Transcript · English → French
Discussion on Quebec Immigration Policies
Nous parlons beaucoup de démocratie ce soir.
Euh, alors ayons une, une, une, vraie discussion à ce sujet.
Que se passera-t-il lorsque les Québécois qui n'ont pas d'enfants
seront dépassés démographiquement par des gens qui ne partagent pas les mêmes valeurs ?
Et on peut se référer au sondage Pew Research, qui est la plus vaste
étude sur les attitudes
euh, concernant les musulmans. Je crois qu'il portait sur des milliers,
peut-être dix mille musulmans dans différents pays qui arrivent, qui arrivent.
Cela datait de 2021, le chiffre que j'ai cité,
les douze virgule sept
pour cent. Je ne sais pas ce que ce sera lors du prochain
recensement,
mais je pense que beaucoup de droits des citoyens vont être
euh, restreints pour faire face à une menace bien réelle
parce que les gens ne diront pas la vérité sur ce qui se passe.
parce que les gens ne diront pas la vérité sur ce qui se passe.
Et déjà, avec la législation sur la prière, elle n'a pas été appliquée.
Je le sais pertinemment, car j'ai fait un reportage à ce sujet.
J'ai entendu ça aussi.
Euh,
Je pense que si l'on remonte un peu, euh, il y a cette
idée
depuis des décennies selon laquelle l'immigration apporte une solution à la
pénurie de main-d'œuvre.
Oui.
C'est une affirmation fausse. Il n'y a aucune preuve.
Les données montrent en fait qu'elle
aggrave la pénurie de main-d'œuvre en période de pénurie de main-d'œuvre.
Et en général, d'un point de vue économique, la pénurie de main-d'œuvre n'est pas un gros
problème. Elle a certains avantages, euh, sur les salaires.
Euh,
donc l'idée ici est celle que j'ai évoquée lors d'une conférence de
presse, à savoir qu'il existe un lien
entre le taux de fécondité d'une population et la
disponibilité des logements.
Et le raisonnement est essentiellement que si vous avez un appartement de deux pièces
et que vous
Vous voulez cinq enfants, ça n'arrivera pas.
Et le coût de la vie crée une pression.
Donc,
je pense qu'en
abandonnant une politique d'immigration impo—
imposée par le Canada et en revenant à un modèle où
il y a de l'immigration, mais où cette immigration correspond aux
capacités d'accueil.
Si un gouvernement veut un environnement où les gens
ont confiance et, euh, ont les moyens d'avoir des enfants,
cela pourrait améliorer, euh, le taux de fécondité,
auquel cas, euh,
vous changez la dyna— les dynamiques démographiques sur cinquante ans.
Mais en ce moment, ce qui se passe, c'est qu'on dit aux gens depuis vingt
ans que, pour des raisons économiques,
euh, une immigration importante était nécessaire, et ce n'était pas vrai.
Et ça a toutes sortes de conséquences que nous n'avions pas prévues ou dont nous ne
prenons même pas conscience en temps réel.
Et, euh, c’est triste, car le Québec avait
une assez bonne politique d’immigration avant qu’Ottawa
sous Trudeau décide de… Enfin, les, les chiffres
étaient…
Oui, Bill Darby et quelques cadres,
vous savez, c’est le
récit que la plupart des Québécois ignorent, mais les problèmes existaient déjà
à l’époque. C’était dans les années 1980.
Enfin, le loge— le coût du logement dans les années 2000
était stable.
Le français progressait légèrement à Montréal. Il n’y avait aucun problème.
Euh, je pense qu’on assiste à une dérive idéologique,
et cette dérive idéologique apporte de fausses solutions à
des problèmes,
euh, ou pro— de faux problèmes pour, pour instaurer des politiques.
Euh,
alors, enfin, je ferai de mon mieux. Enfin,
euh—
Donc vous réduirez l’immigration ?
Oui, c’est ce que j’ai promis, euh, euh—
Et vous travaillerez à l’intégration.
Oui, ça fait partie de notre programme. Et, et, et, et, et je fais très attention
à… pour que les gens comprennent que tout le monde y gagne, parce qu’
une partie de la
politique du Parti libéral, euh, Parti libéral du Canada,
Parti libéral du Canada
consiste à dire que si vous venez d’une communauté,
euh, issue de l’immigration, vous en voulez toujours plus,
d’immigration.
Et donc, euh, ils vont voir des groupes, et ils disent : « Regardez le
méchant Parti québécois. Il veut moins d’immigration.
Il est contre vous. » Alors, qui souffre le plus, en ce moment, des coûts du logement
qui crèvent le plafond ?
Et—
Eh bien, ce sont, ce sont, ce sont beaucoup de familles qui ne sont pas venues au
Québec avec des millions de dollars,
et ce sont surtout, euh, des gens de la classe ouvrière qui, euh,
ne peuvent pas, euh, joindre les deux bouts… en fin de mois,
ils n’arrivent pas à boucler les
comptes.
Donc, ce n'est pas avantageux pour qui que ce soit en ce moment.
Mais c'est peut-être la difficulté que j'ai.
C'est d'aborder ces sujets, et je l'ai fait avec beaucoup de
prudence dans l'espace public.
