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Political Discourse on Democracy and Protests
Non c'è, in questa circostanza, spazio
per accuse che sarebbero semplicemente sterili o per invettive
o
per insulti. Dobbiamo avere dibattiti democratici
e abbiamo
disaccordi. Ed è ciò che la democrazia impone,
vivere
legittimamente i nostri disaccordi, manifestare pacificamente
quando ci sono disaccordi e quando ci sono rivendicazioni.
È così che si concepisce e si è costruita la Quinta Repubblica.
E così continuerà a vivere dal momento in cui la sua classe
politica, di destra e di sinistra, nei momenti più difficili,
è capace di essere all'altezza del momento.
E io l'ho già detto, chiamo chi vuole svolgere
un
ruolo in questo Paese a essere all'altezza del momento, cioè a
trovare una via d'uscita dalla crisi, aiutarsi gli uni
gli altri. Sì, abbiamo il diritto e abbiamo delle
divergenze politiche con
il capo dello Stato, ma anche una certa concezione delle
cose che dobbiamo
preservare.
E non sono parole vane. La Repubblica
non è da svendere. La Costituzione, non la si vende a pezzi.
Lo Stato di diritto non è qualcosa di vago.
È il pilastro
di questa Repubblica. Manifestare liberamente,
avere delle rivendicazioni, non essere contenti e chiedere di poter
vivere dignitosamente del proprio lavoro, di poter studiare dignitosamente,
è del tutto legittimo. Non aizzare la polizia
contro i manifestanti, non aizzare i manifestanti contro la
polizia, è
qualcosa di estremamente importante.
E abbiamo visto apprendisti stregoni divertirsi a mettere i francesi gli uni
contro gli altri. Con quale risultato
Con quale risultato? È così che un paese esce
da una situazione difficile? Non credo.
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Original transcript (French)
Il n'y a pas, dans cette circonstance, de place pour des accusations qui seraient simplement stériles ou pour de l'invective ou pour de l'injure. Nous devons avoir des débats démocratiques et nous avons des
désaccords. Et c'est ce que la démocratie impose, de vivre légitimement nos désaccords, de manifester pacifiquement quand il y a des désaccords et quand il y a des revendications. C'est ainsi que se conçoit et que s'est fabriquée la Ve République.
Et c'est ainsi qu'elle continuera de vivre à partir du moment où sa classe politique, droite et gauche confondues, dans les moments les plus difficiles, est capable de se montrer à la hauteur du moment. Et moi, je l'ai déjà dit, j'appelle celles et ceux qui veulent jouer un
rôle dans ce pays à être à la hauteur du moment, c'est-à-dire à trouver une sortie de crise, à s'entraider les uns les autres. Oui, nous avons le droit et nous avons des différences politiques avec le chef de l'État, mais aussi une certaine conception des
choses que nous devons préserver. Et ce ne sont pas des mots vains. La République, elle n'est pas à brader. La Constitution, elle ne se vend pas à la découpe. L'État de droit n'est pas quelque chose qui est gazeux.
C'est le pilier de cette République. Manifester librement, avoir des revendications, ne pas être content et demander de pouvoir vivre dignement de son travail, de pouvoir étudier dignement, c'est tout à fait légitime. Ne pas monter la police
contre les manifestants, ne pas monter les manifestants contre la police, c'est quelque chose d'extrêmement important. Et nous avons vu des apprentis sorciers s'amuser à monter les Français les uns contre les autres. Pour quel résultat
? Pour quel résultat ? Est-ce que c'est ainsi qu'un pays sort d'une situation difficile ? Je ne le crois pas.