwood, Dudu Tassa, a essuyé des critiques
pour des représentations liées à des publics de l'IOF,
tandis que des militants de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d'Israël
ont accusé le duo de contribuer à blanchir artistiquement un génocide.
Ainsi, Greenwood, la petite déception, est le
défendre la liberté artistique tout en ignorant les conditions politiques entourant les artistes
qui sont défendus.
Bien qu'il insiste sur le fait que la musique devrait être au-dessus de la politique, la musique israélienne n'a jamais été séparée
de la politique, de l'identité militaire ou de la violence en premier lieu.
Ce sale type a beau qualifier le boycott de censure, pour les Palestiniens et les Libanais vivant sous
le nettoyage ethnique et le génocide, le problème est que des artistes chantent pour les soldats de l'IOF afin qu'ils puissent
aller nous tuer avec un bon moral.
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Original transcript (English)
Cancelling music is like taking books off the shelves. That was Radiohead's lead guitarist Johnny Greenwood defending his rejection of the boycott of Israeli artists during a recent interview with El Pais. But here's what Greenwood leaves out. The issue is the role Israeli institutions and musicians have historically played in
supporting and sustaining the IOF, while Palestinians and Lebanese remain under bombardment, siege, ethnic cleansing, genocide, and forced displacement. For decades, IOF bands have operated as an official arm of army morale operations. The first IOF band was established during the 1948 Nakba, specifically to boost troop morale. By the 1960s and 70s, IOF bands have become a cultural phenomenon inside the occupation,
producing mainstream stars, patriotic songs, and musicians through army entertainment units tied directly to the IOF. Some of Israel's biggest entertainers began inside the IOF. Eurovision figures like Neta Berzelai and Noah Kirel served in army bands, while political figures including Jerusalem mayor Moshe Lyon performed in military religious
released albums after the 1967 and 1976 wars to strengthen soldiers' attachment to Zionist and religious identity. The IOF even openly flexes when musicians are sent to perform for soldiers in Gaza and along the Lebanese border to keep combatants going and help troops return to their war crimes with a smile.
Through the IOF's Outstanding Musicians program, singers and performers continue their artistic careers while serving inside structures tasked with boosting morale, reinforcing military ideology, and supporting combat units during wartime. Army bands perform multiple daily shows for troops,
entertainers travel between combat units during wartime, and musicians publicly describe their role as helping soldiers emotionally recover so they can continue their aggressions. That history is central to why boycott campaigns targeting Israeli cultural normalization have intensified.
No surprises there. Greenwood's longtime collaborator Dudu Tessa has faced criticism over performances linked to IOF audiences, while activists from the Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel accused the duo of helping art-wash genocide.
So Greenwood, The Little Letdown is the defending artistic freedom while ignoring the political conditions surrounding the artists being defended. While he insists music should stand above politics, Israeli music has never been separated from politics, military identity, or violence in the first place.
This creep may call the boycott censorship, but for Palestinians and Lebanese living under ethnic cleansing and genocide, the issue is artists singing for IOF soldiers so they can go ahead and kill us with good morale.