Cela entraîne des accusations qui empêchent le
dialogue qui devrait mener à l'idée que
ce n'est pas avantageux pour qui que ce soit en ce moment,
et que nos intérêts sont les mêmes,
que nous venions de cette région, de cette tranche d'âge, ou de ce groupe ou de cette
communauté. Ce sont simplement de mauvaises politiques
imposées par Ottawa.
Mais jusqu'à présent, je n'ai pas réussi
à obtenir l'écoute ou l'espace parce que les
accusations sont assez dures, et cela crée
euh, une méfiance
ou un, euh, manque de réceptivité. ALors que je pense que c'est
vraiment un discours qui s'applique aux immigrants récents
qui sont maintenant Québécois. Des Québécois qui sont ici depuis quarante ans déjà, ou…
Les Québécois dont la famille vit ici depuis des générations ont les mêmes
intérêts. C'est pourquoi j'ai commencé à dire à mon
équipe : « Faisons seulement des
réunions publiques et disons, disons simplement ce que nous avons à dire
et prenons les
questions. » Car je, je ne vois pas pourquoi nous serions
divisés
à exiger des politiques publiques solides sur ces
sujets. Il n'y a rien de radical ni d'agressif
dans ce que j'essaie d'accomplir. Je veux simplement des politiques réfléchies et solides
sur ces sujets.
Alors, on verra.
End of transcript · 1,007 words · machine translated
Original transcript (English)
We're talking a lot about democracy tonight. Um, so let's have an, a, a, like a real conversation about it. What will happen when Quebecers who are not having babies are outbred by people who don't share the same values? And people can refer to the Pew Research poll, which is the broadest
attitudinal, uh, study of Muslims. I believe it was thousands, maybe ten thousand Muslims in different countries that are, that are coming in. That was from twenty twenty-one, the figure that I quoted, the twelve point seven
percent. I don't know what it will be in the next census, but I feel that a lot of citizens' rights are going to be, uh, clamped down on to deal with a very real threat
because people won't tell the truth about what's going on. And already, with the prayer legislation, it hasn't been applied. I know that for a fact because I reported on it. I've heard that too. Um,
I think if we backtrack, uh, there's been this idea for decades now that immigration brings a solution to the shortage of labor. Yeah.
It's a false statement. There's no evidence. The evidence is actually that it worsens the labor shortage in periods of labor shortage. And in general, economically speaking, labor shortage is not a major problem. It has some benefits, uh, on wages.
Um, so the idea here is that I mentioned on one press conference that there's a link between fertility rate of a population and the availability of housing.
And the reasoning is basically that if you have an apartment with two rooms and you want five kids, it's not gonna happen. And the cost of living creates a pressure. So
I think that by leaving an immigration-based policy that is invo- imposed by Canada and going back to a model where there's immigration, but that immigration corresponds to the capacity.
If a government wants an environment where people are confident and, uh, have the means to have kids, you might improve, uh, the fertility rate, and in which case, um, you change the dy-- the demographic dynamics over fifty years.
But right now, what's happening is that we've been telling people for twenty years that for economic reason, uh, important immigration was necessary, and it was not true. And it has all sorts of consequences that we didn't foresee or that we don't even realize in real time.
And, um, it's sad because Quebec had a quite good immigration policy before Ottawa under Trudeau decided to... I mean, the, the figures were- Yeah, Bill Darby and a couple of executives,
you know, is the narrative that most Quebecers don't know about, but the problems were already there. That was in the '80s. I mean, the hou-- the cost of housing in the 2000s was stable.
French was in slight progression in Montreal. There was no issue there. Um, I think we're dealing with ideology drift, and that ideological drift brings false solutions to problems, uh, or pro-- false problems and to, to bring policies.
Uh, so I mean, I'll do my best. I mean, uh- So you'll cut, you'll cut immigration? Yeah, that's what I've promised, uh, uh-
And you'll work on integration. Yeah, it's part of our program. And, and, and, and, and I'm very careful to... so that people get that it's a win-win for everyone because part of the Liberal, uh, party, uh, Parti Libéral du Canada,
Liberal Party of Canada policy is to say that if you're from a community, uh, from immigration, you always want more immigration. And so, eh-eh-eh they, they go to groups, and they say, "Look at
the bad Parti Québécois. They want less immigration. They're against you." Whereas who's suffering the most right now from housing costs that are at the roof? And- Well, it's, it's, it's many families that didn't come to
Quebec with millions of dollars, and it's mainly, uh, working class people who, uh, can't get, uh, the end, uh... at the end of the month, they can't get the, the figures together.
So it's, it's, it's not a win for anyone right now. But that's maybe the difficulty I have. It, it, it's to bring those topics, and I did it with a lot of prudence in the public space. It brings accusations that prevents the
dialogue that should lead to the idea that it's not a win for anyone right now, and that our interests are the same, whether we're from that region, that age, or that group or that community. It, it's just bad policymaking
imposed by Ottawa. But so far, I haven't been able to get the listening or the space because the accusations are quite harsh, and so it creates, um, a suspicion
or a, uh, lack of receptivity. Whereas I think it's really a discourse that applies to recent immigrants that are now Quebecers. Quebecers that are here for forty years now, or Quebecers whose family is here for generations, it's the same interests. And that's why I started saying to my
team, "Let's do just town halls, and let's, let's just say what we have to say and take the questions." Because I, I don't see why we would be divided
in demanding sound public policies on those topics. There's nothing radical or aggressive about what I'm trying to achieve. I just want intelligent and sound policies on those topics. So we'll see.