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Est-ce que j'ai changé de politique économique
ou de ce que je crois être bon pour le pays ?
Non.
Et d'ailleurs, ce que je viens de commencer à vous dire
le montre, je pense que ce qu'on a fait depuis 8 ans fonctionne.
On a augmenté l'attractivité, on a baissé le chômage,
on a une des plus fortes croissances d'Europe,
les chiffres de ce trimestre montent encore,
la moitié de la croissance de la zone euro, c'est la France,
on a augmenté le taux d'activité,
baissé le chômage des jeunes, etc., etc.
Donc les résultats sont là.
On a endigué, stoppé 12 ans de désindustrialisation
et on commence à remonter.
Néanmoins, il y a un contexte qui est nouveau.
Et ce qui n'est pas nouveau, c'est que nous sommes une démocratie,
c'est une bonne chose.
Donc est-ce que j'ai changé pour ma part de conviction
sur la politique économique ? Non.
Est-ce que je suis d'accord ?
Est-ce que je pense que c'est une bonne chose
ce qui est voté tel ou tel jour ou tel ou tel heure ?
Parfois oui, parfois non.
Mais est-ce que je pense que c'est une bonne chose
que le gouvernement, avec le Parlement
et les forces politiques qui y sont présentes,
cherchent à trouver des compromis,
à bâtir des compromis pour la stabilité du pays ?
Oui, ils ont raison de le faire.
Donc on est dans une situation qui est certes imparfaite,
mais qui a été voulue par les Françaises et les Français,
parce qu'on ne peut pas mener une politique
si elle n'est pas soutenue par la majorité
dans une démocratie.
Et donc il faut trouver ce chemin,
mais ce chemin aussi, il faut l'éclairer
à l'aune de ce qui est fait, des résultats obtenus,
et en regardant ce qui marche et ce qui ne marche pas.
Donc voilà, je vous le dis pour me dire d'où je parle,
avec mes convictions, avec aussi une situation
démocratique parlementaire qui est ce qu'elle est,
la nécessité de bâtir des compromis,
mais néanmoins la conviction qu'il faut garder quelques axes.
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