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Student Protests and Government Response
So there is this first concrete announcement,
if we can call it a concrete announcement
that has been made by the government.
We'll discuss it with you, Saïd Ouba. You are a student at Charles de Gaulle High School
in
Rosny-sous-Bois. You are also an activist with La France
Insoumise.
Welcome, and good evening to Blanche Dupra as well. You are an English teacher,
and a member of the FSU. The question is: is it,
even though I know you're going to tell me
that it isn't enough, are we at least
heading in the right direction? Has a step been taken with
these three thousand
additional teachers?
Well, the right direction, I don't know if we can speak of the right
direction. In any case, uh…
The right direction.
What we can, what we can observe, is that
There is potentially the beginning of an awareness, but I think it's
mainly because the pressure is mounting and the minister
realizes that as long as the students, the high school students are not
heard, they will not stop.
So, this is the beginning of a step back that we are witnessing, and it is not in good
faith. We are not, we are not kidding ourselves.
We know full well that these decisions are made under pressure.
We know full well that these decisions are made under pressure.
What do you mean?
I mean that...
No, but excuse me, what you are saying,
because we will come back to it, there
has nevertheless been, throughout all these days of
mobilization, they were
marred by violence. There were injuries among the police
and among the
on the high school students' side, obviously. In a way, it was necessary,
because no one was listening to you
to get to that point, uh, in order to be heard.
Did this violence achieve anything,
in your opinion?
Uh, what I'm talking to you about
is mobilization.
It's hundreds of thousands of high school students outside schools at seven o'clock
for weeks and weeks, often joined by
teachers,
often joined by parents who are outside their
school, playing music, speaking out, uh,
in joy and togetherness, talking to one another, holding general assemblies,
talking about the difficulties they face every day because of the school system
current. This is what I'm telling you
about.
This is what's actually creating pressure.
Don't you think it's the problems of,
the urban guerrilla scenes,
even though, obviously, this often happens, very often on the fringes of blockades
at high schools. But isn't that also what
indirectly put the
pressure on the government?
Uh, that's a possibility. In any case, what I'm telling you is,
this mobilization, the real strength of this mobilization,
isn't the
alleged scenes of urban guerrilla warfare that, that you're presenting to me, but the real
strength of these mobilizations is the peaceful sit-ins that are
taking place in front of
each of these high schools and the high school student mobilization, which should not be underestimated.
In fact, I think what would be very dangerous
would be to reduce
the high school student movement and the impact it can have on government decisions
that may be made to mere violence.
No, we need to, we need to emphasize the
high school student movements, the
number of students mobilizing, getting up early in the morning to
voice their various demands.
And that alone is what moves us in the direction of a potential government
rollback of, of the entire policy that has been pursued
for some time
now.
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Original transcript (French)
Il y a donc cette première annonce concrète, si on veut parler d'annonce concrète qui a été faite par le gouvernement. On va en parler avec vous Saïd Ouba, vous êtes élève au lycée Charles de Gaulle à
Rosny-sous-Bois. Vous êtes également militant la France insoumise. Bienvenue également et bonsoir à Blanche Dupra, vous êtes professeure d'anglais, membre du FSU. Question : est-ce que c'est, même si je sais que vous allez me dire
que ce n'est pas assez, mais est-ce qu'on va déjà dans le bon sens ? Est-ce qu'il y a un pas de franchi avec ces trois mille profs supplémentaires ? Euh, bon sens, je ne sais pas si on peut parler de bon
sens. En tout cas euh... Bonne direction. Ce qu'on peut, ce qu'on peut constater, c'est que il y a potentiellement un début de prise de conscience, mais je pense que c'est surtout dû au fait que la pression monte et que monsieur le
ministre se rend compte que tant que les élèves, les lycéens ne seront pas écoutés, ils ne s'arrêteront pas. Et donc c'est un début de recul qu'on est en train d'observer et c'est pas de bonne foi, on ne, on n'est pas en train de se faire des rêves.
On sait très bien que c'est sous la pression que ces décisions sont prises. C'est-à-dire ? C'est-à-dire que... Non, mais pardon, ce que vous êtes en train de dire, parce qu'on y reviendra, il y
a eu quand même ce, durant toutes ces journées de mobilisation, elles ont été émaillées de violence. Il y a eu des blessés du côté des forces de l'ordre comme du côté des lycéens, évidemment. Il fallait quelque part,
parce que personne ne vous écoutait, que, euh, en venir là pour être entendu. Est-ce que ces violences, elles ont servi à quelque chose, selon vous ? Euh, ce dont je suis en train de vous parler,
c'est des mobilisations. C'est des centaines de milliers de lycéens qui sont devant des lycées à sept heures depuis des semaines et des semaines, qui sont souvent rejoints par des professeurs, qui sont souvent rejoints par des parents d'élèves, qui sont présents devant leur
lycée, qui mettent de la musique, qui prennent la parole, qui sont, euh, dans, dans la joie, dans la communion, qui discutent entre eux, qui font des AG, qui parlent des difficultés qu'ils ont au quotidien liées à, au système scolaire actuel. C'est de ça dont je suis en train de vous parler.
C'est ça qui est en train de mettre la pression, en réalité. Vous ne pensez pas que ce sont les problèmes de, les scènes de guérilla urbaine, même si évidemment, ça se passe souvent, très souvent en marge des blocages des lycées. Mais est-ce que ce n'est pas ça aussi qui
a mis indirectement la pression au gouvernement ? Euh, c'est une possibilité. En tout cas, moi, ce que je suis en train de vous dire, c'est que cette mobilisation, la vraie force de cette mobilisation, c'est pas les
supposées scènes de guérilla urbaine que, que vous me présentez, mais la vraie force de ces mobilisations, ce sont les sitting pacifiques qui sont présents devant chacun de ces lycées-là et la mobilisation lycéenne qui n'est pas à négliger. En réalité, je pense que ce qui serait très dangereux,
ce serait de résumer la mobilisation lycéenne et l'impact qu'elle peut avoir sur les décisions gouvernementales qui peuvent être prises à simplement les violences. Non, il faut, il faut mettre l'accent sur les mobilisations lycéennes, sur le
nombre de lycéens qui se mobilisent, qui se lèvent tôt le matin pour pouvoir exprimer leurs différentes revendications. Et c'est uniquement ça qui nous amène dans la direction de potentiel recul du gouvernement sur, sur toute la politique qui est menée depuis un certain temps
maintenant.