Leclerc revient sur son duel avec Hadjar au Grand Prix du Canada
Charles, vous êtes quatrième dans un Grand Prix.
Vous avez eu froid, vous avez votre bonnet maintenant,
mais vous avez eu chaud dans la bataille avec Isaac Hadjar.
Il a été pénalisé à l'heure de dix secondes.
Parlez-nous de ce duel avec le jeune Français.
Je pense que la pénalité est méritée.
C'était un peu trop chaud.
Isaac est venu s'excuser, mais ça arrive aussi.
Et c'est compliqué aussi de juger avec ces voitures
parce qu'il y a une telle différence de vitesse que dans les rétros,
je pense qu'on ne se rend pas compte à quel point on voit peu.
Bon, après, je pense qu'il m'a vu arriver.
Je pense qu'il s'est rendu compte qu'il est allé un peu trop loin.
Mais ça arrive et ça m'est arrivé aussi dans le passé.
Donc voilà, c'est comme ça. C'était chaud.
Je suis content d'avoir fini la course.
Et très honnêtement, c'est un miracle, pas pour ça,
mais en général, de finir P4 sur un week-end aussi mauvais que celui-là.
Parce que de mon côté, j'ai juste eu à aucun moment
pendant le week-end du feeling avec la voiture.
Lewis a été bien sûr exceptionnel sur tout le week-end.
Mais moi, j'ai été en difficulté tout le week-end
et j'ai eu beaucoup, beaucoup de mal à mettre ses pneus en température.
Autant sur les softs, j'avais l'impression que la course pouvait bien se passer.
Dès que j'ai mis les médiums, j'ai perdu complètement le feeling.
Et bon, là, j'ai juste voulu ramener la voiture à la ligne d'arrivée,
ce qui n'était pas donné.
Oui, on a vu un demi tête à queue à un moment.
C'était aussi assez chaud au moment d'un restart.
Est-ce que vous quittez Montréal en disant que c'est l'un des pires Grands Prix
de votre carrière ? Hier, vous aviez quasiment ces mots-là.
Oui, moi, je garde ces mots-là parce que malheureusement,
je n'ai jamais trouvé la solution à mettre ses pneus dans la bonne fenêtre.
Et j'en prends la totale responsabilité parce que ce n'est pas une question de voiture.
Lewis et moi, on roule avec, comme d'habitude, on a des petites modifs de setup,
mais ça ne change absolument rien à la performance en piste.
Donc, il va falloir que j'analyse ce week-end,
parce que c'est vrai que Montréal a toujours été historiquement une piste
qui n'a pas été top pour moi.
Mais pas à ce point-là. L'an dernier, c'était vraiment particulièrement difficile.
Et chaque tour que je faisais, je n'étais pas super confiant.
Donc voilà, on va analyser, essayer de comprendre.
Et ensuite, je me concentrerai sur le Grand Prix à la maison,
qui sera un Grand Prix important pour moi, émotivement parlant.
Ça ira mieux à Monaco, merci.
J'espère.
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