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Georgian Politics and Saakashvili's Leadership
Estamos ya en 2009, tiene veintinueve años y lo
reencontramos en
Tiflis, Georgia. Por entonces es asesor en el corazón del
poder
junto al presidente Mijaíl Saakashvili,
un líder liberal en materia
económica y prooccidental, en confrontación directa con la Rusia de
Vladímir Putin.
Pensé que la única manera
de ayudar era ayudar a los georgianos a resistir a
Putin.
En 2003, Mijaíl Saakashvili era entonces una estrella
en ascenso de
la oposición política y lideró la Revolución de las Rosas.
Fue elegido en la primera vuelta con un resultado histórico.
Más del noventa y seis por ciento de los votos.
Bajo la presidencia de Saakashvili, Georgia se acerca a Europa y a los
Estados Unidos. Y en abril de 2008, la OTAN, la alianza militar occidental,
le promete que se convertirá en miembro.
Para Vladímir Putin, es una amenaza a las puertas de Rusia.
Entonces, en agosto de 2008, las tensiones se agravan en Osetia del Sur,
una de las dos regiones separatistas.
Tras días de intercambios de disparos, Saakashvili ordena a su ejército atacar
la capital regional para restablecer el orden constitucional.
Moscú responde y el ejército ruso penetra profundamente en Georgia.
Un alto el fuego negociado por el entonces presidente francés, Nicolas Sarkozy,
pone fin a los combates tras cinco días.
Una investigación encargada por la Unión Europea concluirá que fue precisamente la
Georgia la que
desencadenó la guerra abierta. Una interpretación que Raphaël Glucksmann
cuestiona.
Eh, es una de las cosas que más me
cabrean de la, eh, propaganda y los ataques
que me atacan. Sí, apoyó a un
dictador en Georgia. Pero, si me permite
responder a
eso, le diré que me parece vergonzoso,
vergonzoso.
Hay que reconocer, aun así, que Saakashvili ha habido represiones
violentas.
No.
Si hay una fuerte concentración del poder, las...
No, pero una fuerte concentración del poder en
tiempos de guerra, sí.
También hay represiones. Hay, hay un ataque a la democracia.
No.
Él, él sirve para...
No. Lo que cuenta es falso. Totalmente falso.
Sí, y sin embargo, tendré que decirles, tras comprobarlo, comprobarlo, comprobarlo
en la verificación de hechos,
el poder de Mikheil Saakashvili tuvo derivas autoritarias.
Mikheil Saakashvili decreta el estado de emergencia,
prohíbe las concentraciones y hace
asaltar de inmediato una cadena de televisión crítica con el poder, obligada
a interrumpir su programación. En 2009, nuevas manifestaciones provocan
de nuevo violencia policial contra opositores y contra
periodistas. Durante la presidencia de Saakachvili,
la oposición tiene dificultades para
imponerse, los medios están bajo presión y
la independencia de la justicia es
criticada regularmente. Pero para los partidarios del presidente
Saakachvili, como
Raphaël Glucksmann, este puño de hierro estaba justificado por el
contexto.
Pero en septiembre de 2012, estalla la indignación.
Unos vídeos revelan torturas y abusos sexuales a detenidos en las
prisiones georgianas.
Lo que cuenta es falso. Totalmente falso.
Hay otra cosa que se le reprocha a Saakachvili, su política
económico. ¿Cómo justifica usted, candidato de la socialdemocracia, eh,
haber trabajado para alguien que no es social,
que no tiene
sensibilidad social?
Implantó una democracia.
Si le reprocha a un dirigente,
en tiempos de guerra, de una nación resistente que resiste sola
frente a Rusia,
que hoy está en prisión, haber aplicado políticas demasiado
liberales y que
eso justifique en ese caso calificarlo de dirigente autoritario, de dictador.
No es lo que digo, pero lo cuestiono.
Quiero decir, quiero decir, en serio.
Trabajó cuatro años, asesoró cuatro años a alguien
que—
Sobre la integración europea y yo, y, y yo, y estoy sumamente
orgulloso, sumamente orgulloso y lo estaré toda
mi vida.
Y estaba solo. Y los georgianos estaban solos.
Y es una vergüenza.
Me echaron del FBI por conducta inmoral.
Entré en la CIA. Es un trabajo duro.
No puedo decirle lo que hago, es confidencial,
pero puedo decirle que los efectos son providenciales.
Persigo al mal ciudadano por todo el mundo.
Todo por amor al prójimo y a la libertad.
Si lo vigilo discretamente, no me lo tenga en cuenta,
es por su seguridad. No soy
listo.
