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Discussion on Violence in Schools
I don't know if you really are the representative of suburban youth when
we see you like this, but all right. Thank you for carrying their voice.
I think they'd be delighted to have the 125 million euros allocated
to your very lovely high school for reno— renovations, sorry.
The students of Paul Eluard High School, I think they dream of it.
Just to get back to the point quickly. Violence is not legitimate.
When we see teachers being beaten, having
gasoline thrown on them, a supervisor being beaten up in a
high school in Annecy, a woman getting a flamethrower in
the
face because she didn't want her bus shelter to be broken.
That isn't legitimate. There is nothing legitimate about this
movement.
And I'm sorry to tell you, the demands of the high school students who
could
attend Paul Eluard High School, I understand them.
It's unacceptable to study in such conditions.
You, on the other hand, are taking their place.
Because now, they're no longer the ones we hear,
but you're the ones being given
the floor. And I'm almost disappointed not to have
a young person from the suburbs, as
you say, or a young person directly from
Paul Eluard High School.
I'm glad to have a teacher because I think we're going to learn
a lot, more than with you, because you come from a very, very fine
high school.
And one of your demands, by the way, because I listened to you a lot.
Very eloquent. I congratulate you on that.
You're young, too, but above all, in your demands, you tell us
that it's too hot in the rooms.
You're left-wing, you don't hide it.
A fervent supporter of La France Insoumise, you don't fully own up to it, but
it's a fact, it's no big deal.
No, it's not a fact.
I let you speak, so thank you.
You're right.
Yes, yes.
But I'm just clarifying.
But there's no problem. Those who are against air conditioning.
So, at some point, your demands
make no sense, and you
have stolen the voice of those who are truly in need.
Do you understand the idea that when one doesn't feel heard,
one can resort to violence?
No, not at all. However, what needs to change,
it's that in high schools, we
have representative bodies, but they're very poorly designed, truly
very poorly designed, even in universities.
Those need to change, because it's not normal for
high school students who study
in poor conditions not to have been heard by the minister.
But you're not the only ones not being heard.
At universities, how many times have we asked for a
meeting with
the Higher Education Minister that we never got.
Does that mean, and I'm asking you sincerely,
that
you saw us vandalize everything? Did you see us burn down all
our
universities? Did you see us hit our
professors?
Did you see us shout ACAB at a demonstration?
Because you did it. There are videos of you shouting
ACAB.
And when you say to the person right behind me…
So ACAB needs explaining, it roughly means…
Explain, go ahead.
That all cops are bastards.
There you go.
Except that behind a cop, as you call them—
In English.
There's a family man, there are brothers,
there are those who are supposed to
protect you. Maybe there are abuses. That's a fact.
But don't portray yourself as the nice guy, because at
a protest, we told you, we saw you, sorry,
and heard you chanting that
kind of thing.
There you go. So that's the dialogue of a generation.
Two perspectives.
Your response.
So, I don't know when you decided that I was speaking to
you.
the only person of color on the panel.
I'm just saying that, indeed, ma'am reacted to what
I have to
say. So, I addressed her directly.
Now, the answer I have to give.
First of all, there are a number of things that have
been said here.
I'd like to respond as follows, in the following way.
That is, today, we are facing this
all together. This is a solidarity movement.
But you have the right not to be supportive and to be selfish.
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Original transcript (French)
Je ne sais pas si vous êtes vraiment le représentant des jeunes de banlieue quand on vous voit comme ça, mais très bien. Merci de porter leur voix. Je pense qu'ils seraient ravis d'avoir les cent vingt-cinq millions d'euros alloués à votre super beau lycée pour des réso, rénovations, pardon. Les lycéens de Paul Eluard, je pense qu'ils en rêvent.
