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Depuis le 26 février dernier, vous êtes réfugié politique en Russie. Pouvez-vous
nous expliquer ce qui a motivé votre départ de France et de Suisse ?
C'est assez simple à dire. Déjà d'échapper à la prison, puisque j'avais réussi à
échapper à la prison en passant de la France à la Suisse, puisque j'ai la double nationalité
franco-suisse. Cette nationalité suisse me protégeait de l'extradition, mais à force
d'oppression, les Français ont réussi à pousser les Suisses à me poursuivre pour
les mêmes griefs que la France. Et donc là, je me retrouvais récemment condamné pour
association de malfaiteurs dans un but de soutien au terrorisme iranien. Et donc c'était
tout ça, non seulement avec des années de prison ferme supplémentaires, j'en avais
déjà sept, je suis monté à neuf en prison, et surtout avec un mandat d'arrêt. Et là,
ce que je craignais si je ne bougeais pas très vite, c'était de me retrouver avec Interpol,
déjà que toute l'Union européenne m'était interdite. Et donc j'ai décidé de passer
le rideau de fer et de fuir ce qu'on appelle le camp de la liberté, qui est en train de
se transformer en dictature, pour venir ici, continuer mon travail qui est un travail de
réinformation au départ, puisque je fais essentiellement du journalisme au sens honnête
du terme. Et je suis arrivé là depuis quelques jours, avec pour l'instant le statut de touriste,
et j'aimerais effectivement, j'ai déposé mon dossier pour essayer d'obtenir le statut
de réfugié politique, ce que je suis de fait, et voilà, je suis là.
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