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Original transcript (French)
On est désormais en 2009, vous avez vingt-neuf ans et on vous retrouve à Tbilissi, en Géorgie. Vous êtes alors conseiller au cœur du pouvoir aux côtés du président Mikheïl Saakachvili,
un dirigeant libéral sur le plan économique pro-occidental, en confrontation directe avec la Russie de Vladimir Poutine. Je me suis dit la seule manière d'aider, c'est d'aider les Géorgiens à résister à
Poutine. En 2003, Mikheïl Saakachvili est alors une étoile montante de l'opposition politique et il mène la révolution des Roses. Il est élu dès le premier tour avec un score historique.
Plus de quatre-vingt-seize pour cent des voix. Sous la présidence Saakachvili, la Géorgie se rapproche de l'Europe et des États-Unis. Et en avril 2008, l'OTAN, l'alliance militaire occidentale, lui promet qu'elle en deviendra membre. Pour Vladimir Poutine, c'est une menace aux portes de la Russie.
Alors, en août 2008, les tensions dégénèrent en Ossétie du Sud, l'une des deux régions séparatistes. Après des jours d'échanges de tirs, Saakachvili ordonne à son armée d'attaquer la capitale régionale pour rétablir l'ordre constitutionnel. Moscou riposte et l'armée russe pénètre profondément en Géorgie.
Un cessez-le-feu négocié par le président français de l'époque, Nicolas Sarkozy, met fin aux combats après cinq jours. Une enquête commandée par l'Union européenne conclura que c'est bien la Géorgie qui a déclenché la guerre ouverte. Une lecture que Raphaël Glucksmann
conteste. Euh, c'est un des trucs qui me saoulent le plus dans, euh, la propagande et les attaques qui me visent. C'est, oui, il a soutenu un dictateur en Géorgie. Mais si vous me permettez de,
de répondre à ça, je vais vous dire, je trouve ça honteux, honteux. Force est de constater quand même que Saakachvili, il y a des répressions violentes.
Non. Si il y a une forte concentration du pouvoir, les- Non, mais une forte concentration du pouvoir en temps de guerre, oui. Il y a des répressions aussi. Il y a, il y a une attaque sur la démocratie.
Non. Il, il sert à- Non. Ce que vous racontez est faux. Totalement faux. Mouais, et pourtant, je vais devoir leur dire après re re re fact-checking,
le pouvoir de Mikheïl Saakachvili a connu des dérives autoritaires. Mikheïl Saakachvili décrète l'état d'urgence, interdit les rassemblements et fait prendre d'assaut immédiat une télévision critique du pouvoir, contrainte d'interrompre ses programmes. En 2009, des nouvelles manifestations donnent
encore lieu à des violences policières contre des opposants et contre des journalistes. Pendant la présidence de Saakachvili, l'opposition peine à s'imposer, les médias sont sous pression et l'indépendance de la justice est
régulièrement critiquée. Mais pour les soutiens du président Saakachvili, comme Raphaël Glucksmann, cette poigne de fer était justifiée par le contexte. Mais en septembre 2012, c'est l'indignation.
Des vidéos révèlent des tortures et des sévices sexuels sur des détenus dans les prisons géorgiennes. Ce que vous racontez est faux. Totalement faux. Il y a une autre chose qui est reprochée à Saakachvili, c'est sa politique économique. Comment est-ce que vous, le candidat de la sociale-démocratie, euh,
vous justifiez d'avoir travaillé pour quelqu'un qui n'est pas social, qui n'a pas de fibre sociale ? Il a mis en place une démocratie. Si vous reprochez à un dirigeant,
en temps de guerre, d'une nation résistante qui résiste seule face à la Russie, qui est aujourd'hui en prison, qu'il ait mené des politiques trop libérales et que ça justifie dans ce cas-là de le qualifier de dirigeant autoritaire, de dictateur.
C'est pas ce que je dis, mais je questionne. Je veux dire, je veux dire, sérieusement. Vous avez travaillé quatre ans, vous avez conseillé quatre ans quelqu'un qui- Sur l'intégration européenne et je, et, et je, et j'en suis extrêmement
fier, extrêmement fier et j'en serai fier toute ma vie. Et j'étais seul. Et les Géorgiens étaient seuls. Et c'est une honte. Je fus viré du FBI pour affaire de mœurs.
Je suis entré au CIA. C'est un dur labeur. Je peux pas vous dire ce que je fais, c'est confidentiel, mais je peux vous dire que les effets sont providentiels. Je chasse le mauvais citoyen dans le monde entier. Tout ça par amour du prochain et de la liberté.
Si je vous surveille discrètement, faut pas m'en vouloir, c'est pour votre sécurité. Je suis pas malin.