Juste pour revenir au sujet rapidement. La violence, elle n'est pas légitime. Quand on voit des professeurs se faire frapper, se faire balancer de l'essence dessus, une surveillante se faire tabasser dans un lycée à Annecy, une dame qui se prend un lance-flamme dans le
visage parce qu'elle ne voulait pas que son abri-bus soit cassé. Ça, ce n'est pas légitime. Vous n'avez rien de légitime dans ce mouvement. Et je suis désolée de vous le dire, les revendications des lycéens qui pouvaient
être au lycée de Paul Eluard, moi, je les comprends. C'est inadmissible d'étudier dans des conditions pareilles. Vous, par contre, vous prenez leur place. Parce que maintenant, ce n'est plus eux qu'on entend, mais c'est à vous qu'on donne
la parole. Et je suis presque déçue de ne pas avoir un jeune de banlieue, comme vous dites, ou de ne pas avoir un jeune directement du lycée Paul Eluard. Je suis contente d'avoir un professeur parce que je pense qu'on va en apprendre
beaucoup, plus qu'avec vous, parce que vous venez d'un très très beau lycée. Et l'une de vos revendications d'ailleurs, parce que je vous ai beaucoup écouté. Très belle éloquence. Je vous félicite pour ça. Vous êtes jeune en plus, mais surtout, vous nous parlez dans vos
revendications qu'il fait trop chaud dans les salles. Vous êtes de gauche, vous ne vous en cachez pas. Fervent partisan de la France insoumise, vous ne l'assumez pas totalement, mais c'est un fait, ce n'est pas grave. Non, ce n'est pas un fait.
Je vous ai laissé parler, donc merci. Vous avez raison. Oui oui. Mais je précise seulement. Mais il n'y a pas de souci. Qui sont contre la climatisation.
Donc, il y a un moment donné, vos revendications, elles n'ont aucun sens et vous avez volé la parole de ceux qui sont vraiment dans le besoin. Est-ce que vous comprenez l'idée qu'on puisse dire quand on ne se sent pas écouté, on peut avoir recours à la violence ?
Non, pas du tout. Par contre, ce qu'il faut changer, c'est que dans les lycées, on a des instances qui sont représentatives, mais qui sont très mal faites, vraiment très mal faites, même dans les universités. Ça, il faut les changer, parce que ce n'est pas normal que des
lycéens qui étudient dans de mauvaises conditions n'aient pas été entendus par le ministre. Mais il n'y a pas que vous qui n'êtes pas entendus. Nous, dans les universités aussi, combien de fois on a demandé un rendez-vous avec
le ministre de l'Enseignement supérieur qu'on n'a pas eu. Est-ce que c'est pour autant, et je vous pose la question sincèrement, est-ce que vous nous avez vu tout saccager ? Est-ce que vous nous avez vu brûler toutes nos
universités ? Est-ce que vous nous avez vu frapper nos professeurs ? Est-ce que vous nous avez vu crier en manifestation Acab ? Parce que vous l'avez fait. Il y a des vidéos où on vous voit crier Acab.
Et quand vous dites à la personne juste derrière moi... Alors Acab, il faut expliquer, ça signifie grosso modo... Explique, allez-y. Que tous les policiers sont des bâtards. Voilà.
Sauf que derrière un flic, comme vous les appelez- En anglais. Il y a un père de famille, il y a des frères, il y a ceux qui sont censés vous protéger. Peut-être qu'il y a des dérives. Ça, c'est un fait.
Mais ne vous faites pas passer pour celui qui est tout gentil, parce qu'en manifestation, on vous a dit, on vous a vu, pardon, et entendu scander ce genre de propos. Voilà. Alors ça, c'est le dialogue de la génération.
Deux sensibilités. Votre réponse. Alors, je ne sais pas à quel moment est-ce que tu as considéré que je m'adressais à la seule personne racisée sur le plateau.
Je dis seulement qu'en effet, Madame a eu une réaction vis-à-vis de ce que j'ai à dire. Du coup, je me suis adressé directement à elle. Maintenant, la réponse que j'ai à donner. Premièrement, il y a un certain nombre de choses qui ont
été dites ici. J'aimerais répondre de la manière, de la manière suivante. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, nous faisons face tous ensemble. C'est un mouvement de solidarité. Mais tu as le droit de ne pas être solidaire et d'être égoïste