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Discussion on the Hijab Debate in France
But you see that other guy there, he came out of the woodwork with his
veil business.
The first thing, the first thing everyone
feels is
Oh no, not again.
Oh no, it's been going on for fifteen years.
Headscarves this, headscarves that. So now there's a game.
Here are four women in headscarves, which one is Muslim?
It's impossible to tell.
Well. Even that, everyone's sick of it.
And above all, there's how humiliating it is for all of us
to be the
country where something like that happens. Can you imagine elsewhere in the world,
they
think: Wow, there's a crisis, it's terrible, they've got fires,
the French
do this, the French do that, the French sent their aircraft carrier,
it
came back. Uh, well. And what are the French talking about?
About the veil. Oh. What a shame.
Shameful. Shameful. So,
honestly, I feel like it's starting to piss off
everyone.
Regardless of the person, who isn't anybody at all.
I've seen people saying: "It's a digression, it's a distraction."
Not at all. It's about dividing the French
among themselves again. About saying again: there is a political institution
that decides how women dress or don't dress, etc.,
etc.
So, I saw that this time, for once, for once, no one
says they agree with it. Even,
even Mr. Retailleau, who nevertheless said at a meeting,
oh yeah, at a meeting paid for by Israel,
he said: "Down with the veil."
He's gotten over it. Well. Or Mr. Attal,
who told her, “Down with the abaya, because it’s Islamist.”
So Muslims and religious scholars said, “Listen, you
think what you want, but if we may say something,
it’s that the abaya is not Islamist attire,
but do what you want.”
Fine. So, apparently, we convinced those two,
but they need to go further.
Listen, I’m not going to act like a know-it-all.
Twenty years ago, I also disagreed with this issue
of the veil.
I didn’t understand. But what does a sensible person do
after a while?
Well, they talk to you. I met women who wore
the veil, or very religious women who did not wear the veil.
And women who weren't believers, but said everyone can do as they
please. And we talked. I gave the arguments I had at the
time.
And at the end of the discussion, besides,
they were often people who were
politically on my side. And
they weren't stupid, okay? Yeah, yeah, no, but there's a veil, but there's
something underneath it, it's a brain.
So, well, I was convinced, and I changed my mind.
I said to myself: I made a terrible mistake.
It's not the only time, you know, that I've changed my mind about something
and told myself
I was wrong.
I was wrong. When I was,
when I was a young man, I was an extreme priest-basher.
And let me tell you, I wasn't exactly subtle.
There are a few of them here, you know.
Yeah, okay, we were a team.
So, as time went by, I was confronted with the process of the
Latin American revolutionary revolution.
I saw Christians fill churches and then fill protests.
I saw them support, in the name of liberation theology, all the
progressive and anti-capitalist regimes on the continent.
Well, if when you see that, you don't think, then, well,
we'll do something else.
we'll do something else.
people.
So, you tell yourself
everyone follows their own path in life
everyone follows their own path in life
as they believe is right to do. What matters
is what we do together.
That's also why the Unbowed movement does not exist on the basis of a
doctrine, a dogma, a philosophy or a faith,
but a program.
Finally. In other words, it's a Lego object we make,
remake.
At the moment, we're remaking it, and in November,
it'll be ready.
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Original transcript (French)
Mais vous voyez l'autre là, il est ressorti du bois là avec son histoire de voile. La première chose, la première chose que tout le monde ressent, c'est : oh non, pas encore.
Oh non, ça fait quinze ans que ça dure. Et le voile par ci et le voile par là. Alors maintenant, il y a un jeu. Voilà quatre femmes voilées, laquelle est musulmane ? Impossible de le savoir. Bon. Même ça, tout le monde en a plein le dos.
Et puis surtout, il y a le côté humiliant pour nous tous d'être le pays où un truc pareil a lieu. Vous vous imaginez ailleurs dans le monde, ils se disent : ouah, il y a la crise, c'est terrible, ils ont des incendies,
les Français font ci, les Français font là, les Français ont envoyé leur porte-avion, il est revenu. Euh, bon. Et de quoi parlent les Français ? Du voile. Ah. Achuma quoi.
La honte. La honte. Alors, franchement, je sens que ça commence à saouler tout le monde. Indépendamment du caractère qui n'est pas du tout quelqu'un. J'ai vu des gens qui disaient : c'est une digression, c'est une diversion.
Pas du tout. C'est recommencer à diviser les Français entre eux. Recommencer à dire : il y a une institution politique qui décide comment les femmes s'habillent ou ne s'habillent pas, etc., etc. Alors, j'ai vu que cette fois-ci, pour une fois, pour une fois, personne
dit qu'il est d'accord avec. Même, même monsieur Retailleau, qui a pourtant dit dans une réunion, ah ben oui, dans une réunion payée par Israël, il avait dit : À bas le voile. Ça lui est passé. Bon. Ou bien monsieur Attal,
qui lui a dit : À bas l'abaya, parce que c'est islamiste. Alors ceux qui sont musulmans et les docteurs de la foi ont dit : Écoutez, vous pensez ce que vous voulez, mais nous, si on peut se permettre de dire quelque chose, c'est que l'abaya, c'est pas une tenue islamiste, mais vous faites ce que
vous voulez. Bon. Alors, ces deux-là, apparemment, on les a convaincus, mais ils doivent aller plus loin. Écoutez, moi, je vais pas faire le malin. Il y a vingt ans aussi, j'étais pas d'accord avec cette histoire de voile.
J'avais pas compris. Mais que fait une personne sensée au bout d'un moment ? Ben vous parler. J'ai rencontré des femmes qui portaient le voile ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile. Et des femmes qui n'étaient pas croyantes, mais qui disaient chacun fait comme il
veut. Et on a parlé. J'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque. Et puis, au terme de la discussion, en plus, c'était des gens souvent qui étaient de mon bord quoi politiquement. Et puis
pas cruche, hein. D'accord ? Oui, oui, non, mais il y a un voile, mais il y a quelque chose dessous, c'est un cerveau. Donc, eh bien, j'ai été convaincu et j'ai changé d'avis. Je me suis dit : j'ai fait une erreur terrible. C'est pas la seule fois hein, où je change d'avis sur quelque chose où
je me dis j'ai tort. J'ai tort. Quand j'étais, quand j'étais jeune homme, j'étais un bouffeur de curé pas possible. Et j'aime mieux vous dire, je donnais pas dans la délicatesse.
Il y en a quelques-uns ici, hein. Ouais, d'accord, on faisait équipe. Donc, et puis le temps passe, j'ai été confronté au processus de la révolution révolutionnaire de l'Amérique latine. J'ai vu les chrétiens remplir les églises et ensuite remplir les manifs.
Je les ai vus soutenir au nom de la théologie de la libération tous les régimes progressistes et anticapitalistes du continent. Bon bah, si quand tu vois ça, tu réfléchis pas, c'est que bon, on va faire autre chose. Mais dis pas que tu viens faire tribuns du
peuple. Donc, tu te dis : chacun marche son chemin dans la vie comme il croit juste de le faire. Ce qui compte,
c'est ce qu'on fait ensemble. C'est d'ailleurs pourquoi le mouvement insoumis n'existe pas à partir d'une doctrine, d'un dogme, d'une philosophie ou d'une foi, mais d'un programme. Point final. C'est-à-dire un objet en Lego qu'on fait,
refait. En ce moment, on est en train de refaire et en novembre, ça sera prêt.